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Victoire (humble !) des Suricates Girls à la Nuit O’Fun, le 13.04.2018

Alors 2 teams Suricates se sont alignés sur la NOF, Nuit O’ Fun, autrement dit Course d’Orientation nocturne organisée par les FUN Event et leur team Yanou, Pierre et les autres FouFun (attention à la prononciation… !). Le team des Mamies, Claudine et Mumu, et le team des Play Boys, Régis et Junior (qui vient de passer quadra dans la semaine, vous verrez que cela a de l’importance dans le récit).

Ca commence par :

  • Vous nous attendrez les garçons dans la fôrét … Parce que nous ne courons pas vite (9 km/h au taquet !) et l’orientation n’est pas notre talent premier, loin s’en faut…
  • Ouuuuiiii… Prooooo-miiiiis ! On vous attendra !

Bref, en douce il est prévu que nous fêtions les 40 ans de Junior à l’occasion d’une balise … puis que nous partagions après la course un verre et un gâteau. Claudine s’est chargée du gâteau, Régis du verre et de son contenu, et moi je dois apporter le cadeau, emballé, que j’ai soigneusement mis dans mon camel.

Sur place, calage, comparaison de matériel avec les autres équipes. Je retrouve Christian du Club de Tri de Sartrouville… Claudine et moi nous entrainons à prendre quelques azimuts, ou à compter nos pas, … bref. La tension monte… et monte, encore, d’un cran quand je constate que j’ai ou-bli-é le camel à la maison avec le cadeau, les bougies, les madeleines pour planter les bougies dans la forêt !!! Et voilà… le boulet de la soirée, c’est moi !

Bref, briefing de la course, on se concentre, et hop on récupère les cartes. 2 heures max de course, pour 2 cartes, une jonction, et un fléché allemand… On met déjà un bout de temps avant d’établir la jonction entre les cartes et on décide d’une stratégie… ne pas s’éloigner du stade (on sait jamais !) !!! Rires ! Donc focaliser notre attention sur la carte 1, récupérer un max de balises sur cette carte et éventuellement, s’il reste du temps, si on a encore des jambes, et si et si… alors peut être qu’on envisagera éventuellement d’aller sur la jonction et la carte 2.

Un des FouFun (Prononciation !!!) vient nous rejoindre car tous les teams ont déjà tracé leur course et filé dans la foret, et nous sommes encore par terre à nous demander comment sortir du stade !!! Les boulets !

Avec son aide (merci inconnu !) nous partons de notre pas de sénateur et 100 mêtres plus loin, à la sortie du stade… pause, repérage… pointage… décision. A ce rythme, on ne risque pas d’envisager l’hypothétique ballade sur la carte 2 !

  • Attendez, si on prenait la boussole…
  • Viens, c’est par là…
  • Mais avec la boussole, ce serait plus sûr, non ?
  • Viens, c’est par là…
  • Mais on est où là ?
  • T’inquiete, avance !
  • Mais on pourrait se fier à la boussole…
  • Meuh non, laisse tomber…

Au final on récupère toutes les balises sauf une de la carte 1 soit 14 postes. Bon. On a un peu jardiné sur la 40… mais il faut reconnaître qu’en forêt Sylvain (Junior 40 !) a un certain talent d’orienteur intuitif ! Régis a pris la main sur la partie Urban CO et c’est au taquet qu’il nous a menés entre les immeubles.

  • Tu ne veux pas regarder la boussole ?
  • Viens, c’est par là…
  • Mais la carte dit « barrière sud… » avec la boussole…
  • Prends cette barrière, moi je prends l’autre, Claudine la 3ème… et le premier qui trouve appelle les autres…
  • Heu mais avec la b… Non ? Bon, Ok… !

Bref, après 1h50 de course on se dit qu’il vaut mieux rentrer, car avec tout ça, nous n’avons pas fété les 40 ans de Junior. Et on n’a plus le temps de filer sur la carte 2. Alors autant éviter les pénalités de dépassement de temps. C’est beau de voir toutes les petites lumières converger vers le stade.

Décision est prise d’aller à la maison boire le verre, manger le gateau et… retrouver et offrir le cadeau ! Donc de quitter la course avant la remise des prix. C’est pas top, mais on a un événément à fêter ! Les 40 de junior… qui doit quand même se coucher pas trop tard !!! Rires.

  • Salut les garçons merci pour tout, c’était top. Désolés, on a un anniversaire à souhaiter et du coup on file !!! Mais on revient vous voir très vite.

Titillée par un doute, je reviens à la table demander « s’il y a un classement par age ? » car avec notre siècle (en age cumulé !!!) avec Claudine, je me dis que c’est possible que nous fassions quelque chose. La réponse est négative. Nous filons. J’ai juste négligé un détail… il n’y avait que 2 binomes féminins !!! Et le second a décidé de courir plus longtemps… du coup, les Malheurs des Sophies (je cite les copines, c’est plus sympa quand même) ont ramassé des pénalités. Et nous, aidées par nos « hommes », nous avons fini… (humbles) premières.

Et voilà comment on n’aura jamais la coupe en orientation car quand même… je ne sais pas si ça peut se reproduire un truc pareil !!! Une coupe en orientation … de nuit en plus !!!

Alors pour finir, toutes nos excuses au Fun team pour être partis plus tôt, et tous nos remerciements à vos bénévoles, copains, et sponsors en or la Rivoise et Monsieur Pueyo, Elu de canton.

« Ohé les filles, on est au Touquet Raid, avec les Drôles de Dianes »

 

« Ohé les filles… on est là » !!! pourrait être le refrain de ce WE !

Touquetraid 2018 : un avant gout de vacances entre copines avec les Drôles de Dianes

Ce n’est pas un récit chronologique  mais un voyage en amitié et sport au cœur des Droles de Dianes, au Touquet. Par ordre d’entrée en scène Stéphanie, poisson pilote, Muriel l’opportuniste orienteuse à ses heures, Emma régionale de l’étape, et Cath’ la véloce !

Mars 2018 :

  • Je vais annuler le raid du Touquet, ma partenaire est blessée, indique Stéph au téléphone
  • C’est quand ? je lui réponds
  • 6/7 avril…
  • Je suis dispo, si tu veux on le fait ensemble…

C’est parti…

Avril 2018, Semaine précédant le raid : 

  • Tu sais te servir d’une boussole toi ?
  • Non, et toi…
  • Ben, il faut que je demande à mon mari
  • Et la nuit comment on fait ?
  • Ah ben je vais demander à mon mari…
  • Et en VTT…
  • Je vais aussi demander à mon mari…
  • Tu as compté tes pas sur 100 m ?
  • Oui 46 pieds droits…
  • Moi 60 pieds droits …
  • Nickel !

Bon, ce n’est pas gagné. Mes derniers partenaires de raid vous confirmeront que mon point fort est la résistance, le rire, le mental… mais pas l’orientation.

La veille du Raid, me voilà en forêt de St Germain et je vois un groupe de jeunes qui prend un cours d’orientation avec un prof d’EPS…

– ouh la vous tombez bien. .. je peux écouter, je vais au Raid du Touquet faire une CO…
– avec plaisir. …
– alors vous orientez la carte. … vous tournez la molette. .. vous mettez le chien dans la niche. … vous avez votre azimut. …
– oui mais si il y un obstacle. … l’azimut ne nous aide pas. ..
– en effet il faut tracer son chemin et c’est plus compliqué. …
– et la nuit. .. on fait comment ?
– la nuit … une CO de nuit??? C’est un truc d’expert !!
– On sera en binome. …
– Alors si votre équipier est orienteur et vous traceur…. ça va !
Je n’ai pas osé lui demander de préciser ce qu’était un traceur. … oups !!!
Bref, samedi, dépose des chiens chez le fameux mari (Merci Antoine !), récupération de Stéphanie. Dernier étalonnage des vélos, test de montée-descente du vélo pour le bike and run … autour de la maison dans le jardin. Chargement du Captur… blindé !

Le Touquet ses maisons de charme et celle d’Emma, un petit nid. Nous nous installons et hop direction le Touquet raid pour récupérer briefing, cartes, dossards etc…

Jour 1 : VTT O, VTT sable, CO, Laby Park, CO Nocturne 41 kil. 

Bug n°1 : La planchette VTT pour mettre la carte.

On constate vite que tous les VTT sont équipés d’une planchette pour poser la carte d’Orientation.

  • Pourquoi vous avez les planchettes ?
  • Le raid est en CO !
  • Pas ce soir… seulement demain…
  • Si, TOUT le Raid est en CO…

Ca commence. Pourtant on a bien lu et relu le programme. Nulle part c’est indiqué… En revanche il y a bien un CO de nuit mentionnée. Ah oui mais le Touquet Raid n’est pas pour les débutants !!! Seulement pour les initiés… qui savent que TOUT le raid est en CO… (Message à l’organisatrice… heu, ce serait bien d’envisager qu’il y a des gens qui ne l’ont jamais fait !!! Pas vrai ???)

Bref…

  • Allo Emma, vous êtes à la maison ? Oui. Bon on a un souci, est ce que vous pouvez super vite attraper les planchettes qui sont dans le sac et foncer au Touquet raid nous les apporter… en fait on en a besoin…
  • Ohé les filles, on est là… voilà la planchette !

Bug N°1… géré !!! Merci Emma.

