Une banale histoire de téléphone

Pict-CDC005.jpgC’est une histoire de téléphone, tellement banale. Il y a bien longtemps, ce téléphone sonnait, chez les uns et les autres. Puis il a un peu moins sonné. Puis le temps, les alibis, le manque de temps et d’autres alibis… ce fichu temps a mis de plus en plus de temps à faire sonner le téléphone. Il sonnait de temps en temps puis plus rarement…

Puis le téléphone est tombé dans la gamelle du chien, ou a fait un plongeon dans le Bassin d’Arcachon. Changement de téléphone. Plus besoin d’alibis. Les numéros sont perdus. Et le temps passe. Inexorablement. Plus ou moins vite, plus ou moins lentement.

Alors bien sur, nous pensons aux uns et aux autres… Chaque mois, aux « nouvel an », en parlant des « bons moments » ou du « bon vieux temps ». Mais nous avons tous les alibis pour ne pas chercher le numéro… en se disant « on a le temps, on le fera plus tard ».

10 ans passent.

Trois appels en absence d’un numéro inconnu. C’est il n’y a pas longtemps, à peine quelques jours. Je n’ai pas décroché faute de temps. Ou avec un autre alibi, je ne sais pas. Je vois bien que ce numéro insiste, mais je vois aussi qu’il ne laisse pas de message. La quatrième fois, ce numéro s’affiche. Me voilà prête et bien décider à éconduire l’imposteur qui me prend du temps au téléphone sur la route du retour du Pyla. Surement un gus qui veut me permettre de réduire mes impôts ou ma facture d’énergie.

C’est mon vieil ami, A. Passé le moment de surprise, je reconnais malgré tout ce temps un ton grave. Il va droit au but. Sa femme C. mon amie C. Celle que je lui ai présentée il y a longtemps vient de décider de nous quitter. Elle est partie. De la plus tragique des manières.

Il n’y a rien à dire. Et plus rien à faire. La peine nous envahit. la colère aussi. Les 10 ans sont passés, perdus… Sauf que là, il me reste mon samedi pour faire un aller-retour en Isère. Je n’aurai pas d’alibi, je ne manquerai pas ce moment, le temps ne compte pas. Il y aura plus d’heures de train que d’heures de présence, mais chaque minute compte double, triple ou n’aura pas de prix. Je serai là.

Puis retour à Carrières. Que faire ? Appeler…ne pas appeler ? Comment être présente après 10 ans de silence sans pénétrer dans une amitié qui a survécu sans preuve de vie… Comment dire « ne perdons plus de temps » quand je n’ai pas su être là quand il le fallait…

Quelques échanges plus tard nous passons un deal : j’appelle… tu décroches si tu peux et si tu veux. Je ne prendrai pas ton silence pour un rejet. J’insisterai autant que je voudrai. Et toi tu as le droit d’appeler quand tu veux… mais on ne laisse pas le silence s’installer.

Et je passe un deal avec moi. Garder les liens… ne pas perdre 10 ans. Savourer la présence de ceux que j’aime. Privilégier chaque instant. Donner et prendre des preuves de vie… tant qu’il est temps et sans avoir besoin d’alibi. Ne pas laisser le téléphone silencieux. Ne pas laisser le silence prendre le pouvoir.

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Trail Pilat-Gujan, le (faux) trail sans intérêt

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Vous le savez, je suis souvent dithyrambique lorsque je termine une course… mais là, bien que ce soit chez moi, bien que ce soit dans MA forêt… Cette course dite Trail de Pilat Gujan est à éviter ! Petite analyse critique de la chose.

Pour commencer elle ne mérite pas son nom de trail avec 35% seulement du parcours sur chemin, et encore du chemin forestier et sableux. Pas du trail avec chemin difficile. La preuve :TOUT le parcours est jalonné par des cyclistes en VTT.  Les 65% restant sont sur route ou piste cyclable.

