Préparation mentale : Mythes ou réalités personnelles ?

Ce soir, 12 septembre, une belle soirée en perspective avec les Drôles de Dianes. Une intervention sur le thème de la Préparation mentale des sportifs. Parmi les sujets et thèmes abordés :

  • Définir la préparation mentale, et démythifier !
  • Comment préparer une course et mobiliser ses ressources ?
  • Comment gérer une douleur ?
  • Faire face à l’envie d’abandonner ?
  • Comment se préparer pour de grosses distances ou longues épreuves ?
  • Comment éviter de perdre ses moyens le jour J ?
  • Quelles sont les règles des grands champions ?

Autant de sujets passionnants !

Sac qui ballote… jambes en compote !!!

VOYAGEO combien de traileurs, o combien de raideurs, se retrouvèrent avec les jambes en compote à cause d’une eau qui ballote dans le camel… sans compter le floc floc dans le dos qui a tôt fait de prendre aussi la tête !!!

Je partage avec vous mes astuces pour éviter ce désagrément tant sonore que musculaire.

1/ Remplissez votre camel comme d’habitude, et fermez-le (oui c’est mieux, vous allez voir !!!

2/ Renversez votre camel (il fallait le fermer, je vous avais prévenu !), et placez alors la base de la pipette vers le haut comme sur la ph 1.

P10600023/ Aspirez violemment afin de créer le vide…

4/ Remettez votre camel dans le bon sens et vous constatez vous-même que l’eau comprimée par le vide, ne peut plus balloter dans le camel… et ce quelle que soit la quantité. Par la suite, plus vous allez boire d’eau, plus le vide comprimera le reste… Le tour est joué.

P1060003Plus d’eau qui ballote, plus de jambes en compote ! Bonne course.

Courir pour changer, et aimer ça !

Chaque jour ou presque, je croise des gens qui me disent détester courir. Et pourtant, quand je les croise justement, ils courent ! C’est à n’y rien comprendre. Alors je questionne pour comprendre les motivations. Et je découvre un monde de contraintes et de punitions. Et si nous transformions ces contraintes et punitions en plaisir ? C’est ce que Décrochez La Lune vous propose de faire en ajoutant à ses prestations le coaching sportif, spécifiquement en course à pied, et la préparation mentale (course ou autres sports).

  • Vivre dans la contrainte et la punition...

Il y a ceux qui courent pour maigrir car ils ont pris 10 kg en arrêtant de fumer. Ceux qui courent à cause d’un divorce. Ceux qui courent faute de temps pour faire autre chose… Bref, la course est dans le meilleur des cas un pis aller et dans le pire une contrainte, une punition, un « truc » répétitif et détestable… à faire ! Comment trouver du plaisir dans un tel contexte ? C’est une vraie question. Et si on ne trouve pas de plaisir, comment pratiquer durablement… Certes de grands champions comme Agassi au tennis ou Laure Manaudou en natation ont réussi des exploits sans aimer leur discipline, mais ils sont rares. Et disposent sans doute d’un talent fort qui compense le plaisir et la motivation intime.

  • Trouver la motivation intime… et développer le plaisir !

Trouver la motivation intime revient souvent à découvrir le plaisir que l’on peut trouver lors de la pratique. Que ce soit le plaisir de la collectivité : faire ensemble. Le plaisir du lieu : pratiquer la course dans de beaux endroits qui permettent de s’oxygéner les yeux  !!! Le plaisir de la variété… et oui, celui là, c’est le premier que nous pouvons trouver en course. Quitter le geste répétitif pour développer une course ludique, variée, faite d’exercices et de gammes qui tiendront compte des reliefs, de la lumière, de la forme du jour, des personnes avec lesquelles vous courez… et de votre envie.

Marathon de Paris, J-3 : gérer une douleur et terminer la course

Sur un marathon tout peut arriver. Un début de douleur au genou, à la hanche. Une tendinite qui réapparait, un Morton qui se déclenche, et l’angoisse nous prend. Alors comment gérer cette douleur, baisser le niveau de stress, et terminer la course ? Voilà une approche mentale que je teste depuis des années lorsque mon syndrome de Morton se déclenche au pied gauche.

C’est dans la tête !