Ensuite, je vous passe le départ dans le sable pour 18 KM de VTT… les dunes avec le VTT, le sable… toujours en VTT… puis la boue…. Bref… une véritable galère pour mes pauvres gambettes !!! Mais il fait un temps correct.

On prend évidemment un peu de retard et nous voilà au moment crucial… moment de vérité… la nuit… la CO de Nuit… Mettons en pratique nos théories sur la prépa mentale…

  • Quel objectif on se fixe ? Quel contrat moral passons-nous toutes les deux ? A quoi nous saurons que nous sommes fières de nous après cette épreuve…
  • C’est simple : 2 balises sur les 6, 45 minutes en forêt et on rentre. Comme ça si on galère pour retrouver la base-vie et les vélos on a du temps devant nous et pas de stress !

Et nous voilà appliquant le comptage de pas… 250 m… donc 150 pieds droits… et c’est en comptant os pas la nuit que nous savons la distance exacte parcourue avant le tournant… avant la balise. Et 45 minutes plus tard, 2 balises en poche… retour à la base vie… Contrat rempli !

La pluie tombe drue… une vraie drash du nord. Minuit. L’heure est venue de rentrée dormir … mais voilà… nous sommes perdues…avec nos vélos et un peu de fatigue, lorsque nous entendons :

  • « Ohé les filles… on est là ! » Emma et Carh en voiture qui sortent du restau (Arghhhh… !) et se trouvent sur le rond point !!! Incroyable, improbable, impossible… elles nous guident.

Douche, soupe, verre de vin et carré de chocolat… la nuit sera courte. Demain c’est reparti… On a déjà 41 km dans les papattes. Il en reste autant.

Jour 2… la suite. Soleil, sable, et une urban CO à fond ! 

Réveil 6h00… Il pleut… mais il pleut ! Le temps de s’équiper et nous voilà au briefing. Au programme ce matin, et la pluie s’est calmée heureusement, trail, bike and run, roller, Urban CO…. A faire dans l’ordre que l’on souhaite. On revient du roller pour entamer la Course d’Orientation en ville quand on entend « ohé les filles… on est là !!! ». Improbable !  impossible ! On aurait voulu le faire qu’on n’y serait jamais arrivé ! Emma et Cath se trouvent au bord de l’aire de départ… elles terminent leur running du matin.

  • Vous venez faire la CO en ville avec nous ???
  • Ah ben… ok je connais par cœur ca va être sympa…

Et là mes amis, c’est un truc de dingue… Emma s’empare de la carte. Steph et moi sommes un peu cassées alors c’est Cath qui, munie du doigt électronique (pour le pointage des balises) fonce et pointe les balises nous épargnant des mètres précieux à cette heure-là…

  • Ca je connais c’est le restau Arcade, c’est par là…
  • Vas-y Cath, cherche la balise…
  • Suivez moi la balise C05 c’est le phare, juste derrière…
  • Vas-y Cath, pointe la balise…
  • Allez la C07 c’est les tennis…
  • Vas-y Cath… elle est la bas…
  • La C09 c’est le bateau à la Canche…
  • Au taquet Emma… non stop, la carte à la main, nous guidant toujours plus vite. Et Cath à donf qui pointe !!! Quelle dynamique collective !!!

Les 2 dernières balises sont plein sud et dans le sable, les copines nous laissent, et récupèrent leur vélo pour rentrer à la maison. Au moment de rentrer à la base de départ nous entendons…

« Ohé les filles, on est là !!! » en effet, elles ont vu passer les coureurs et se sont dit qu’elles allaient nous encourager une dernière fois…

C’est la fin du raid, entre sable et dunes, pluie et soleil, amitiés et sport.

Bref « Ohé, les filles… c’était super de vous avoir à nos côtés aux moments les plus improbables… » Merci à Emma pour son accueil, à Cath pour sa vitesse et son sourire, à Stéph ma partenaire…

L’esprit des Elfes a encore soufflé ce WE, Maxi Cross de Bouffémont (95)

 

Décidément cette course n’est pas comparable aux autres. Chaque année depuis 3 ans, on y vit des événements en équipe. Mais jamais de victoire d’étapes ou par catégorie. Va savoir pourquoi !!!

Il y a eu le départ lancé en 2016, l’erreur de dossard et la gamelle de Régis en 2017 et cette année c’est encore Régis qui gagne la C*** d’Or. Récit.

Samedi, échauffement sur le baby Cross (10 kil) pour Claudine, Junior (Sylvain) et Mumu.

10 km de neige, un peu de boue mais surtout un grand soleil. Hanka Princesse (jolie braque français) et Jimmy Bourrique (mini golden) sont de la partie et se régalent. Le soleil aussi est de sortie et cela nous ravit.

Dimanche, le classique Maxi pour Junior et Régis.

Après la non moins classique pasta party du samedi soir, RDV est pris pour nos deux champions à 7h00. Claudine et moi, supportrices, partirons à 7h30. Dom est partie avec Régis. Nous sommes en route direction Bouffémont toutes les deux avec nos 3 chiens, quand le téléphone sonne dans la voiture. Il est 7h45… nous sommes dimanche. La seule option retenue est … ce sont nos champions ! Je freine alors, au moment de m’engager sur l’autoroute. « Mumu, C’est Régis… tu es partie de Carrières ? Tu es loin ? Parce qu’il va falloir que tu me rendes un « groooos » service… Mon sac avec ravito, camel, chaussures de course a du tomber dans le jardin de la maison, ou sur la route entre la maison et la salle des fêtes… je n’ai rien pour courir !!! » Ah oui. Quand même. Il y a du lourd, là !!! Rires.

Marche arrière de 20 mètres… coup de chance nous n’étions pas encore engagées sur la A86… mais tout juste au feu !!! Direction Carrières.

  • Mais comment ses affaires ont pu « tomber » ?
  • Il a du les mettre sur la voiture…
  • Mais enfin comment il n’a pu ne pas s’en rendre compte…
  • Je ne sais pas…

Et soudain, au rond point de la dite salle des Fêtes…

  • Oh, dis… la, au milieu de la route, c’est une chaussure de Régis !
  • Oh… je descends. Bouge pas. La voilà.
  • Ah oui pas de doute ! C’est bien une speedcross !
  • Bon alors il faut regarder partout maintenant en direction de sa maison… il a peut être tout semé !

Bon, finalement c’est dans le jardin qu’on trouve en vrac : camel, sac à dos, et 2ème chaussure !!! Allez hop, on met le GPS et c’est reparti direction Bouffémont. Il est 8h00 !

  • Claudine, le gps indique quoi comme heure d’arrivée ?
  • 8h33…
  • Zut la course démarre à 8h30. C’est chaud. Guide moi, je ne peux pas lire le GPS et accélérer !
  • … Gauche, droite… sortie… etc
  • Quelle heure d’arrivée ?
  • 8h31… c’est presque bon… encore 7 km.
  • Quelle heure d’arrivée ?
  • 8h30… encore 2 km…
  • Ca va le faire… si ce naze devant veut bien avancer un peu !!!
  • Allo, les Filles, vous en êtes où ?
  • Pas loin. Le GPS dit 8h29, sur zone…
  • Ok je prends le départ et on se retrouve à mi course au Château de la Chasse.
  • Impossible, on ne pourra pas te retrouver… et avec tes chaussures lisses tu ne pourras pas courir… Reste au départ, concentre toi sur la course, on arrive.
  • Il dit quoi le GPS ?
  • 8h28 !!!

8h28. Bouffémont, on jette la voiture en vrac, à 100 m de la ligne de départ. 100 m de course à fond avec les affaires de Régis à bout de bras. L’homme au micro est en train de mobiliser les coureurs : « dans une minute le départ !!! »

  • Monsieur, monsieur, vous pouvez appeler Régis au micro et lui dire que Muriel est là avec ses affaires de course !!!
  • On appelle Régis à l’arche départ, Régis est attendu par Muriel… Régis doit se présenter à l’arche de toute urgence…
  • (je prends le micro) Rééééé-giiiiis je suis là !!! Viens à l’arche !!!

Et voilà Régis (un peu surpris !!!) qui vire ses chaussures lisses… On ne regarde pas les yeux des autres coureurs !

  • Départ dans 5 secondes…

Enfilage de la speedcross 1…

  • 4 secondes…

La seconde speedcross

  • 3 secondes…

Virer le blouson…

  • 2 secondes…

Virer le sweat…

  • 1 seconde

Enfiler le camel…

  • C’est PAAAR-TIIII… Bonne course à tous !!!

Et moi devant le paquet de trucs lâchés en vrac…(pour rester polie !!!)  N’en revenant pas que Régis ait pu prendre le départ !!! Soudain c’est Sylvain qui est devant moi avec Hanka : « Tu as vu Régis ? … je le cherche pour le départ ! »

En plus, ce cochon de Régis réussit en douce à prendre le départ devant Sylvain !!!

Bref, après ce démarrage en fanfare sur le Maxi Cross des Elfes, Dom, Claudine et moi, garons la voiture correctement, et prenons (calmement !) le chemin des bois direction le Château de la Chasse pour voir passer nos champions. Une belle rando sympa, entre neige et gadoue, entre copines surtout avec café et biscuits pour la pause. Notre course à nous… on vient de la terminer : Dom en soutenant son Hom et en évitant d’amplifier son stress, et nous en récupérant les affaires pour arriver pile au départ.