Ensuite, l’affiche 2016 annonce « un départ du sommet de l’atlantique », à savoir en haut de la Dune du Pyla. Que nenni, le départ est donné depuis 2 ans au moins depuis le parking de la dite Dune. Aucune vue sur le bassin, point de descente de dune…  Départ sans intérêt. Le motif étant soi-disant écologique… cela abimerait la Dune que nous y montions !!!On croit rêver ! 2 millions de personnes y montent chaque année alors je ne pense pas que ce soit les 169 coureurs qui puissent ravager le site. Mais il fallait sans doute un alibi. A moins qu’il ne faille chercher une raison commerciale ? Est ce que les autorités locales ont demandé un droit d’accès à l’UAGM, organisatrice de la course ?

Concernant le parcours, après le départ au niveau de  la mer, sur le parking, Suivent deux km le long de la route de Biscarrosse sur la piste cyclable… sans intérêt. Le moment sympa sont les 6 km de la piste 214, sur route toujours, avec quelques gentilles bosses, sous les pins. Km 8 vous récupérez une piste cyclable le long de la voie rapide. Pas de commentaires ! Enfin, km 11, vous entrez dans un chemin dit forestier entre des champs. C’est plat et en ligne droite… intérêt plus que moyen. Vous terminez par les 4 derniers km dans la zone industrielle de Gujan… Intérêt nul.  Bref, question parcours : peut mieux faire. Proposition : Renommer la course ou changer le parcours.

Le t-shirt aussi laisse perplexe. Je fais partie de ceux qui ne gardent pas les t-shirt qui ne sont pas de qualité. Celui-là ne va donc pas rester longtemps dans mon placard. T-shirt en coton basique avec le fameux dessin du départ en haut de la dune…Donc option 1,vous faites un bandana, une serviette éponge de visage, un mug… ou,option 2, rien ! Mais plize, si vous faites un cadeau de course faites un truc qui tienne la route. Aujourd’hui il y a des tas d’objets techniques ou sympas à 1,5 euros HT (prix d’achat de ce t-shirt chez des professionnels, pour une quantité de 150 pièces). J’ai des adresses si vous voulez…

Il y a toutefois 2 points positifs : le prix de la course, 15 euros (auxquels il faut ajouter 1 euros pour une raison dont je ne me souviens pas) et l’envoi par sms du résultat moins de 2 heures après l’arrivée. Évidemment, ceux qui loupent l’inscription anticipée en sont pour 25 euros… ca change la donne. Mais n’ayant pas été concernée, je ne fais que relater.

En résumé… c’est sans doute pas par hasard qu’il n’y avait que 169 participants ce matin et que hier à la soirée aucun des 5 copains qui avaient déjà fait cette course ne s’étaient réinscrits. Et aucun ne s’est extasié sur la course. Pour nous ce sera pareil…l’an prochain on ne sera pas de la partie.

Dommage, moi qui ai fait cette course plusieurs fois il y a près de 20 ans quand elle se passait dans le contexte de la fête de l’huitre, j’en avais gardé un bon souvenir avec 10 km de « vrai » sable dans les coupe feu et 6 de route avec une arrivée festive au milieu des forains. Mais ça c’était avant !

Je garderai donc de cette course l’opportunité qui ma été donnée de mettre 5 minutes à mon pote Raymond et de prendre une pile par la jeunesse représentée par Guillaume !!! Bravo champion !

 

Chère Cegos, je te quitte…

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Carrières, le 21 juillet 2016

Chers Tous,

Je viens pas ces quelques lignes vous dire au revoir et vous remercier… Vous remercier de ces magnifiques 25 années passées à vos côtés.

La Cegos m’a formée, m’a appris mon métier d’aujourd’hui, m’a offert un cadre superbe dans lequel l’exercer, m’a permis de rencontrer de nombreuses personnes merveilleuses et des vraies « personnalités » que ce soit mes managers, les planificateurs, les logisticiens et toutes les fonctions supports. Certains resteront comme des références pour moi.

La Cegos m’a aussi soutenue lorsque j’ai passé une période difficile (merci Pia !!!) et m’a permis de rebondir.