Une méthode mentale et sensorielle

Je vous invite à mémoriser la méthode qui est très simple. Dès que la douleur apparait posez-vous les questions suivantes :

  • Quelle est la forme de cette douleur ?
  • Quelle est sa taille ?
  • Quelle est sa couleur ?
  • A-t-elle une odeur ?
  • Quelle est sa matière ?
  • A-t-elle un bruit ou une musique ?

Comme vous le constatez-vous vous promenez sur tous vos sens. A chaque réponse que vous apportez, prenez 1 seconde pas plus, pour mentalement éloigner la réponse de vous.

En pratique…

Exemple : quelle est la forme de ma douleur ? Réponse Conique. Et je me concentre pour éloigner le cône de moi. Quelle est sa couleur ? Blanc. Et je me concentre pour éloigner ce cône blanc de moi. Quelle est sa taille ? 3 cm ? Parfait je me concentre pour l’éloigner et le voir plus petit. Ce cône a-t-il une odeur ? Une odeur blanche et fraiche. Parfait, faites en sorte de ne plus la sentir. Éloignez-le encore. Quelle est sa matière ? Du métal ? Parfait. Éloignez encore ce cône blanc et métallique avec cette légère odeur… Fait-il du bruit ? Une sonnette… faites en sorte d’atténuer cette sonnette.

Et vous reprenez » à la première question… au bout de 3 rotations, votre perception sera si minime que vous ne « verrez » plus la douleur. Vous ne la sentirez plus. Si elle réapparait quelques km plus loin, reprenez la méthode. Vous terminerez la course.

Les questions n’ont pas d’ordre pré-établi. Du moment que vous transformez la douleur en perception sensorielle et éloignez ou réduisez cette perception.

Attention, vous n’avez pas fait disparaitre la blessure mais juste géré le symptôme : la douleur. C’est le but : gérer le symptôme, terminer la course. La blessure en tant que telle devra faire l’objet d’un traitement adapté à voir avec votre médecin.

Cette méthode marche aussi en dehors des marathons !!!

Bonne course dimanche.

Muriel Jouas

Coaching sportif

Marathon de Paris 2017 : J-4, Préparation Technique… pour éviter qu’un détail sabote plusieurs semaines de préparation

Dans 4 jours « la » course, le marathon de Paris, celle avec laquelle vous vivez peut être depuis 3 mois, et plus intensément depuis quelques jours. S’il n’est plus temps de peaufiner la préparation physique, la préparation mentale et technique deviennent clés.

 Quelques conseils issus de mes longues heures de course… textiles, chaussures, ravitos.

  • Vérifier les textiles.

C’est bête, et certains diront « ah c’est bien une fille, pour se préoccuper de ses fringues un jour de marathon ». Et bien oui ! Je m’en préoccupe… afin… d’être jolie le jour J !!! Ca fait partie du deal ! Les couleurs, les harmonies… mais aussi la façon dont le cuissard glisse ou pas sur les hanches, serre ou pas les genoux, comprime ou pas la taille, facilite le mouvement des cuisses ou le freine… Le moindre détail devient une vraie galère sur cette distance. Alors test de tenue samedi dernier à St Germain, et c’est ma belle tenue bleue Salomon Trail qui a remporté le challenge !

Le t-shirt. Choisissez en un surtout qui ne plisse pas, qui vous laisse respirer, et dont les manches ne serrent pas… D’ailleurs manches, ou bustier dos nageur pour nous les filles ? Prendre les deux, décider en fonction de la météo. Vérifier que les coutures ne font pas des morceaux irritants sous les bras.

Le soutien-gorge... pas neuf (attention à l’abrasion !), mais pas trop vieux (attention à l’abrasion !!!). Il doit tenir mais laisser respirer, ne pas comprimer ! Là, ça rigole pas ! C’est bon, ce sera mon Shock Absorber de toujours !!! Surtout les filles, éviter les soutien-gorges avec fermeture éclair devant (ok, ca peut être sexy !!!) si vous transpirez un peu : c’est le meilleur moyen de vous récupérer une brulure entre les seins qui ensuite laisse une belle marque brune avec le soleil !