Le reste, c’est Sylvain qui perd sa Hanka sur la course. La jolie bestiole ne voyant plus son maitre a décidé de faire le chemin à l’envers… Le temps de réaliser la chose et de la retrouver, notre Sylvain se retrouve avec les coureurs balais !!!

Bon, comme vous le voyez, chez nous le sport n’est pas dans l’exploit sportif… mais dans ses « à côtés » !!!

PS : Je crois que je vais inviter les DDD à lire ce papier, afin qu’elles sachent à quoi elles s’engagent en nous rejoignant sur le triathlon de Deauville en juin prochain ! Rires.

Le super Bélier de la Clusaz : Bilan d’un we magique, 26.08.2017

Un résumé chronologique serait long et fastidieux, alors en vrac les grands moments de ce WE, une sorte de patchwork émotionnel et sportif. Une belle course, un cadre de rêve, un super Bouc (Régis) et des Super Biquettes (Clarisse et Bérit) !!!

L’inscription et les premiers délires

  • Régis : oui, pourquoi pas une course de montagne, j’en n’ai jamais fait. Ce serait ma première
  • Sylvain : Ok, on fait laquelle ? Le 27 ou le 42
  • Mumu : Pour 10 euros de plus, on a le combiné : 7 km en CLM (Contre La Montre Femmes / Hommes) le vendredi , 27 km le samedi matin et 42 km le dimanche.
  • Régis : t’es dingue ???
  • Sylvain : oui pourquoi pas… ça se réfléchit…
  • Mumu : Il faut le gérer comme un raid avec plusieurs étapes, c’est tout !
  • Régis et Sylvain : ok… on va au Super Bélier (appellation du Combiné !)

Jusque là tout va bien… Claudine se décide à faire son premier trail de montagne avec le 7 km CLM du vendredi soir. Et s’inscrit à l’Agneau, Rando marche du dimanche, de 13 km. On vous passe les détails des entrainements entre ceux qui sont à la mer (alti 0, course dans le sable…), ceux qui bossent. Rdv est pris au Chalet Bouton d’or à la Clusaz notre gite.

Arrivée au Chalet et premières inquiétudes

Alors les photos du chalet montraient un grand champ et le descriptif vantait un chalet idéalement placé à 5minutes du départ de la course. Tout cela était vrai. Ce qui n’était pas indiqué était que le devant du chalet est en fait SUR la route passante des Aravis. Un enfer de bruit et de circulation… une terrasse pas fermée. Bref, impossible de prendre apéro ou repas dehors, impossible de lâcher nos chiens Goliath, Hanka, Fize et Jimmy, et surtout impossible de dormir avant 1h30 du matin et réveil 5h30 dans le meilleur des cas. Grosse misère comme cadre d’avant course. Du coup, on devait rester une semaine, on va quitter le gite le lundi, lendemain des courses. Pourquoi on n’a pas changé ? Parce que trouver un gite qui accueille 5 adultes et  4 chiens… pas facile !!! La Proprio a été fairplay et nous a réduit le prix de pension aux nuits utilisées.

Vendredi Contre la Montre Femmes / Hommes : quand on fait le contraire de ce qu’il faut et que je fais la connaissance de 2 super biquettes : Berit et Clarisse

Nous ne sommes que 4 femmes inscrites au combiné du Super Bélier. Nous nous repérons vite car nos dossards commencent par 70. Tout de suite nous nous saluons avec Clarisse et Bérit et nous commençons à papoter. Complicité évidente entre 3 nanas qui partagent la même passion avec le même état d’esprit de fairplay et sympathie. Nous échangeons un regard avec Christiane, la 4ème, mais la relation est différente. Nous n’insistons pas.

  • On part pour 3 jours de course, donc on ne se met pas au taquet sur les 7 premiers KM du CLM
  • On est d’accord, on s’économise…
  • Oui, il faut gérer…
  • On est d’accord, on ne se tire pas la bourre…
  • Oui, je t’ai dit… on y va cool !
  • Et puis moi je ne suis pas rapide sur ces distances…

Tu parles, Charles !!! La première course part vite. Les féminines, dont Claudine, Clarisse, Bérit  et moi, partons 6 minutes avant les Garçons, dont Régis et Sylvain. Les femmes partent très vite sur cette distance, et je vois au loin Clarisse et Bérit filer. Impossible de suivre les 2 biquettes. Je me surprends à lâcher à Claudine « bonne course» et à partir au train pour rester au contact visuel des 2 nouvelles copines. Une grosse côte au départ, zut. C’est pas mon truc, surtout à froid. Puis un peu de plat, du bitume, je zappe le ravito du KM 3, je commence à être mieux et soudain du plat… J’ai perdu de vue Clarisse et Bérit mais je sens que j’ai une bonne foulée, je me laisse partir. Je cale le souffle et jette un regard à la montre… 13.8 Km/h oups… c’est rapide. Trop. En même temps je suis bien et je me dis « si je tiens, c’est pas sûr que Sylvain et Régis me reviennent dessus. » Alors forcément je me mets la pression et je tiens. Je fais pile poil ce qu’il ne faut pas faire… Mais ce n’est que du plaisir ! Et là, je ne résiste pas.

Régis de son côté a décidé de tester des nouvelles chaussures Hoka sur la course… c’est malin. Un drop trop haut, une chaussure instable et c’est la gamelle dans la descente. Pile poil ce qu’il ne faut pas faire !

Sylvain part vite… me cherche et accélère. Me cherche, accélère encore… « je cherchais un point bleu, je guettais, j’accélère, dit-il, en me disant que je dois pouvoir te rattraper… » Pile poil ce qu’il ne faut pas faire !

J’ai maintenu le train, une belle allure, et passe la ligne… le temps de me retourner et c’est Sylvain qui arrive « zut, je ne t’ai pas rattrapée »… et 2 minutes plus tard c’est Régis qui arrive en râlant « je me suis cassé la g… c’est nul ! » Oui, le drop nous semblait haut pour une chaussure de trail, mais on n’a pas insisté pensant que la fille de Hoka savait ce qu’elle faisait et qu’elle avait du faire des recommandations à Régis. Il est pô content, le Régis !!!

Et soudain c’est Claudine qui arrive toute contente, elle, de terminer son premier trail. Elle est la seule à avoir fait pile poil ce qu’elle avait dit : moins d’une heure sans se mettre la pression !!!

Je retrouve vite fait Clarisse et Bérit qui ont bien gazé… on se quitte. Direction la douche et les pâtes, car demain, il y a la course « phare et historique » le trail 27 km du Bélier.

On apprendra le lendemain que Clarisse a fait 2ème V1 sur le 7km et moi 2ème V2… on a loupé le podium, car nous n’imaginions pas ce résultat. En fait, on a vraiment bien couru cette première course !

Samedi : retrouvailles entre nanas et premier vrai défi : le Bélier, 27km

Le matin, le village de la Clusaz se réveille doucement. Régis et Sylvain décident de descendre à la dernière minute sur la ligne de départ. Je pars un peu en avance avec Guillaume qui nous a rejoints. Nous trottons tranquillement pour nous échauffer et je cherche du regard Clarisse et Bérit. Même réflexe de leur côté.

  • Comment ça va ? Tu as bien dormi…
  • Bof et toi ?
  • Pas trop… du stress…
  • Oui pareil, et toi ?
  • Pareil …
  • Bon on part moins vite aujourd’hui !!!
  • Oui c’est sur, 27 km ce n’est pas la même limonade !!!
  • Oui les filles, on se retrouve après…
  • Super….. bonne course !

Nous prenons le départ et c’est parti pour 3 à 4 heures de course pour chacun. La grimpe des Mouilles sur 4 km au départ, puis les Radada, le lac des Confins, la descente des Joux, puis la montée du Beauregard et sa descente raide et technique sur la Clusaz. Un parcours de rêve… une organisation sans faille et du rebloch’ à tous les ravitos !!!

Retrouvailles de nouveau… les filles ont super bien couru. Je suis limite barrière horaire… mais ça passe ! On se retrouve le lendemain… pour le verdict ! Clarisse arrive 3 et Bérit 2, je conforte ma place de 4 !

Le super Bélier et son final : le marathon du Bélier, 42 km, 3 sommets dans les Aravis

La nuit est blanche… 4ème de suite avec le stress et le bruit du Gite. Lorsque le réveil sonne, je viens de sombrer dans le sommeil. Sursaut. Je saute du lit et c’est en pyj’ que je retrouve Régis dans la cuisine. « je ne suis pas sure de prendre le départ… je suis morte de fatigue. Pas dormi. » « Comme tu veux, moi j’y vais », est sa réponse. Il est déjà en tenue. Le départ est dans 50 minutes. Je n’ai pas beaucoup le temps de réfléchir.

2 options : ne pas prendre le départ… ou le prendre dans de mauvaises conditions, gérer et voir venir. Ca peut passer, comme pas… Mais si je ne prends pas le départ c’est un abandon. Retour dans la salle de bain et je me mets en tenue. Pas question d’abandonner.  « Ah, je préfère ça… » me dit Régis. Et moi aussi !!! mais bon, il va falloir gérer : 42 km, 3 sommets et 4 nuits blanches… Claudine et Dom sont des reines : elles vont gérer mes chiens, les sortir… pour que je puisse faire la course. Dans ma tête je pars pour 8h/ 8h30…

Ligne de départ… retrouvailles… (Bis)… et serre file !