La Cegos m’a fait vivre, il faut bien que je le reconnaisse, de grandes aventures avec mes stagiaires : des moments d’intense panique et de joie grandiose ! Des moments de solitude et des moments gravés à jamais de bonheur et de confiance, d’intimité et d’ouverture.

J’avais de l’ADN Cegos dans les veines. Lorsque la Cegos a été meurtrie en novembre(1), j’ai été meurtrie avec elle. Et lorsque j’ai proposé que les responsables Cegos envoient un message en interne : je me sentais interne !!! Et c’est à nous consultants que je pensais, en plus de vous les internes. Car nombreux étions-nous à nous sentir Cegosiens avant toute chose. Alors j’ai été doublement meurtrie quand je me suis entendue dire que je n’étais qu’externe… et qu’à ce titre il n’y avait pas de raison qu’une communication me soit adressée. Et vous avez raison : je suis externe. Je suis un indépendant.

J’avais encore un peu d’ADN Cegos dans les veines quand j’ai été convoquée(2) à Issy pour écouter la nouvelle politique de rationalisation des achats de prestations… Et, là le peu d’ADN que j’avais a disparu en réaction au traitement qui m’était proposé et aux nouvelles dispositions annoncées(3). Mais je suis un indépendant et je pouvais subir ou partir. Puisque je ne pouvais plus construire. Ma contre proposition ayant été refusée.

Alors j’ai eu beaucoup d’ADN Cegos, mais je suis indépendante, et aujourd’hui je quitte cette entreprise qui a été la référence dans mon cœur ; en effet, je n’aurais pas pu animer mes stages et prôner la bienveillance, le respect, le gagnant-gagnant en vivant ce que je vivais avec ces nouvelles dispositions. Je me serais sentie en dissonance complète dans mes stages.

La Cegos m’a permis de rencontrer Schutz et son concept de choix et de responsabilité. Et c’est un cadeau. Le choix que je fais aujourd’hui est de quitter cette entreprise. Je quitte la structure, mais je garde tous ces souvenirs intacts, ces moments de bonheur, et surtout cette expertise qui est la mienne et que je dois à la Cegos.

Encore une fois, merci à tous. Merci, merci. Je vous souhaite le meilleur.

Muriel Jouas

Cegosienne 1991 – 2016*

*Belle épitaphe non ??? Rires. Il me fallait un clin d’œil léger après cette lettre. Vous me connaissez !

(1) Mayeul Gaubert, (35 ans), juriste a été assassiné au Bataclan.

(2)En mars la Direction des Achats adresse un mail à 250 de ses formateurs pour les « inviter » à des réunions 15 jours plus tard, pendant les congés, à 18h00, à Issy les Moulineaux afin de présenter la nouvelle politique d’achat de prestations de formation. Les formateurs étaient fortement incités à venir, payaient leurs frais de déplacement et hôtel s’ils venaient de province, car les acheteurs précisaient que cette démarche était commerciale pour les consultants. Les consultants ont signé une feuille de présence sur place.

(3) Trois statuts pour les consultants, Formateurs, Fournisseurs  Clés ou Business Partner. Et une baisse non négligeable des honoraires : – 20% en moyenne.

NDLR : Cette lettre a été adressée à l’ensemble de mes interlocuteurs Cegos, par mail, en masquant les noms. J’ai employé la même technique que Cegos lors de ces invitations aux réunions. Seules sont ajoutées les notes sur ce blog pour clarification des points techniques ou allusions pour les non Cegosiens. L’épitaphe a fait partie de la lettre !!! La photo n’a pas été adressée à Cegos. C’est un bon souvenir d’un moment où famille d’accueil pour Domino je n’a pas pu le laisser chez moi… Après avoir validé avec mes stagiaires que Domino était accepté, il a participé sagement à la formation « gestion des conflits » !!! C’est aussi elle, la Cegos que j’ai aimée.

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Comment les entreprises ont géré les attentats ?

Après le week-end du 13 novembre, nous nous sommes ressaisis et l’heure des comptes et des bilans sonne. Et parfois, elle sonne le glas. Le glas d’une relation entre les salariés et la structure. Ou entre les prestas et leurs clients. Mais ce glas n’est que le résultat de mauvaises pratiques managériales que nous décrirons. Dans certains (trop rares) cas, la relation de confiance a été renforcée. Nous verrons comment et pourquoi.