La tite culotte... Si je ne portais pas la tenue Salomon Trail, je recommanderai la super confort coton de Décathlon sans couture !!! Elle fait une jolie paire de fesses ! De quoi motiver les messieurs qui seront derrière et accessoirement, elle ne brûle pas !!! (Avec les frottements, voyez, le truc qui chauffe là où la peau est fine, à l’attache intérieure de la cuisse, sur le tenseur, on se demande pourquoi, et quand on enlève l’engin, on hurle !!! Et ensuite on affirme que la démarche de John Waine est la seule valable en ces temps de crise !!!) Messieurs, si vous avez un sous short, vérifiez la tenue de celui-ci. Mais là, vous en savez plus que moi c’est sûr !!!

Les chaussettes. Des sans couture ou portées à l’envers : grand classique du grand fond ! Elles peuvent être neuves. Elles doivent juste ne pas « boulocher » avec le mouvement du pied. Donc vérifier avant et si elles sont vraiment neuves, lavez les au moins une fois en douceur pour enlever tous les ingrédients chimiques temporaires.

Sur la tête... bandeau fétiche du Raid Senon ou casquette. Décider avec la chaleur. Si grosse chaleur et soleil : casquette qui protège les yeux et permet les cheveux en queue de cheval. Si fraicheur, alors bandeau qui garde la chaleur sur la tête et donc l’énergie. Un truc si vous optez pour la casquette : prenez une casquette visible par vos supporters : fluo ! Ils seront contents de vous repérer !

Des lunettes ? Le test a été fait. Si la transpiration se met dedans, elles deviennent gênantes. Et lors des passages sous les brumisateurs de la Bastille ou bois de Boulogne, elles peuvent vraiment devenir handicapantes. Et si elles me gênent je ne saurai pas quoi en faire. Pas de lunettes. La casquette !

Dans le sac, un coupe-vent… on ne sait jamais. Mais le sac, ce sera mon papier de J-2 !

  • Vérifier les chaussures.

Certains théoriciens disent « surtout pas des chaussures neuves »… Bon, à chacun de se connaitre. J’ai fait des 100 bornes avec des chaussures achetées la veille : oui, mais c’était juste la même marque que d’habitude et j’ai des pieds en or : jamais une ampoule ! Et des semelles personnelles. Dimanche, ce sera mes vieilles Brooks du marathon 2016. Je suis bien dedans, elles sont à mon pied et jusque-là mon Norton ne s’est déclenché qu’une fois… Donc, on mise sur les vieilles shoes !

  • Tester les ravitos persos

Bien sûr, il y aura les ravitos de la course. Et le ParisMarathon est parfaitement organisé de ce point de vue. Mais comme je serai loin derrière la tête de course (sas Violet), je garantis ma sécurité. Ravitos persos en cas de rupture de stocks sur les tables, de bagarre entre coureurs (quelle perte d’énergie et quel stress !). Et surtout je maitrise la digestion !!!

J’ai testé (goulument ! ) les Watermelon Chomps… rhooo… trop bons ! Des bonbons Haribo pour les coureurs ! Ils ne donnent pas soif, sont déjà coupés, et gouteux… et digestes !!! Ce qui ne gâte rien sur ce genre d’épreuves…

Ma boisson… comme depuis toujours menthe à l’eau perso…

La date approche, mes amis… et c’est bon !!!

Puis la gestion mentale de la douleur…

Puis… d’autres cadeaux !

Muriel Jouas

Coaching Sportif Transitionnel, Médiateur

31 Marathons terminés (avec ParisMarathon 2017 !!!), quelques 100Bornes,Triathlons et autres Raids

Marathon de Paris, J-5, Le temps de la préparation mentale

33 Marathons commencés, 30 terminés. Paris sera le dernier et le 31ème. A J-5, la préparation mentale prend tout son sens. Je partage avec vous ici mes « petits secrets » de coureuse longue distance. Et en particulier les 3 axes de ma préparation mentale pour dimanche.

Dans la course, il y a 3 acteurs en interdépendance complète : la tête, le corps, et le parcours !

Commençons par la tête.

C’est elle, cette bourrique, qui a pris la décision, il y a un an au lendemain de Paris 2016 de se réinscrire. Le premier marathon était à Paris en 1993. Celui-ci sera le dernier. Et tant qu’à faire autant limiter les frais, j’ai pu obtenir un dossard à 80 euros. Mais l’économie n’est pas la raison de la décision. Boucler la boucle, refaire Paris, clôturer à Paris cette expérience commencée à Paris en 1993. 13ème Paris en 2017. Bref la tête a décidé alors que les « papattes » avaient encore des courbatures !!!