Sur la ligne, ça parle peu ce matin là. Entre concentration et contrôle des matériels obligatoires des coureurs. Oui, sur ce genre de course, pas de place à l’improvisation : couverture de survie, sifflet, éco gobelet (pour éviter les gaspillages aux ravitos) et coupe vent. Pour moi manchettes et serviette garot (en cas de cheville en vrac). On passe le contrôle technique calmement. Les bénévoles sont top, efficaces et gentils.

Je retrouve Berit et Clarisse. Nous sommes fatiguées toutes les 3. Et les 2 « biquettes » sont ex aequo aux points, au départ du marathon, pour le classement du super Bélier : chacune ayant été 2 et 3 aux 2 premières courses. Christiane fait sa course en tête et ne nous salue pas… Perso, je fais la course derrière avec deux nouvelles copines super chouettes !!!

« Bonne course les filles… » C’est reparti. Très vite (pour cause de pause pipi entre autre !!!) je me retrouve dernière de la course avec le serre file Joel. Je suis fatiguée. Très fatiguée. Heureuse d’être là… mais fatiguée. Je grimpe les Mouilles (les mêmes 4 km qu’hier, avec 10% de pente !)… puis on enchaine sur le Danay… ça grimpe encore. Joel est super : je lui dis de me laisser seule gérer les montées. Il reste derrière avec sa radio. Le Danay… je suis sa damnée ou quoi… Pas un mêtre de plat !!!

Ça descend… trop raide pour courir. Ma cheville droite, bien que strappée, me rappelle sa faiblesse. Lac des confins… le paradis… et pourtant je flanche. Je vois des randonneurs. Il est possible que Claudine, Sabrina, Hugo, Dietrich et Gis’ soient dans les parages. Si c’est le cas, je termine avec eux. J’appelle Claudine… coup de bol, ils viennent de prendre le départ… je me trompe de course. Les randonneurs qui sont là sont ceux du 24 km, pas ceux du 13… Claudine a des mots super gentils au téléphone. Du coup, seule, je vais poursuivre. Mais c’est long, très long.

J’attaque le col du Voret, 1950 m… une énorme côte entre racines et caillasses. La misère. La barrière horaire devient limite au Crét du Merle. Je dois être là bas avant 4h15 de course soit 11h15. Joël me dit que c’est encore possible. Je n‘ai pas les jambes. Et dans les descentes, je n’ai pas ma cheville… je ne regagne pas le temps perdu.

4h25 Crêt du Merle : les 10 minutes fatales.

Pour 10 petites minutes, je rate la barrière horaire au Cret du Merle. Le boss de la course est là. « je suis désolé, me dit-il, je dois enlever les puces de ton dossard… c’est trop tard ! » Je ne discute pas, je sais. Aujourd’hui ça ne passe pas. C’est ça le sport… un jour tu fais un podium en V2 et le lendemain tu ne passes pas la barrière horaire. Je prends le temps de m’acheter un coca au restau d’altitude et quand je reviens il me dit « tu as deux options : rentrer avec la sécurité en 4×4, ou rejoindre le parcours de la  Rando 24 km. Il te reste alors 11 km à faire. C’est comme tu veux. » Alors ce sera le parcours du Rando 24, pas question de finir en voiture. Je prends mon temps… je profite du Reblochon… et c’est reparti. Dans ma tête il me reste 1h30 /1h45 de course.

J’appelle les copines pour les prévenir. Claudine est sur le point d’arriver à la Clusaz, elle termine sa Rando 13 Km, Dom attend Régis.

Fin de parcours en trotting… ligne d’arrivée avec les super Biquettes !

La fin du parcours Rando 24 est roulant. Je trottine tout le long et me fait même engueuler par certains randonneurs qui ne comprennent pas mon allure. Pour eux, courir est un non sens sur une rando non chronométrée. Sauf que moi, je suis partie depuis 5 heures… et je suis la dernière du marathon, alors je ne suis pas là pour marcher, mais pour terminer ma course. Alors au début, j’explique… après je passe en ignorant les râleurs. S’ils veulent se polluer leur rando, c’est leur choix. Moi, je termine mon marathon et je profite (enfin !) d’un parcours roulant !!!

Entrée dans la Clusaz, l’arche d’arrivée est en vue. Devant elle, Clarisse qui a terminé. Quelle championne ! Elle m’accueille. Je lui explique la barrière horaire.  « Tu n’es pas trop déçue ? » me dit elle… « Si bien sur je suis déçue, mais au moins j’ai tenté !!! » On se prend dans les bras. Elle sait ce que je vis à ce moment-là. Les mots sont inutiles. Je lui demande où est Berit et qui des deux est la 2eme ? « Bérit ne devrait pas tarder, me dit-elle, je l’attends, je suis 2ème derrière Christiane ». « Alors j’attends avec toi… je ne vais pas passer la ligne avant elle, car ils vont voir le dossard 7016 et croire que je suis la 3ème de la course… alors que je suis hors course. » Et soudain la voilà… « Bérit, Bérit, Bravoooo… super ! » Quand elle est passée, je marche vers la ligne… et suis accueillie comme la 4èeme femme du Super Bélier. C’est fini… C’est top.

La fontaine des copines

Nous nous retrouvons toutes les trois… Régis arrive aussi. Et nous allons mettre nos gambettes meurtries dans la fontaine fraiche. On refait un peu la course… on parle des prochaines. Bérit se prépare pour un 160 km en solo en semi auto suffisance (Rien que ça !) et Clarisse pour un 55… bon moi je vais faire 5km de natation en mer à Nice !!! Je vais chercher des bières… c’est juste ça aussi le sport. Des moments hors du temps où les rencontres sont précieuses au-delà des exploits.

Le team Koelher est reparti vers le grand Bo… c’était bien de vous retrouver ici. Chacun reprend sa route et moi je garde tous ces moments précieux comme autant d’étoiles dans le ciel. Ils brillent même s’ils sont passés.

Bonne récup’ aux Biquettes : Clarisse, Bérit, Claudine, Gis, Sab’ et aux boucs Sylvain, Régis, Dietrich.

Et bravo aux Super Biquettes pour leur podium !!!

2017.07.15, SwimRun Aquaterra, Distance L… le premier d’une longue série.

Ça part d’un délire comme d’habitude ! Deux potes sont sensés venir à l’Aquaterra, je me cherche un binôme. C’est Sylvain l’heureux élu. Les 2 potes ne viennent pas et nous… on s’éclate ! Bien prêts à re-signer dès que possible ! Retour sur cette belle course.

  • Le SwimRun, définition

Une course qui vient de Suède, inventée par 4 suédois une nuit de fête… le but relier les iles à la nage et les traverser en courant !!! Cette discipline arrive depuis 2 ans en France et se développe. Elle consiste donc, en binôme, à alterner des séquences course / nage en milieu naturel et sans assistance extérieure. Donc on nage avec les chaussures de course et on court avec le matériel de nage ! Autant dire que en course cela semble déjà bizarre, mais en répétition solitaire avec son seul binome dans la Meuse comme Patrick ou sur le Bassin d’Arcachon avec Stephanie … on passe pour des DD (Clin d’oeil à Steph’ !!) : Doux Dingues ! Le jour de la course arrive !

  • Le matériel, des questions et une crainte : trouer la combine !!!

Quand on se lance dans une nouvelle discipline, il est raisonnable de regarder quelques tutos et conseils de pros sur le net.
Chaussettes ou pas : 90% des coureurs disent oui… moi non. Je sais que j’ai des bons pieds et des chaussures parfaites (Speedcross Pro de Salomon) donc sans chaussettes. Sylvain opte pour les chaussettes.
Combine ou pas combine… alors là le gag ! L’eau du Lac des Bort les Orgues est annoncée à 21. J’opte pour la tri fonction. Sur place je suis en train de régler le pull boy qui sera attaché à la cuisse et je vois une équipe en combine. Je questionne. Ils ne sont pas débutants et pour eux la question ne se pose pas : combine ! Meilleure flottabilité, protection contre le froid avec la fatigue… Ok je décide de changer. Sauf que dans la voiture, j’ai bien la combine (Orca Core parfaite), mais pas pris le maillot de bain !!! Ok pas grave, on met la combine comme la tri fonction… sans rien dessous. Il ne faudra pas chuter ou trouer la combine sur la partie course.
Le reste ne pose pas de question. Quelques pâtes de fruits dans la jambière… Les plaquettes à mettre sur le dos de la main en course, les lunettes sur le bonnet… des détails. Tout est calé.

  • Un format L et un temps estimé de 4h.

On ne va pas faire toute cette route pour une course de 5 km. Donc ce sera le L pour débuter. C’est quoi le souci ? Donc le format L est annoncé avec 21 km. Super… dont 19 de course et 3 de nage… ah oui ??? Déjà ça bugue un peu. Mais ce n’est que le début. Nous estimons notre temps de course à 4h00 avec Sylvain qui ne nage que la brasse et mon niveau de CAP…

  • La course… sublime et un peu plus longue que prévu !!!