Ces entreprises qui n’ont pas géré la situation…

  • Il y a celles qui ont fait « comme si de rien n’était… » : à peine quelques mots le lundi 16 au matin, une vague « autorisation » de minute de silence. La priorité était au retour au quotidien… « car cela ne changera rien pour les victimes » !!!
  • Il y a celles qui ont quand même vérifié, vers 12h00 le lundi, que tous leurs collaborateurs étaient bien présents…
  • Il y a celles qui ont envoyé à 16h00 un mail à leurs équipes sur le thème « la sécurité est l’affaire de tous. Désormais, nous vous demandons de bien vouloir nous alerter de tout comportement inadapté dans l’enceinte de l’entreprise et de procéder à la vérification des sacs des visiteurs en cas de doute »
  • Il y a celles qui ont adressé un mail à leurs équipes en leur demandant de s’abstenir de tout commentaire sur les réseaux sociaux…
  • Il y a aussi celles qui ont passé la matinée à ressasser et à faire des bilans, ou autres prémonitions…

Et puis… il y en a eu d’autres… dont on a peu parlé.

  • Celle dont le DG a adressé le samedi à 13h00 un SMS à son Codir en lui demandant de le relayer aux équipes via la chaine managériale pour s’assurer de la santé des équipes… et qui a mis en place un dispositif d’aide par téléphone dès le lundi 9h00, au cas où…
  • Celle dont le DG était dans le hall le lundi matin avec un geste et un mot pour chacun…
  • Celle qui a pensé à envoyer un mail à ses prestas… pour avoir des nouvelles « car vous comptez pour nous même si vous ne figurez pas dans les effectifs »… Whaaou… ça fait du bien !
  • Celle qui se pose la question de ce qu’il va falloir faire non seulement le lundi, mais aussi le mardi, le mercredi… puis la semaine suivante et jusqu’à fin décembre…
  • C’est d’ailleurs la même qui se demande comment adresser des vœux à ses clients et fournisseurs…

Alors, oui j’ai été bluffée par certains boss (Patrice, Emmanuel par exemple, s’ils lisent ce message ils se reconnaitront) ou clients (Clémence) qui ont su avoir les mots pour leurs équipes et leurs prestas… alors que la chance les avait épargnés et que personnes dans leurs équipes n’avaient été directement touché.

Merci à eux.

 

La fin d’un week-end absurde…

Muriel 1Il y a eu le choc. L’ami de toujours qui appelle :

  • Tu es chez toi ? Tant mieux, avec ce qui se passe…
  • Qu’est ce qui se passe ?
  • Tu n’as pas entendu les infos ? le Stade, le Bataclan…
  • Non, j’étais en train de faire du sport… puis sur la route… sous la douche…

La surprise, le choc, le moment de déni. C’est impossible, pas encore, pas ici, pas si près. Puis la sidération, devant ces images qui tournent en boucle…

Deux heures du mat’ : aller dormir. Se réveiller, allumer la radio… les mêmes infos en boucle. Les mêmes mots : nous sommes en guerre. Un truc de malade qui appartenait à mes grands parents… Mais une guerre différente, diffuse, insaisissable. Avec un ennemi pervers, menteur, voleur…de vie. Le jeu n’est pas symétrique. Les règles trahies…

Midi… Lassitude en ce samedi. Pas moyen de noyer ma haine en nageant. Ma piscine est fermée… Etat d’urgence. Une longue journée, appel à mon  homme qui est loin. Montée à Saint Germain, achat de rubans. Un truc idiot et facile, un truc beau, créer quelque chose : des dreamcatchers. J’y passe les heures qui suivent entre larmes et rage.