Sur site, ce sera elle qui sera aux commandes, la tête. Elle devra décider d’être sourde… sourde à ceux qui diront « mais tu ne t’es pas assez entrainée… » sourde aux râleurs, sourde aux négatifs, sourde tout court pour ne se concentrer que sur l’essentiel : bien dormir les deux jours avant, bien manger la veille, avancer pas à pas, regarder devant, faire le vide, ne se concentrer que sur une chose, la ligne bleue.

Sur site encore, elle devra savoir compter. Et là mes amis, je me connais et mon comptage est mobilisateur.

  • Dans 2 kil, je serai sous les 40,
  • Dans 10 de plus j’aurais fait un quart et je serai sous les 30.
  • Au bout de 2 heures, j’aurai presque fait la moitié…
  • 2 heures et 30 minutes, il restera moins de la moitié.
  • Au 25ème kil, il me reste une sortie d’entrainement
  • 3 heures, je ne pourrai plus abandonner….
  • Au 30eme, une petite sortie.
  • Au 35, une balade matinale avec Fize (ma chienne, ma fidèle complice d’entrainement !)…
  • Au 40, tu l’as fait, profite, dans 2 c’est trop tard, ce sera fini.
  • Les 195 derniers, je vais pleurer…

Vous l’aurez compris, gérer la distance, c’est pensez positif à chaque pas et ne pas envisager à 8h55, les 42 km. Le comptage efficace varie entre distance et temps, et focalise sur le plus facile en termes de perception.

Dans ma tête, il y aura aussi les copains… Ceux avec qui nous avons partagé les Km, les larmes de bonheur et de rage, les encouragements, les podiums et les abandons, les raids et les « raides » ! Ils seront là à chaque km, Ray, Claire, Régis, Sylvain. Et mon Hom bien sûr. Et mes chiens !

Le parcours maintenant.

12 Marathons de Paris à mon actif comme coureuse et je pense au moins 5 comme accompagnatrice sur une portion, souvent la portion finale. Connaitre le parcours, c’est gérer sa vigilance : la descente du départ : ne pas se laisser embarquer. Les pavés de Bercy, poser ses pieds correctement, surtout le gauche coutumier d’un Morton depuis longtemps. Les biroutes et barrières du bois de Vincennes, ne pas se cogner. Le tunnel des voies sur Berges : ne pas chanter, respirer, s’économiser : rester dans sa bulle. Les ponts de la voie Pompidou : descendre et monter tranquille. Le faux plat du 16ème arrondissement, garder la foulée rasante, la fatigue se fait sentir, on a passé le 32ème. Roland Garros, attention aux pavés. On repart vers le bois de Boulogne : d’abord regarder devant, pas sur les côtés. A droite il y aura ceux qui sont devant. Puis au retour, regarder sur les côtés ceux qui sont derrière. Le 39ème souvent pas visible… mais on arrive. La grande place Dauphine. Au centre le mur avec la fameuse citation de Tassigny : « ne pas céder » aucun coureur ne la voit. Elle est pourtant là en gros. Raser le centre mais sans lutter avec les coureurs. Se mettre dans l’alignement de l’avenue Foch… Pourquoi se mettre dans l’alignement ? Pour voir l’arche plus tôt et pour profiter à fond de ces 200 derniers mètres. Ecouter ses pas… Profiter. Dans 200 mètres, c’est fini. En 1993, je faisais cette expérience pour la première fois…Je ne l’ai jamais oubliée.

Et le BO-DY !

Et enfin la préparation mentale du corps. Écouter, sentir, mobiliser. Que disent les ischios, mes chers ischios qui m’en ont fait voir pendant 5 ans… Ils disent sensibilité 0.5 / 10. Que disent les articulations : 0/10, tout est nickel. Le dos, variable entre 0.5 et 1/10. Bref, les « anxiomètres » sont au plus bas et c’est tant mieux.