Départ en côte à froid, c’est rude pendant 1.5 km puis descente vers le lac et premier bain. Elle nous semble fraiche ! Mais 260 m, c’est vite passé. On attaque la seconde portion course… et tout va bien pendant 3h30. Nous sommes dans la 5ème portion course annoncée de 4km… Normalement, au km 13.2 à la montre, on devrait entrer dans l’eau pour la dernière portion nage de 800 m. Nous courons, ça grimpe, parfois 22% de pente, des dévers, des troncs à passer… un vrai trail façon Bouffémont pour la pente façon Indian Race pour le traçage : singles et mikados entre les branches et dévers !!! On met les mains. Ma seule pensée : ne pas chuter et ne pas trouer la combine !!!
On arrive au km 14, puis 15 puis 16… on est dans la forêt, puis au raz des champs… on s’éloigne du lac !!! Gros moment de doute… ça monte toujours !!! Il fait une chaleur de bête, le bonnet me sert la tête ! On voit deux chasubles devant nous en sens inverse ! Zut, on s’est planté ! Non, ils nous ont vus, ils font demi-tour !!! Eux aussi se sont crus perdus. Et km 16,8 une énorme descente dru dans l’pentu ! L’eau est là : 17,2 km à la montre ! Oups… soit on est parti pour plus que 22, soit la dernière portion course ne fait pas 8 km !!!
– Hello Mr Bénévole… elle fait combien la section course qui suit ?
– Vous avez 800 m natation jusqu’au Camping des Aubazines, puis 8km course et c’est fini…
– Ah oui… rapide calcul… 17.2 + 0.8 + 8 = … 26 !
On arrête de réfléchir, bien décidé à profiter de l’eau pour rafraîchir nos bodies et finalement rassuré de bien être sur le parcours du swimrun et pas sur celui du 110 KM !!!

En face, Thierry et Fize nous attendent… une photo et hop, cette fois on vire bonnet et lunettes, et c’est parti pour un dernier trail… des côtes, encore des côtes, ça monte toujours… et là… km 24.5… la bascule et ça descend, version Sierre Zinal : 17% sur route… la misère, les genoux claquent, les pieds claquent… je pense à la fameuse rétroversion du bassin, mais la fatigue est quand même là !!! On double un duo. C’est dur pour eux. Traversée du village, on passe devant les bars où de nombreux pervers sont à la bière !!! Je me prends à en vouloir une, là de suite, mais il faudra attendre quelques centaines de mètres…

  • Un bilan plus que positif… enthousiasmant !!!

C’est fini. C’était juste top… La ligne droite. Et hop… c’est déjà fini ??? 4h29 d’effort et on se dit qu’on n’a pas vu le temps passer. Une bière pour la grenouille, un coca pour le cabri !!!

Alors pour ceux qui ont fait quelques courses avec nous, le swimrun Aquaterra c’est :
– Une arrivée façon Sierre Zinal : 2km raides avec l’arrivée qu’on entend depuis en haut !!!
– Un tracé Indian Race : branches, mikados, troncs, dévers, rivières
– Un kilométrage à la Chocotrail : tu pars pour 21 (19+3 !!!) et tu finis à 26 !
– Un relief à la Bouffémont : Ca monte ou descend… jamais de plat (sauf quand tu nages évidemment !) D+ de 1200/1400m selon les runners du trail 21.
– Mais un décor unique : Le Lac de Bort les Orgues, phénoménal. 30 à 110 m de fond : une eau noire et calme…
C’est sûr on revient l’an prochain. Et tant pis pour les copains qui ne sont pas venus… ils ont manqué une très belle course.

Ah au fait, on avait le dossard 51 !!!

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Maxi Cross de Bouffémont, l’esprit des elfes a encore souflé ce WE !

20170226_112421Maxi Cross de Bouffémont 26 février 2017.

La marque de fabrique des Suricates est que rien ne se passe jamais comme prévu… Le Maxi Cross de Bouffémont, c’est notre rdv depuis 3 ans. On aime l’organisation, les bénévoles super sympas, le parcours en or… Oui, et… ça ne s’est pas passé comme prévu ! Ok pas grave ! Récit.

Inscrits ou pas inscrits, mais inscrits quand même !

Cette année, Sylvain et moi, nous sommes inscrits depuis… lurette. Ray déclare forfait pour cause de love story (tu parles d’un alibi !!!), Régis n’est pas dispo. Sauf que évidemment, 3 semaines avant la course, quand tout est archi full… Régis se réveille « ah, au fait pour Bouffémont, finalement je ne bosse pas ce WE là… » Ok. Mumu est en manque d’entrainement… Du coup « Allo, Aurélien, on peut changer de dossard ? Régis prend ma place… » Et là tu reçois dans les 2 heures un mail qui te dit « pas de souci, envoie moi les infos à Esprit des Elfes » et le tour est joué. C’est aussi cette souplesse et cette bienveillance qu’on aime au Maxi Cross…

Puis c’est le clin d’œil d’Aurélien « ah tu viens avec ta chienne ? Elle a quel âge ? Tu as une photo » et ça donne le post sur Facebook !!!

fize

« Si il vous prenait l’envie de couper dans le M, il faudra négocier avec Fize notre bénévole » !!! qui génère quelques partages !!!

Briefing et pasta-génépy d’avant course… jusque là tout va bien, ou presque !

La veille… notre classique pasta party carrillonne, et sur le coup de 23h00 :

  • Au fait c’est à quelle heure demain ?
  • Tu as mon certif ‘ parce que je n’ai plus d’imprimante ?
  • J’ai pas réussi à télécharger ma licence de tri, tu as la tienne ? Ah oui et on fait comment pour la récupérer…
  • Au fait, un petit génépy ?
  • Ah ben là si tu me prends par les sentiments !

Et ce sera finalement une nuit assez courte qui précédera la course.

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Retrait des dossards : c’était presque parfait sauf que…

Sur zone, pas de souci pour Sylvain. Mais on ne sait pas pourquoi à Bouffémont on est toujours un peu au taquet avant la course (Lire Bouffémont 2016).

Taquet amplifié pour Régis qui ne peut retirer son dossard… déjà retiré par un coureur ! Ah ben ça ! Et notre Régis, il n’aime pas les imprévus à quelques minutes de la course ! La tension monte un poil. Ok pas grave… Raymond est surement là en douce !!!

Juste un peu de stress et un changement de dossard plus tard les voilà sur la ligne.

Ma course, hors course… sur la course, j’espère ! Sinon, pas grave !!!

Perso je suis partie devant avec Fize dans le but de les voir passer au cimetière avant de couper direct vers le M.

« Bonne course les garçons ! » Et hop me voilà partie…. Sans carte, sans boussole (de toute manière elle n’aurait pas servie à grand chose !!!) dans une forêt que je ne connais pas… à la recherche d’un truc que seuls les coureurs du MaxiCross connaissent le M que la course dessine sur le flanc de la colline ? Un truc bien raide et bien « débile », puisque tu montes le flanc de la colline, tu le descends 15 mêtres plus loin… pour le remonter aussitôt… pour le redescendre aussitôt !!! Mais c’est ce M qu’on aime dans cette course et il en est en grande partie « l’Ame » comme le Goudard à Marvejols, ou le Galibier au Tour de France !!!  Les coureurs balais qui passent me donnent quelques repères, et me voilà partie avec ma Zouille (Surnom de ma Fize Beauceron !). Ca loupe pas, j’ai oublié la moitié des indications au bout de 400 m. Me voilà dans la foret…

  • Pardon Monsieur, je cherche le M, vous savez vers où il faut que j’aille ?
  • Le quoi ?

Ok… pas grave…

  • Pardon madame, est ce que vous avez vu des coureurs ?
  • Oui pourquoi ?
  • Non je veux dire une course ?
  • Non pourquoi ?

Ok pas grave…

  • Pardon Monsieur, vous savez où se trouve le M ? Enfin je cherche une colline très raide…
  • Oh la mais il n’y a que ça ici !

Ok pas grave…

Finalement au gré des Pardon Monsieur, Pas grave… pardon Madame… pas grave, je retrouve la rubalise Hoka One !!! Bingo !!! Je suis sur le parcours. Bon alors… dans quel sens partir ? Car avec tout les radadas et les pirouettes de la course… tout est possible.

Ok pas grave… on prend un sens et on va réfléchir en avançant… et vous allez m’aider !

Enigmes…

  • Sachant que les coureurs sont partis à 7h00 pour le 40 kil… à 8h30 pour le 25
  • Sachant que les coureurs balais débalisent au fur et à mesure et normalement derrière la course (il n’y a que sur la Course du cœur que la voiture balais double les coureurs sans les voir et débalise devant eux en mettant un joyeux bazar dans le Morvan !!!)
  • Sachant que je vais au mieux à la vitesse des coureurs balais
  • Sachant qu’il est 9h40 quand je tombe sur le parcours (et que ça fait donc 1h15 que je cours !!! Je précise !)
  • Dans l’hypothèse où je suis devant la course dans combien de temps les coureurs devraient me doubler ?
  • Dans l’hypothèse, où je suis en sens inverse… dans combien de temps je devrais les croiser ???

En fait cette énigme me rappelle mes heures noires au collège !

Bref, zouzou et moi avançons tranquillement à 9km/h en priant quand même (pour moi, car ma chienne me fait une confiance aveugle, je le vois dans ses yeux !!!) pour être dans le bon sens, c’est à dire le sens qui me conduit vers l’arrivée avec les coureurs dans le dos… et pas sur la boucle du 42 avec les coureurs devant moi !!! Car là ce serait grosse misère… je n’ai pas prévu de faire un Maratrail ce matin !!!