Dimanche matin, footing avec des amis et nos chiens… On ne sait pas si on peut être joyeux et plaisanter… ou si c’est interdit. Mais, putain, oui, on rigole… on se marre, on se perd dans la forêt, on se retrouve… Bien sur on pense à tous ceux qui cherchent en panique un frère, une sœur, un fils, une fille, un père, une mère, un pote… un être unique, qui était dans leur vie, qui les a gonflés parfois, réjouit souvent et leur manquera toujours…

Alors oui c’est un week-end absurde qui se termine mélange de colère, détresse, panique, haine sans doute… Mais ce qui nous lit c’est l’amour. L’amour en notre pays, en notre liberté… et que ceux que ça défrise aillent se faire sauter la panse dans les déserts… au lieu de nous faire chier chez nous.

Parce que même si je bosse 7 mois par an pour l’état, que je rame pour mettre 1000 euros de coté, que les clients me gonflent à annuler sans états d’âme mes formations (la semaine dernière par exemple !), que d’autres me traitent comme une merde (alors que je bosse pour eux depuis près de 25 ans, ils se reconnaitront)… et bien je suis française, libre, fière… et vivante. Debout… pour tous ceux qui ne le sont plus. Et tous ceux qui pleurent un être aimé.

Je hais les URSSAF, que ce soit clair ! Et j’ai des motifs !

colereMise à jour du 16 septembre 2015 : 9h24 ma responsable de compte dont je récupère enfin le nom, Madame Sauvage (hihihi !!!) me laisse un message sur mon répondeur. Le virement total de 4398 € a été effectué le … 7 septembre ! Ah, donc il n’est pas partiel, et il n’y a pas de blocage du à l’informatique… C’est une bonne nouvelle qui permet de mesurer la coordination de la communication et des baratins entre les services. Je rappelle la plateforme qui me dit qu’il faut 15 jours à compter de l’ordre pour que le virement soit visible sur mon compte. Elle me dit donc : »attendez la fin de la semaine prochaine… cela devrait être visible. A défaut, rappeler nous au 3957 de 9h00 à 17h00″. Je ne sais pas si je dois me réjouir, ou rire… je vais attendre le 23 septembre.

Mise à jour 15 septembre 11h00 : J’ai appelé les URSSAF pour que mon gestionnaire de compte me rappelle. On ne perd pas espoirs. Je suis allée aussi sur les page face book des URSSAF ou nous trouvons des images édifiantes … entre celle « qui s’ennuie », celui qui se demande « sur qui il va chier aujourd’hui », celui qui se réjouit de « voir son client sous stress ». Ah tiens, il parle de client lui… Je vous poste ces images très vite le temps de les récupérer. La fille des URSSAF Emilie GIMENES me dit que si mon gestionnaire de compte a parlé de problème informatique… alors c’est vrai ! Ben oui, mais hier, elle m’a dit que le virement partiel était en cours… mais c’était vrai… sauf que j’ai vraiment pas de chance, le problème c’est juste aujourd’hui… C’est dingue, non ?

Mise à jour du 15 septembre, 9h15 : alors voilà, ce matin je reçois un appel à 9h15. Je trouve donc le message suivant sur ma boite « Madame Jouas,nous avons un souci informatique national qui nous empèche d’assurer le virement… nous vous demandons de patienter ! »

  • Réponse 1 : les chèques c’est pas que pour les chiens !
  • Réponse 2 : hier le problème informatique n’existait pas et on m’a annoncé un virement partiel,
  • Réponse 3 : je patiente depuis 4 mois et j’en ai assez de patienter.
  • Réponse 4 : tu te fous vraiment de ma gueule !!!

Ce sera mon coup de gueule de la semaine… mais sans doute pourrai je le copier coller pour les 6 prochains mois !!!