Se programmer la tête à ressentir le corps :

  • km 1, souffler, respirer placer ses pieds. Se programmer dans la descente.
  • Km 5 : échauffement terminé, rythmer la respiration, placer ses genoux, vérifier la vitesse de défilement du sol. Ravitailler sans se battre. Reprendre la route.
  • Km 10 : vérifier la montre. Ne pas accélérer brutalement en cas de retard. Ajouter 2 cm à la foulée, cela suffit.
  • Km 15, vérifier les pulses. Pense à ses hanches, placer les genoux, garder un pas antérieur.
  • Km 20, placer les bras, les premiers symptômes de fatigue apparaissent. Les garder le long du buste. Mobiliser chaque élément du corps dans le sens de la marche et pas en travers (On appelle cela l’énergie cinétique !!!). Détendre la nuque.
  • Km 25, attention, détendre les épaules, revisiter son corps vite fait en partant de la nuque et en descendant jusque dans les pieds et donner 2 cm de plus à chaque foulée… ils ont été perdus depuis la dernière fois. Juste 2cm de plus à chaque foulée. Détendre les bras.
  • Km 30, regarder devant et se concentrer, commencer le compte à rebours. Détendre le cou, et laisser la langue tomber au fond de sa bouche. Visiter son corps de haut en bas sans oublier le ventre. Se concentrer quelques secondes sur ses abdos et les intercostaux avant de poursuivre la descente vers les cuisses et les mollets. Placer ses pieds. Rester vigilante.
  • Km 35, ravitaillement, rester sur son rythme. Le piège : perdre sa lucidité, paniquer de ne pas pouvoir ravitailler. Paris est très bien fait : regarder devant, ravitailler loin. Prendre juste quelques gouttes, limiter ses gestes. Placer ses jambes dans l’axe. Compter les foulées en rythme. Se concentrer sur chaque km. Placer ses pieds, genoux, hanches, abdos, épaules, nuque, bras, garder le mouvement des bras. Ils sont essentiels et peuvent donner l’élan qui manque.

La suite… vous la connaissez : km 40. Se dire que c’est fini. Profiter, profiter, profiter…

La médaille autour du cou, marcher, souffler et saisir chaque seconde de ce corridor de sourires et de larmes, de crampes et de joies…

Bref, il n’est plus temps de courir, évidemment, il est temps de se préparer dans la tête. Et jeudi, récupération du dossard. Mise dans l’ambiance. Quel bonheur !

Muriel Jouas

Coach sportif, médiateur, formateur

13 Parismarathon, 31 marathons terminés avec celui-ci !!!

 

 

 

 

Marathon de Paris : vous serez un héros !

 

Nous sommes nombreux à avoir reçu ce matin le précieux Sésame : la convocation officielle au Marathon de Paris du 9 avril prochain.

Je ne suis pas devin… mais à l’ouverture du mail, ne vous êtes vous pas fait ces remarques ? Pour quoi je me suis inscrit à ce truc ? Je ne suis pas prêt ! Je n’ai pas couru cet hiver… Qu’est ce que je peux faire 8 jours avant. Je vais mettre un temps infini… Comment je vais faire ? Avec tout le travail, les enfants, les chiens…

Le doute est légitime.

Votre doute est-il lié au projet même ? Courir un marathon, en fait, ne vous attire pas plus que cela. C’est parce que vos copains s’inscrivaient que vous avez fait de même. Votre doute est-il lié à votre état de forme ? Avez vous laissé le temps passer sans gérer l’entrainement… Votre doute est-il lié à l’objectif que vous vous étiez fixé ? Vous avez annoncé 3H45 et vous avez conscience que cela va être compliqué …

Acceptez de réviser la stratégie… ou l’objectif !

Quelle est la nature de l’enjeu pour vous ? En quoi est-ce si important ? Souhaitez-vous montrer que vous êtes à la hauteur des propos que vous tenez ? Souhaitez-vous atteindre un objectif ? Est ce un rêve ? Est ce un défi ? Vous courez avec votre équipe d’entreprise ? Une fois cette « évaluation » de l’enjeu faite, mettez en place la stratégie adaptée : réviser l’objectif, prévenir les collègues, demander de l’aide et du soutien, au contraire demander à être seul pour gérer la difficulté.

Poursuivez les préparations technique et mentale.