Soudain je vois une dame qui a l’air d’être assise sur un tronc et d’attendre…

  • Pardon Madame, vous êtes de l’organisation de la course (Ma voix pleine d’espoir !!!)
  • Non, j’attends les coureurs… en espérant être sur le bon parcours… et dans le bon sens
  • Ah, ben moi aussi (Voix sans espoir qui tue le sien !!!) Et nous décidons d’attendre toutes les deux.

Enigme 2 :

  • Sachant que nous avons attendu 15 minutes
  • Que le premier dossard rouge arrive
  • Qu’on apprend alors que nous sommes à 1 km de l’arrivée
  • Quelle heure est-il ? Lol

Rien ne se passe comme prévu… ni avant, ni pendant !

Je reprends alors ma course vers l’arrivée avec ma Fize… je n’ai jamais vu le M !!! Mais j’ai vu des champions arriver.

Puis voilà les nôtres de champions… Sylvain d’abord dont la première phrase est :

  • Ne soyez pas choquées Dom et Mumu, quand vous verrez Régis… il est tombé… il a le pif explosé !

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Effectivement notre Régis … est marqué par sa course. Une vilaine chute au km16 !!! Mais avec un mental de warrior, il a terminé. Nous avons décidé de mettre tout ça sur le compte de Raymond, les absents ayant toujours tort !!!

Bilan comme prévu : Bouffémont un vrai esprit des Elfes… une valeur sûre !!!

Qu’est-ce qu’on retient de Bouffémont qui est devenu au fil des ans notre rdv annuel :

  • Rien ne se passe comme prévu : l’an dernier départ lancé car on a sous-estimé la distance parking / départ) + Hypoglycémie de Régis, cette année Mumu qui cherche la course pendant 2 heures et Régis défiguré, Sylvain en tête… Raymond absent.
  • Un parcours toujours aussi exigeant mais topissime… bien sec cette année !
  • Un organisateur plein d’humour et de prévenance pour ses coureurs !
  • Des bénévoles super souriants et accueillants
  • Un vin chaud… hummm… no comment ! On mettra le taux d’alcoolémie sur le compte d’une mauvaise catalyse des endorphines !!! Ca devrait passer !
  • Un buffet comme on en a rarement aux arrivées !!! Merci mille fois.

Quand les Suricates sont maraboutés sur un WE de course, Marathon des Villages, 23 oct. 2016

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KM 39 : 50 marches à grimper à l’Herbe, vue sublime !

Nos courses se suivent… sans jamais se ressembler. Il y a cependant un point commun à toutes nos courses : c’est la compétition pour le boulet d’or ! Entre les erreurs de dossards (Deauville), les départs lancés (Bouffémont), les ravitos congelés (24h00 de l’Echo), les clés dans la voiture (24h00), nous ne savons jamais lequel de nous 4 (Sylvain, Régis, Ray et moi) va faire la plus grosse boulette… Et en fait, je crois que c’est ce piment de suricate que nous aimons. Le WE du Marathon des Villages (Cap Ferret, 33) a été à la hauteur de nos espoirs !!!

Un contexte classique

Je fais court sur la partie course : un marathon, 42 kil et des broquettes à courir en relais. L’équipier 1 assure 16 bornes et le 2 le reste : en gros, 27.Nous sommes 2 équipes : Les Rapetous, Christelle Eq1, et Eric Eq2 (ils viennent de Limoges pour la course), et Raymond Eq1 et moi Eq2 pour les Suricates. Le même we Sylvain assure un trail nocturne de 13 bornes samedi soir et un canicross le dimanche matin.  Régis poursuit ses entrainements natation pour sa reprise de blessure.

Le coup de la panne… j’en ai rêvé !

Veille de course, pasta partie, nous sommes sages… au lit et départ convoi auto à 7h30 le dimanche matin pour être sur Zone à 8h30. Départ de course 9h30. On a de la marge. Nous partons à 2 voitures car Eric et Christelle repartiront direct à Limoges ensuite. Evidemment, les garçons demandent à faire une pause naturelle et nous décidons d’un stop à 8 km de la ligne de départ. Au moment de repartir… le « camion », la voiture des Suricates décide de ne plus démarrer ! Panne ! Je fais le coup de la panne à Raymond, à 8 km du départ d’un marathon en relais.

Gestion de crise… mais avec 2 gendarmes dans l’équipe, c’est vite vu !

Ok, briefing équipe. Comment on gère la galère ? On teste d’abord quelques trucs : pousser la voiture, tester la batterie. Rien, que dalle, nada… 15 minutes sont passées. Le départ de la course est dans 40 minutes. On ne doit plus beaucoup tergiverser. Je prends les choses en main : « Filez sur place, Christelle et Eric vous faites la course. Ray, tu prends le départ. Tu gères ton allure, car je vais appeler le dépanneur et faire en sorte qu’il prenne la voiture. Avec les 16 kil, si tu mets 1h30, il faut que je sois sur place à 10h50 au plus tard. C’est jouable. Mas il est possible que j’arrive en retard : dans ce cas-là tu continues ce que tu peux et je relaye quand je peux !!! Si ça se trouve tu vas faire un marathon !!! » On prend le temps d’en rire quand même.Christelle est super stressée de me laisser seule sur le bord de la route avec le T5! Les voilà qui filent avec la deuxième voiture et j’appelle le dépanneur. Puis les parents qui devaient être devant leur maison au KM 25… pour les avertir qu’on peut avoir un aléa !

Et hop, la voiture est partie et moi repartie !

Le dépanneur arrive en 45 minutes… top ! Bilan : le démarreur est en vrac. Bref, le diagnostic est posé. « Vous prenez la voiture, Monsieur ? Oui, ok cela vous dérange si je commence à faire du stop ??? » Et hop me voilà avec le pouce en l’air et la première voiture s’arrête.

Mon chauffeur bienveillant se trouve être coureur à pied, nous avons de suite de quoi discuter pendant les quelques km jusqu’au départ.Raymond court depuis 45 minutes. Et papa m’appelle : « T’inquiète pas, papa, je suis en voiture. J’ai fait du stop, et j’ai été prise par la première voiture… » Mon chauffeur intervient « j’ai pas eu le choix, elle était au milieu de la route !!! ». Ben quoi, on fait du stop ou pas !!! Et moi j’ai un relais à assurer dans 1h00 !

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KM42…

Qui a marabouté les suricates ?

Là-dessus c’est Eric qui appelle : « on a ensablé la deuxième voiture en se garant à un endroit où il n’y avait personne (tiens donc !!!) et un peu vite car on était à la bourre !!! (ah oui ???) Faudra pousser après la course !!! » Bon, là on commence à être dans un vrai we de suricates !!!

L’histoire de rigoler j’envoie un sms à Sylvain pour le tenir au courant. Il me répond « on a été marabouté ! Hier j’ai crevé sur la A1 en partant au trail… changement de roue sur la BAU, avec les deux chiens derrière,  en 15 minutes chrono pour ne pas rater le départ !!! »

« Allo Régis (le 4ème  de l’équipe), donne des nouvelles on est inquiet !!! ».

Bref, la course terminée nous avons donc : 1 voiture en panne, 1 ensablée, 1 plus loin avec sa roue de secours ! Il est temps de rentrer à Arcachon car accessoirement, Ray et moi reprenons le TGV pour Paris et que nous n’avons pas une marge fabuleuse. Marco, un ami de longue date de Ray, vous savez ces vrais amis qui sont là quand il le faut et même plus. Marco est venu nous soutenir à l’arrivée. Il a donc poussé la voiture… nous a raccompagnés à Arcachon… attendu qu’on prenne la douche… pour nous déposer à la gare ! Ca c’est un pote. Le TGV a eu sa classique demi-heure de retard mais finalement… on est rentré ! En se disant que si la panne de démarreur avait été eu lieu à 15h00, au moment de repartir de la course… l’histoire n’aurait pas été la même et le stress majeur. Le lendemain il fallait assurer l’animation pour moi et le taf pour Ray ! Donc… un vrai WE de suricate !!!

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Km 28 : CHEZ MOI !!!

On a quand même couru !!!

Coté course, car on a quand même couru un marathon en relais CHEZ MOI !!! J’ai juste adoré faire ce parcours en connaissant chaque bosse de la piste, chaque aiguille de pin, chaque vue, chaque village. Et trouver mes parents au Km 25 devant leur porte !!! Un bisou et c’est reparti. Bref, top WE… passé trop vite pour cause de mini stress technique quand même !!!

Résultats les Rapetous, Christelle (1h25, 127ème) et Eric (2h33, 151ème) terminent 60ème et nous, les Suricates, avec Ray (1h26, 139ème) et moi (2h39, 187ème bisous aux parents et photos inclus !) terminons 79ème en mixte sur 182 duos classés.

Merci à mon acolyte de course… et aux Rapetous et à Marco !!!

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Urban CO au Marathon de Berlin !!!

Quand un des Majors(1) se termine en Urban CO dans Berlin !!!

Oui, le marathon de Berlin peut se terminer en Course d’orientation urbaine et menacer de faire craquer Claire, la plus zen de nos supporters ! Nos courses ont leurs temps forts… mais jamais quand on croit. Récit du temps fort du Marathon de Berlin avec dans le rôle des coureurs Raymond et Mumu, dans le rôle du traceur-ravitailleur : Claire et dans celui méritant de photographe : Thierry.