Le 27 mai 2015, URSSAF m’adresse un courrier avec un avis de virement de 4398 €.
Le 25 Juin : le virement a été fait sur un ancien établissent bancaire. URSSAF me demande mon nouveau RIB.
05 juillet 2015, j’adresse mon nouveau RIB, avec mon numéro siret, mon acte de mariage, naissance, divorce et le certificat de 50 mêtres du club Mickey ! Je veux dire par lçà un dossier complet pour que URSSAF puisse faire le lien entre un RIB et mon compte… on ne sait jamais !!!
20 juillet 2015, je contacte URSSAF pour savoir quand le virement sera fait. Mon gestionnaire de compte (charmante !) me rappelle et m’indique fin juillet.
10 aout 2015, je contacte URSSAF et mon gestionnaire de compte me rappelle. Virement annoncé fin de semaine.
20 aout 2015, je contacte URSSAF, mon gestionnaire de compte me rappelle. Le virement est annoncé pour fin de semaine.
02 septembre 2015, faute de virement… je contacte URSSAF. Mon gestionnaire de compte me rappelle (Ah, ça oui elle est charmante… grave incompétente et impuissante, mais charmante !!! D’ailleurs elle a fait des stages de com, et comprend mon agacement). Le virement est annoncé pour le 9 septembre.
14 septembre, je contacte URSSAF. La personne au téléphone me dit que un « virement partiel est prévu. » Elle ne peut pas donner le montant. J’attends le rappel de mon « gestionnaire de compte ».
J’attends donc les 4398 euros depuis désormais 4 mois.
Etat d’esprit : je vous laisse deviner ! Je les déteste et me sens tellement prisonnière de ces crétins…

 

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La Transbaie, une course géniale, pas comme les autres et pourtant un carton rouge

Nous y voila, à cette Transbaie, une première pour Raymond et un retour pour nous. Une course toujours aussi géniale, un carton rouge et un beau moment.

Les retrouvailles et la maison de Blanche Neige. Ca fait longtemps que Raymond et Thierry n’ont pas couru ensemble… Chouette, alors cette idée. Même s’il nous manque deux acteurs à notre course : Sylvain pour cause de plâtre du poignet et Jean Pierre dont les genoux ont déclaré forfait. Départ, samedi après midi, route vers Cayeux sur mer. On récupère notre maison de Blanche Neige, un joli mobile home, tout beau tout neuf. Puis direction le dossard.

Récup’ du dossard. Nous entrons dans la course avec tous ces « gros » qui arrivent ! Bien sur, je me moque de tous ces affutés plus « maigues » les uns que les autres. Il est amusant de les entendre parler stratégie ou de refaire le monde des courses et toutes celles qui ont été le théâtre de leurs exploits personnels. Ca sent bon la course !!! Surtout que nous pensons à la coupette de champagne qui nous attend !!! Nous retirons notre dossard et nous nous entendons dire « il n’y a plus que des t-shirts XL ! ». Nous étonnés, « ah bon, mais pourtant nous avons donné nos tailles lors de l’inscription », « oui mais vous arrivez tard, et les coureurs avant vous ont voulu faire des échanges… alors il n’y a plus que des XL ! »… La grogne s’empare de nous. Nous argumentons sur le thème (1) C’est pas la peine de demander les tailles si ensuite vous donnez n’importe quoi aux coureurs… au motif que eux veulent changer. Réponse obtenue : mais on ne sait pas ce qu’ils ont demandé… argument (2) alors il suffit d’ajouter une colonne « taille » à votre magnifique tableau Excel (XL !!!) et donner ce que les coureurs ont indiqué… réponse obtenue : « vous arrivez tard ! » Je ne vois pas le rapport !!! Les dossards peuvent être retirés jusqu’à 22h00 et il est 18h30 ! Bref passons.

Mais voilà le carton rouge... Les t-shirts en question viennent du BANGLADESH. Nous aurions pu passer sous silence ce point si la course ne s’affichait pas comme course écologique, développement durable et autre… De belles banderoles jalonnent la course et dessus il y a marqué : « acheter mieux ». Notre sang ne fait qu’un tour ! Et mes valeurs partent en live croisade !!! Le t-schirt offert par la Transbaie 2015 est un basique t-shirt acheté en lots par GILDAN, Société Anglaise, au tarif de 2 euros la pièce. Chacune des 1200 victimes du Raza Plana était payée 2 euros par jour pour fabriquer ces t-shirts. J’hésite… puis nous décidons d’en parler aux organisateurs… qui sont à cran car avec cette histoire de changer en temps réel tous les t-shirts, ben, les coureurs rouspètent… alors vous pensez bien que notre sujet du Raza Plana et de ses 1200 victimes leur passe un poil au dessus de la tête !!! Je ne garde pas le t-shirt. Point. Mais nous n’allons pas nous saboter la course pour cela.