Alors si la préparation physique est désormais terminée… il reste la préparation technique et la préparation mentale. La préparation technique est la partie matérielle de la course et la mentale… notre tête. Car c’est elle qui fera de vous le héros du jour. Deux papiers à suivre sur la préparation technique et la préparation mentale pour être le héros du 9 avril au Marathon de Paris.

Allez demain je vous parle de la préparation technique pour ne rien laisser au hasard et pour une préparation mentale de dernière minute Décrochez La Lune.

Muriel Jouas

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Marathon de Paris, J-3, récupérer le dossard

20150410_213535Après une bonne journée de travail, direction porte de Versailles, pour le premier contact réel avec la Course : la récupération du dossard. C’est aussi une course à étape… mais plus cool.

  • Le certif… vérifié par des retraités bénévoles. « Vot’certificat médical… », « Bonjour Madame, le voilà… »… « Carte d’identité… » « Euh, oui voilà… », « le papier pour retirer le dossard, vous l’avez… !!! » « oui, le voilà…  » « ok allez tout droit, en face à gauche… pour la suite »… et on ne demande pas « et vous le sourire vous l’avez, car vous savez là, il est juste 17h30, et c’est le premier jour de votre permanence… donc il est encore temps d’aller chez le marchand en acheter un !!! » Bon, pas grave, mon certif est « validé »…
  • Le Dossard… alors là champion ! Un nombre de guichets impressionnant. Même pas la queue… et hop me voilà avec mon sésame… Un petit frisson quand même !!! Le dernier marathon remonte à 2010 je crois, avec le Medoc…
  • Le sac coureur… un autre guichet, souriant et efficace. On me remet le sac vert avec cette phrase : »le t-shirt, c’est à l’arrivée !!! » ouh, là… zut alors. Pour frimer au Cap, il va vraiment falloir que je cours !!! Et dans le sac coureur des tas de trucs : un bidon, une pochette, des fraises tagada (super, les fraise tagada !!!), un poncho pour le matin, (justement j’avais mis de coté mon sac poubelle Dolce et Gabanna !!!)… Bref, nickel.
  • Et ballade dans les stands, à la recherche des « chomps » et des quelques nouveautés… Endurance Shop. Je les cherchais pour les chomps (mes ravitos trop bons, cf post précédent !!!). « Bonjour, vous avez des chomps… » « non, je ne les fais pas », « ah, dommage, parce que je pensais que vous en auriez sur le stand. » « On les vend pas je vous dis ». « Pourtant j’en ai acheté à la boutique rue de l’ouest… ah mais si regardez vous en avez ». Ils étaient un peu à droite. Il reste une seule pochette « watermelon ». Je la prends, pleine d’espoir, et lui dis : »Vous avez des watermelon »… »ben vous les avez ! » ok, j’insiste un peu, mais mon espoir diminue au rythme auquel mon agacement croit… « il semble qu’il n’y en n’ait qu’un… » « ben si yen n’a qu’un, c’est que c’est le seul… » Ok, ne pas lutter avec un crétin, j’ai d’autres chats à fouetter, vas rejoindre la vieille du certif. Il te reste 2 jours à tenir !!! Mais bon Yann (Prigent) et Antoine (Furno), qu’il est loin le temps du service client version « Endurance shop » !!!
  • Ballade au stand Lactel, accueil très sympa, et j’apprécie… Bravo. J’achète mes remontants pst course… et je me dis, allez, il est temps de rentrer. La journée a été longue…
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Marathon de Paris, J-4 : Préparation mentale

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Marathon de Varsovie, 2006, presque10 ans !

30 Marathons commencés, 27 terminés… Paris 2015, sera j’espère le 28ème. A J-4, la préparation mentale prend tout son sens… Je vous révèle ici mes « petits secrets » de coureuse longue distance. Et en particulier les 3 axes de ma préparation mentale pour dimanche.

Dans la course, il y a 3 acteurs… liés : ma tête, mon corps, et le parcours !

Commençons par la tête.

C’est elle, cette bourrique, qui a pris la décision il y a 4 mois, à l’arrache. ASO, organisateur du marathon de Paris, libère 1000 dossards supplémentaires… je me jette dessus, et me voilà avec un numéro. Questionnons nous sur le pourquoi de la décision. De nombreuses raisons : j’ai 50 ans cette année… cela fait 8 mois que je recours, après 3 ans de blessure soit disant non guérissable… j’aime la compétition, j’aime le défi, j’aime le projet dingue… C’est surtout ça ! Et finalement, cette seule raison est suffisante.