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Les marronniers du marathonien

Si vous lisez les récits des marathoniens, vous lirez toujours les mêmes trucs : l’enthousiasme du retrait des dossards, la réflexion et la visualisation du parcours, le repérage des ravitos… Les sempiternels échanges sur les chaussettes, les vertus de la bière, le porte dossard… les également sempiternelles récriminations sur le business de la course à pieds avec ses TO exorbitants ou ces prix de dossards à 150 euros…

Puis vous n’échapperez pas au récit km par km de vos passionnés et autres buveurs d’eau… avec les problèmes d’ampoules, de tétons douloureux, de crampes, de mur du 30ème… Pour nous Berlin, on a eu tout ça. Mais le clou a quand même été la fin de course.

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Claire avec le drapeau andin sur les hanches

L’organisation des suricates frôle la perfection

Avec près de 50 marathons à notre actif (tous cumulés, Claire, Ray, Thierry et moi) nous pouvons affirmer sans prétention avoir quelques repères et méthodes pour faciliter la gestion de la course et les retrouvailles dans des événements à forte densité de coureurs et spectateurs. Donc dans le cas précis de Berlin, nous avons deux drapeaux car 2 supporters suiveurs. L’un des Communautés Andines du Chili et l’autre du Bassin d’Arcachon. Pourquoi ces 2 là ? Car normalement sur un marathon étranger, et même français d’ailleurs, personne d’autre que nous aura ces drapeaux… nous serons donc repérables dans une foule de plusieurs milliers de supporters.

Deuxième point essentiel, repérer le lieu des retrouvailles. Car sur cette zone d’arrivée, entre les 42 000 coureurs et toutes les familles et amis… nous devons identifier un point cléf, facile d’accès, visible et tout le toutim. Alors sachant que Claire et Ray ont déjà une bonne maitrise de la ville, nous identifions près du Reichstag et de l’arrivée une zone de verdure avec des bancs… Cool. C’est bien visible, facile, grand avec des arbres pour mettre les drapeaux. La topographie est juste parfaite.

Les drapeaux font leur preuve

Comme je vous le disais, je vous épargne les 30 premiers km qui se font sur une belle base de 10 km / h selon le plan de marche prévu la veille avec Ray. On avait prévu de courir les 30premiers ensemble mais en clair, à partir de la pause pipi dans les buissons du km 2, on n’a jamais compris comment il était toujours devant… alors que je l’ai doublé au moins 2 fois !!!

Nous étions également convenus que Thierry serait au KM 21 et 37, et que Claire me récupèrerait au 32 pour finir avec moi.

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Passage au Km21

  • SMS Claire à Thierry : Ballons 3h30 passés, juste devant moi.

KM 21, je pense que Ray est derrière moi, grand tournant à gauche, mes yeux scrutent le public, et hop, Arcachon en vue. Un bisous à Thierry, je lui demande s’il a vu Ray, réponse négative… Il doit être juste derrière car je le voyais il y a quelques centaines de mètres.

  • SMS Thierry à Claire : Muriel est passée au 21 il y a 10 minutes. Souriante. Pas vu Ray.
  • SMS Claire à Thierry : Suis à Yorkstrasse pour changer de métro. Le marathon y passe. Tu ne dois pas être loin. Des nlles ?
  • SMS Thierry à Claire : elle devrait passer au 32 entre 12h35 et 12h45
  • SMS Claire à Thierry : Ok super
  • SMS Claire à Thierry (12h09) Je suis sur zone. Bien placée mais on fait pas ce que l’on veut. Pas sur que je puisse me joindre aux coureurs
  • SMS Thierry à Claire : Ouaip sont pas très cool
  • SMS Claire à Thierry : oui le public est hyper contenu

Et là, du KM30 au KM32, je focalise mon attention sur le fait de guetter Claire et le drapeau Andin. Je commence à marquer le coup. Bingo la voilà. Super… ça fait du bien de la retrouver et de me laisser guider et ravitailler. Elle force les barrages allemands (les barrages suisses ou allemands, même pas peur !!!) et court à mes côtés. Je trace tout droit à chaque poste et Claire va chercher l’eau et revient sur moi. Il faut savoir qu’un effort de ce type est loin d’être anodin pour le ravitailleur. Quitter la trace, récupérer un verre, accélérer pour récupérer le coureur, etc. Dans une foule dense, sans gêner les autres qui sont aussi marqués par l’effort à cette heure-là.. Et pour le coureur c’est un luxe d’avoir un porteur d’eau et de pouvoir se concentrer sur sa trace, sa foulée et sa respiration.

  • SMS Claire à Thierry « Km 32 passé . On est ensemble».
  • SMS Thierry à Claire T : Bravo : suis au 37

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Passage au 37 sans voir Thierry. Concentrée !

Thierry est posté au 37 avec le drapeau Arcachon… nous guettons. Là aussi, saucissonner les 12 derniers en petites tranches réduit l’impact psychique de cette fin interminable.

Km 35 et 36, je me dis que plus rien ne peut se passer, mon objectif est dans la poche ! Bon, évidemment je ne peux pas aller à la plage, mais bon, ça passe en 4h30 normalement. Moment passager de doute quand je ne vois pas Thierry sur le côté. Alors là, faut gérer la déception et me reconcentrer sur les 5 derniers.

  • SMS Mumu à Thierry : 37 (j’ai bien mon téléphone, mais plus beaucoup de lucidité !!! Je fais court !)
  • SMS de Thierry à Claire (qui m’a perdue quelques mêtres et se trouve devant moi sans le savoir !!!): Muriel juste derrière toi.

Moi je suis toujours dans le doute. Je n’ai pas vu Thierry.

  • SMS de Claire à Thierry : elle vient de passer au 39

Quand soudain, je vois un vélo sur le trottoir avec des cheveux au vent !!! Oui, oui… Mon Thierry est en train de me doubler par la droite ! Je l’appelle et là c’est cool de le voir me suivre sur ces 5 derniers longs… très longs Km… Claire de son côté, bridée physiquement par un cachet anti migraine, me laisse finir et décide de rejoindre le point de ralliement en métro.

Barrage au vélo devant la porte de Brandebourg, je quitte donc Thierry. Je goutte mon bonheur et la ligne est derrière moi. C’est tranquille. Un bon cru ce 30ème… Mais c’est la que ça commence en vérité !!! Vous avez eu raison, cher lecteur, de rester jusque-là car c’est maintenant que c’est drôle et que la meilleure des organisations peut partir en vrille !!!

Point de situation … pour ceux qui ont raté (évité) le début

  • Ray et Muriel ne sont pas ensemble
  • Thierry n’a pas pu passer la porte de brandebourg en vélo car route barrée par les allemands…
  • Claire a arrêté de courir avec Mumu et a pris le métro, Urban en Allemand
  • Ray n’a pas son téléphone, Mumu a le sien
  • Tous les 4 ont un point de RDV bien identifié, visible, accessible, simple, repéré la veille pour se retrouver…

N’importe qui penserait que l’affaire est bordée…n’importe qui, qui ne connait pas les suricates !

Urban CO des supporters à Berlin : Dernière étape (inattendue !) du marathon

  • SMS Claire à Thierry (14h13) : T’es ou ?
  • SMS Thierry à Claire : la ou on disait hier. Tu passes devant le reishmachin et pelouse. J’ai mis drapeau Arcachon dans l’arbre. Apres la lettre U.
  • SMS Claire à Thierry (14h19) : J’arrive
  • SMS Thierry à Claire (14h20) Ok Mu se repose 2 secs
  • SMS Claire à Thierry : J’y suis mais ne vous vois pas
  • SMS Thierry à Claire (14h24) : devant les bancs sous les arbres. Je suis seul pour l’instant
  • SMS Claire à Thierry : Bon, je lève le drapeau (elle doit avoir l’air rigolo avec son drapeau andin qui ressemble au drapeau des LGBT !!!)
  • SMS Thierry : sur la pelouse après le reischtag ?
  • SMS Thierry (qui insiste !): 2eme pelouse pas la 1ere. Apres le village de sortie marathon avec les lettres de A à U.
  • SMS Claire : je me mets au pied de la lettre U. J’ai le drapeau andin sur les épaules. La lettre eT orange et je suis face à la façade de verre de la chancellerie (je reproduis la typo telle que sur les sms, car cela compte dans cette situation !)
  • SMS Thierry : Ok regarde sur ta gauche
  • SMS Claire (en perdition !) : Face au bâtiment ?
  • SMS Thierry (heu, qui commence à se tendre!) : oui. Il y a des pelouses
  • SMS Claire (qui se tend aussi, je crois !): ???
  • SMS Thierry (qui se veut aidant et précis) : tu traverses la rue qui est sur ta gauche quand tu regardes le bâtiment dos à la lettre U
  • SMS Claire (vraiment paumée !) : bon je craque je ne dois pas être au bon endroit
  • SMS Thierry (toujours aidant) : est-ce que tu vois la lettre U et est-ce que tu me vois ? (ben moi je dis, c’est bête cette question, car si elle le voyait, elle ne serait pas perdue !!!)
  • SMS Thierry (aidant certes mais qui s’agace !!!) : on est passé devant le batiment hier. Le truc en verre après le reischtag. Je vois le U
  • SMS Claire :et moi tu me vois (A chacun sa question bête !!!). J’ai le drapeau andin ?*
  • SMS Thierry T : non tu es devant les toilettes ?(ça c’est la question qui tue !!!)
  • SMS Claire  : pas de toilettes à l’horizon (La réponse est pas mal non plus !!!)
  • SMS Claire : je suis donc pas au bon endroit (No comment !!!)
  • SMS Claire : je bouge (Suis pas sure que ce soit la bonne option ! Mais bon…)
  • SMS Thierry : c’est le U du Uban Bunsdetag (enfin une info !!!)
  • SMS de Thierry: viens vers le B (la c’est le live, la vrille, le piquer… comme vous voulez !!!)
  • SMS de Claire : je vais sur le mur du Uban (Pour ceux qui ont suivi on devait se retrouver sur des bancs !)
  • SMS de Claire ; je suis avec Raymond sur le mur du métro… (Soulagement !!!)