Blanche Neige au champagne-pizza ! Nous voilà dans notre maison de blanche neige avec la coupette… et les pizzas. Tout va bien. Anniversaire oblige !!! Puis c’est la ballade dans les dunes avec Raymond et Fizou. Dunes, galets et chenaux… grands galops dans les chenaux pour Zouzou qui cherche toujours à choper les mouettes… puis roulade dans le sable… et une averse ! Nous rentrons tous les trois crados !!! Thierry nous accueille… euh… en grognant surtout en voyant l’état de la chienne !!! Nous rigolons comme des gosses pris en flag’ de bêtise et pas peu fiers de la bêtise !!! Un dernier thé et au lit.

Réveil aux aurores, ballade avec Zouzou dans les dunes. On reste dans les dunes. Pas question de retenter l’expérience des chenaux juste avant de laisser Zouzou seule dans le mobile home. Mais elle est ravie car le matin, les lapinoux sont de sortie… alors là mes amis, les lapinoux, c’est le bonheur du beauceron qui rentre exténué de sa sortie !!! Pour nous direction Saint Valéry !

Attente et course top !!! Après la classique heure d’attente sur la ligne de départ nous voilà partis. 3 km en ville, et hop plongeon dans la vase. Alternance vase, chenal, sable, chenal, vase… La misère. Les papattes collent, la vase colle, les chenaux sont pleins de flotte… Au bout d’une heure, nous n’avons toujours pas atteint la mi-course… c’est à dire 8 km !!! Enfin le Crotoy… ils ont trouvé le moyen de nous mettre une côte. Et hop redescente vers la mer. La tête de course est arrivée et il nous reste la moitié du parcours. Rechenal, revase… Dernière grimpette dans la boue et hop… arrivée la main dans la main.

3 pizzas (on n’avait rien prévu !!!) et 2 bières (ça on a toujours avec nous !!!) plus tard, douches et retour vers Carrières… Dans le « Fourrrgone » nous refaisons la course et surtout… nous parlons de la semaine prochaine… Notre échéance du semestre : 24 heures en équipe avec Raymond qui a la crève, Sylvain qui sort de 4 semaines de plâtre (il devrait être déplâtré mercredi !!!) et Régis qui s’est mis un coup dans l’œil… A ceux qui se demandent si je vais bien : la réponse est « oui, nickel » et à ceux qui se demandent si j’ai les chocottes de partir avec cette bande de fadas tout cassés, je réponds « même pas peur !!! »

Bref, voilà un chouette WE qui se termine et un autre qui s’annonce !!!

Quand la franchise démobilise…

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Voilà l’histoire du matin. Une classique dans le genre « je m’en fous des prestas de formation »… Mais au moins la cliente (qui ne le sera jamais !!!) a le mérite de la franchise. Voilà l’histoire.

Classique demande urgente d’une entreprise, via la RF. Une session, 3 jours, argumentation-négociation, pour un public large, des groupes de 10/12 et surtout plusieurs sessions à faire avant juin, avec un démarrage en mars, car nous sommes dans les plans de formation et la liquidation des DIF.

De notre point de vue une belle opportunité, plusieurs sessions de 3 jours ça fait du volume. Mobilisation, constitution d’une équipe. Réflexion croisée pendant le we (j’adore ça les créa!!!), et hop on envoie l’offre.

Ensuite… ben ensuite rien. Nada, que dal, neni, silence… assourdissant. Nous relançons… par mail, téléphone. Le répondeur fait son office et nos mails disparaissent et restent sans réponse. Alors que c’était urgent, n’est ce pas ???