Sur site, ce sera elle qui sera aux commandes, la tête. Elle devra décider d’être sourde… sourde à ceux qui diront « mais tu ne t’es pas assez entrainée… » sourde aux râleurs, sourde aux négatifs, sourde tout court pour ne se concentrer que sur l’essentiel : bien dormir les deux jours avant, bien manger la veille… avancer pas à pas, regarder devant, faire le vide, ne se concentrer que sur une chose, la ligne bleue.

Sur site encore, elle devra savoir compter. Et là mes amis, je me connais et mon comptage est mobilisateur. Dans 2 kil, je serai sous les 40, dans 10 de plus j’aurais fait un quart et je serai sous les 30. Au bout de 2 heures, j’aurai presque fait la moitié… 2 heures et 30 minutes, il restera moins de la moitié. 3 heures, je ne pourrai plus abandonner… au 25ème kil, il me reste une sortie d’entrainement. Au 30eme, une petite sortie. Au 35, une ballade avec Fize… au 40, tu l’as fait, profite, dans 2 c’est trop tard. Les 195 derniers, je vais pleurer… Mon comptage varie entre distance et temps, et ne regarde que le favorable…

Dans ma tête, il y aura aussi les copains… Ceux avec qui nous avons partagé les Km, les larmes de bonheur et de rage, les encouragements, les podiums et les abandons, les raids et les « raides » ! Ils seront là à chaque km… Ray, tu m’eng… pas, si je me traine et tu vas me manquer pour la bibine d’arrivée !!! Je te sais sur la course au nom impossible… on courra ensemble ou presque ! Et on boira un coup après !

Le parcours maintenant.

10 Marathons de Paris à mon actif comme coureuse et je pense au moins 5 comme accompagnatrice sur une portion, souvent la portion finale. Connaitre le parcours, c’est gérer sa vigilance : la descente du départ : ne pas se laisser embarquer. Les pavés de Bercy, poser ses pieds correctement, surtout le gauche. Les biroutes du bois de Vincennes, ne pas se cogner. Le tunnel des voies sur Berges : ne pas chanter, respirer, s’économiser. Les ponts de la voie Pompidou : descendre et monter tranquille. Le faux plat du 16ème, garder la foulée rasante, la fatigue se fait sentir, on a passé le 32ème. Roland Garros, attention aux pavés. On repart vers le bois de Boulogne : d’abord regarder devant, pas sur les côtés… Puis au retour, regarder sur les côtés ceux qui sont derrière. Le 39ème souvent pas visible… mais on arrive. La grande place Dauphine. Au centre le mur avec la fameuse citation de Tassigny : « ne pas céder » aucun coureur ne la voit. Elle est pourtant la en gros. Raser le centre mais sans lutter avec les coureurs. Se mettre dans l’alignement de l’avenue Foch… Pourquoi se mettre dans l’alignement ? Pour voir l’arche plus tot et pour profiter à fond de ces 200 derniers mètres. Ecouter ses pas… Profiter. Dans 200 mètres, c’est fini. En 1993, je faisais cette expérience pour la première fois…

Et le BO-DY !

Et enfin la préparation mentale du corps. Ecouter, sentir, mobiliser. Que disent les ischios, mes chers ischios qui m’en ont fait voir pendant 3 ans… Ils disent sensibilité 0.5 / 10. Que disent les articulations : 0/10, tout est nickel. Le dos, variable entre 0.5 et 2/10. Bref, les anxiomètres sont au plus bas et c’est tant mieux. Sur place, il faudra appliquer les méthodes de PNL : une douleur survient ? Quelle est sa forme, sa couleur, sa matière, épaisseur, sa taille ? Et de nouveau quelle est sa forme, sa couleur, sa matière, épaisseur, sa taille ? Jusqu’à ce qu’elle soit aussi minime que possible et me permette de terminer. Comme à Chicago.

Bref, il n’est plus temps de courir, il est temps de se préparer. Et demain, récupération du dossard. Mise dans l’ambiance. Quel bonheur !