Alors ce midi, hop je dégaine mon téléphone. Et là…baisse de vigilance de sa part, ou disponibilité de retour de vacances… ELLE décroche. ELLE  est courtoise, accueillante et franche. Voilà le dialogue…

  • Moi : Je reviens vers vous au sujet de la proposition…
  • Elle :Nous ne nous sommes pas encore positionnés…
  • Moi : je crois me souvenir que vous souhaitiez démarrer en mars et clôturer toutes les sessions avant juin…
  • Elle : Oui, et bien nous allons décaler… (Ah, tiens, c’est moins urgent du coup !!!)
  • Moi : Parfait, dans ce cas comment souhaitez vous que nous fonctionnions, je reviens vers vous dans quelques jours ou semaines, ou c’est vous…
  • Elle : (toujours courtoise !) non, revenez vers moi mi mars, car si nous ne retenons pas votre projet, je ne prendrai pas le temps de vous en informer…
  • Moi : Parfait madame. Je prends note.

Nous nous quittons… elle est toujours aussi charmante. Rien à dire. Et très franche… Rien à dire non plus sur ce point.

Et moi dans ma tête… Et bien voilà une cliente chez qui j’ai même pas envie d’aller… Et moi, toujours dans ma tête, à la cliente :  » Chère Cliente, Tu vas surement trouver des prestas à ta botte que tu pourras faire marner… Eventuellement tu pourras dire que c’est trop cher… Rouspéter parce que les dates ne te conviendront pas…. D’ailleurs, tu dois être du genre à décaler plusieurs fois la session au motif que vous avez des projets prioritaires… Et bien sur nous ne serons pas payés… alors tu vois chère NON CLIENTE, je n’ai pas envie d’aller chez toi… mais pas envie du tout. Et aujourd’hui, à 50 ans, et bien j’ai le choix de te dire NON. Et je le fais. Je te dis NON. Donc effectivement, pas la peine que tu prennes le temps de me rappeler… Parce que c’est dingue, j’ai pas un jour de dispo avant les JO de 2020 !!! »

Non Mais ! Ah… ça va mieux !!!

Je n’aime pas Charlie et pourtant je suis Charlie !

Charlie Silence

Je n’aime pas Charlie Hebdo et je n’ai jamais aimé ce journal. Je n’aime pas ces dessins et souvent je me suis sentie choquée, et je ne vais pas m’abonner. Oui, mais… #JeSuisCharlie

Mercredi dans ma voiture, j’écoute Europe 1 et saisis ce qui est en train de se passer. C’est la boule au ventre que j’arrive à ma réunion. C’est avec la même boule au ventre que je vois une des nôtres partir en vitesse, concernée de très près. C’est avec la boule qui grossit que je rentre à la maison… Ma chienne doit sortir, elle attend depuis ce matin. Alors je prends le MP3 et écoute les infos en marchant… Je rentre saisie par l’horreur. Je revis le 11 septembre… Ce moment où tout s’arrête, parce que cela semble tellement impossible que si c’est vrai… alors…

Je ne fais rien de ma soirée. Rien que laisser des larmes couler pour des gens que je ne connais pas, des gens que je n’aimais même pas, des inconnus dont je ne partage même pas les idées… Mes larmes coulent parce qu’on n’a pas le droit en France, ni nulle part dans le monde, de mourir pour de l’art, des dessins, des gribouillis, des graffitis… des idées ! Non, on n’a pas le droit ! C’est impossible.

Alors, il est question de dimanche, de la manifestation. Et là, il n’est pas question de ne pas y être. Je n’y vais pas pour les 12 morts, j’y vais parce qu’il n’est pas possible de mourir pour des idées griffonnées… Alors si je suis Charlie dimanche, c’est juste pour la tolérance, pour la liberté…

Parce qu’on a le droit de rire des hommes, des femmes, des filles, des garçons, des hétéros, des homos, des cathos, des juifs, des musulmans… on a le droit de se moquer, si par ailleurs chacun respecte la liberté de l’autre de faire la même chose. Je me moque de toi, tu te moques de moi… nous sommes libres de nous moquer, de critiquer, de débattre sans combattre, et encore moins s’abattre !

Alors oui je suis allée marcher… Enfin piétiner boulevard de Turbigot.  J’y ai même croisé une amie !!!