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Marathon de Paris, J-7, contrôle technique

P1000296Dans 7 jours la course, le marathon de Paris, celle avec laquelle je vis depuis 3 mois, et plus intensément depuis quelques jours. S’il est temps de peaufiner la préparation physique, la préparation technique est aussi importante… Quelques conseils issus de mes longues heures de course… textiles, chaussures, ravitos.

  • Vérifier les textiles.

C’est bête, et certains diront « ah c’est bien une fille, pour se préoccuper de ses fringues un jour de marathon ». Et bien oui ! Je m’en préoccupe… afin… d’être jolie le jour J !!! Ca fait partie du deal ! Les couleurs, les harmonies… mais aussi la façon dont le cuissard glisse ou pas sur les hanches, serre ou pas les genoux, comprime ou pas la taille… Le moindre souci devient galère sur cette distance. Alors test de cuissards, et c’est sans doute mon Addidas noir et rose qui l’emporte. A vérifier samedi.

Le t-shirt... certes assorti mais surtout qui ne plisse pas, qui me laisse respirer, que les manches ne serrent pas… D’ailleurs manches, ou bustier dos nageur ? prendre les deux, décider en fonction de lé météo. Vérifier que les coutures ne font pas des morceaux irritants sous les bras…

Le soutif... pas neuf (attention à l’abrasion !), mais pas trop vieux (attention à l’usure). Il doit tenir mais laisser respirer… Là ça rigole pas… C’est bon, ce sera mon Shock Absorber de toujours !!! Surtout les filles, éviter les soutifs avec fermeture éclair devant (ok, ca peut être sexy !!!) si vous transpirez un peu : c’est le meilleur moyen de vous récupérer une belle brulure entre les seins…

La tite culotte... super confort coton de Décathlon sans couture !!! Elle me fait une jolie paire de fesses… de quoi motiver les messieurs qui seront derrière… et accessoirement, elle ne me brûle pas !!! (Avec les frottements, voyez, le truc qui chauffe là ou la peau est fine, à l’attache intérieure de la cuisse, sur le tenseur, on se demande pourquoi, et quand on enlève l’engin, on hurle !!! Et ensuite on affirme que la démarche de John Waine est la seule valable en ces temps de crise !!!)

Les chaussettes... des sans couture. Portées à l’envers… grand classique du grand fond ! Elle peuvent être neuves. Elles doivent juste ne pas « boulocher » avec le mouvement du pied… donc vérifier avant.

Sur la tête... bandeau fétiche du Raid Senon ou casquette. Décider avec la chaleur. Si grosse chaleur et soleil : casquette qui protège les yeux et permet les cheveux en queue de cheval. Si fraicheur, alors bandeau qui garde la chaleur sur la tête et donc l’énergie.

Des lunettes ? Le test a été fait. Mais pas besoin sur le marathon. Et si elles me gênent je ne saurai pas quoi en faire. Donc, pas de lunettes.

Dans le sac, un coupe vent… on ne sait jamais. Mais le sac, ce sera mon papier de J-2 !

  • Vérifier les chaussures.

Certains théoriciens disent « surtout pas des chaussures neuves »… Bon, à chacun de se connaitre. J’ai fait des 100 bornes avec des chaussures achetées la veille : oui, mais c’était juste la même marque que d’habitude et j’ai des pieds en or : jamais une ampoule ! Dimanche, ce sera mes vieilles Asics. Je suis bien dedans, elles sont à mon pied et jusque là mon Norton ne s’est déclenché qu’une fois… Donc, on mise sur les vieilles shoes !

  • Tester les ravitos persos

Bien sur, il y aura les ravitos de la course. Mais comme je serai loin derrière la tête de course (dernier sas au départ), je garantis ma sécurité. Ravitos persos en cas de rupture de stocks sur les tables, de bagarre entre coureurs (quelle perte d’énergie et quel stress !)…

chompsJ’ai testé (goulument ! ) les Watermelon Chomps… rhooo… trop bons ! Des bonbons Aribo pour les coureurs ! Ils ne donnent pas soif, sont déjà coupés, et gouteux… et digestes !!! Ce qui ne gâte rien sur ce genre d’épreuves…

Ma boisson… comme depuis toujours menthe à l’eau perso…

La date approche, mes amis… et c’est bon !!!