Mais si ces échanges vous semblent surréalistes, il faut savoir que Thierry gérait à ce moment-là 2 « chats » en simultané. Claire en perdition, et Mumu qui avait passé la ligne et devait rejoindre aussi le point de ralliement.

Urban CO des coureurs… la course n’est pas terminée !

Comme je vous le disais, je franchis la ligne, et j’ai bien mémorisé que je devais ensuite prendre à gauche pour rejoindre la pelouse du Reichmachin avec les arbres et les bancs. Souffrant terriblement de mon pied gauche, je prends une pause après la ligne, tente de gérer la crise Morton. Cela me prend sans doute un moment plus long que ce que je pensais. Je suis seule, sans Ray. Et titube doucement vers mon sac, je mets les tongs, et marche doucement vers la pelouse. Je suis bien sortie de la zone réservée aux coureurs.

  • SMS Mumu à Thierry, 14h03 : 4h29 (Info factuelle !!!)
  • Thierry : Bien !Le pied ? Je t’attends où on a dit
  • Thierry : je sors après le U et pelouse sur la droite
  • Thierry : Drapeau dans l’arbre
  • Mumu : (envoie une photo d’elle !!! Elle est contente la Mumu !!)

Finalement, je ne sais pas bien ou je suis, ni banc, ni pelouse… je ne reconnais pas cet endroit !

  • SMS Mumu à Thierry : Je ne sais pas ou je suis. T’envoie une photo de ce que je vois (Là, vous pouvez vous dire cher lecteur : « mais c’est quoi ce souk !!! »)
  • SMS de Thierry (14h48 !!!) : T’es sous quelle lettre ?
  • SMS de Mumu : Pas de lettre, je suis sortie
  • SMS de Thierry : Longe le bâtiment et viens vers la pelouse
  • SMS de Mumu : dans quel sens je longe ? Pas de bancs. Je reconnais rien
  • SMS de Thierry : mais t’es ou ? (bon on a droit à plusieurs questions bêtes, non ?)
  • SMS de Mumu : sais pas… (Il est où Jacques Sellier ???)
  • SMS Thierry : Le réseau passe pas (je pense qu’il y a 42000 Gugusses qui balancent des sms… alors forcément ça coince un peu…)

Au final, on alterne appels et sms… je vois une dame, géniale ! Elle a une grande perche avec des ballons rouges tout en haut de la perche. Manifestement un coureur médaillé est à coté d’elle.

  • Moi : Sorry madam, do you still need those balloons ???
  • Elle :No. Why
  • Moi : would you mind giving them to me… I am lost and my husband can’t find me. With those balloons he may see me better… That would be very helpfull ! (vous remarquerez ma capacité à gérer la situation en anglais !)
  • Elle : Sure. Take them…
  • Moi : Oh thank you so much…
  • SMS de Mumu à Thierry : j’ai une grande perche avec des ballons rouges en haut !!! Tu me vois ??? (Pfff… Enorme !)

Les Red Balloons nous ont sauvés ! Et nous nous retrouvons…

Mais il y en a un dans cette histoire, c’est Ray qui a fini sa course, a récupéré son sac, a trouvé le point de ralliement sans y voir personne ! A attendu un moment, et a commencé à se dire qu’il y avait un bug. Du coup, au bout de plusieurs minutes d’attente sous le U de Urban a failli partir à l’appart… juste au moment où Claire l’a vu. Commentaire de Ray « Claire quand elle m’a vu, c’est comme si elle avait vu la Sainte Vierge !!! »

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La Sainte Vierge !!!

Voilà cher lecteur, comment la course n’est jamais celle qu’on croit. Message à ma Claire : c’est un peu comme une fête sur la course du Cœur :elle est attendue à Annecy et elle a lieu à Rumilly ! Avec les Suricates, faut aimer l’impro ! Message à Jacques : on a fait plus fort qu’au Raid Senon, je crois !!!

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(1) 6 marathons font partie des Majors : Chicago (fait en 2009), Berlin (Fait en 2016), New York (Fait en 1993), Boston, Tokyo, Londres. M’en reste 3 à faire !!!

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Trail Pilat-Gujan, le (faux) trail sans intérêt

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Vous le savez, je suis souvent dithyrambique lorsque je termine une course… mais là, bien que ce soit chez moi, bien que ce soit dans MA forêt… Cette course dite Trail de Pilat Gujan est à éviter ! Petite analyse critique de la chose.

Pour commencer elle ne mérite pas son nom de trail avec 35% seulement du parcours sur chemin, et encore du chemin forestier et sableux. Pas du trail avec chemin difficile. La preuve :TOUT le parcours est jalonné par des cyclistes en VTT.  Les 65% restant sont sur route ou piste cyclable.

Ensuite, l’affiche 2016 annonce « un départ du sommet de l’atlantique », à savoir en haut de la Dune du Pyla. Que nenni, le départ est donné depuis 2 ans au moins depuis le parking de la dite Dune. Aucune vue sur le bassin, point de descente de dune…  Départ sans intérêt. Le motif étant soi-disant écologique… cela abimerait la Dune que nous y montions !!!On croit rêver ! 2 millions de personnes y montent chaque année alors je ne pense pas que ce soit les 169 coureurs qui puissent ravager le site. Mais il fallait sans doute un alibi. A moins qu’il ne faille chercher une raison commerciale ? Est ce que les autorités locales ont demandé un droit d’accès à l’UAGM, organisatrice de la course ?

Concernant le parcours, après le départ au niveau de  la mer, sur le parking, Suivent deux km le long de la route de Biscarrosse sur la piste cyclable… sans intérêt. Le moment sympa sont les 6 km de la piste 214, sur route toujours, avec quelques gentilles bosses, sous les pins. Km 8 vous récupérez une piste cyclable le long de la voie rapide. Pas de commentaires ! Enfin, km 11, vous entrez dans un chemin dit forestier entre des champs. C’est plat et en ligne droite… intérêt plus que moyen. Vous terminez par les 4 derniers km dans la zone industrielle de Gujan… Intérêt nul.  Bref, question parcours : peut mieux faire. Proposition : Renommer la course ou changer le parcours.

Le t-shirt aussi laisse perplexe. Je fais partie de ceux qui ne gardent pas les t-shirt qui ne sont pas de qualité. Celui-là ne va donc pas rester longtemps dans mon placard. T-shirt en coton basique avec le fameux dessin du départ en haut de la dune…Donc option 1,vous faites un bandana, une serviette éponge de visage, un mug… ou,option 2, rien ! Mais plize, si vous faites un cadeau de course faites un truc qui tienne la route. Aujourd’hui il y a des tas d’objets techniques ou sympas à 1,5 euros HT (prix d’achat de ce t-shirt chez des professionnels, pour une quantité de 150 pièces). J’ai des adresses si vous voulez…

Il y a toutefois 2 points positifs : le prix de la course, 15 euros (auxquels il faut ajouter 1 euros pour une raison dont je ne me souviens pas) et l’envoi par sms du résultat moins de 2 heures après l’arrivée. Évidemment, ceux qui loupent l’inscription anticipée en sont pour 25 euros… ca change la donne. Mais n’ayant pas été concernée, je ne fais que relater.

En résumé… c’est sans doute pas par hasard qu’il n’y avait que 169 participants ce matin et que hier à la soirée aucun des 5 copains qui avaient déjà fait cette course ne s’étaient réinscrits. Et aucun ne s’est extasié sur la course. Pour nous ce sera pareil…l’an prochain on ne sera pas de la partie.

Dommage, moi qui ai fait cette course plusieurs fois il y a près de 20 ans quand elle se passait dans le contexte de la fête de l’huitre, j’en avais gardé un bon souvenir avec 10 km de « vrai » sable dans les coupe feu et 6 de route avec une arrivée festive au milieu des forains. Mais ça c’était avant !

Je garderai donc de cette course l’opportunité qui ma été donnée de mettre 5 minutes à mon pote Raymond et de prendre une pile par la jeunesse représentée par Guillaume !!! Bravo champion !

 

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Merci Monsieur le Président du Pas de Calais

S’il est des départements dans lesquels je ne suis pas allée souvent c’est bien le Pas de Calais. Et pourtant je sais désormais que j’irai au moins une fois par an, début juillet ou fin juin, pour ses 24 heures en relais…

Monsieur le Président du Département, c’est à vous en fait que j’adresse ce message. Merci Monsieur de soutenir cette course et ses bénévoles qui se sont défoncés pendant 10 ans pour que nous revenions.

En effet, voilà ce que nous aimons chez eux…

  • recevoir des réponses à nos mails pendant 1 an pour savoir quand aura lieu la course, si le parcours change, si les certificats sont arrivés… etc !
  • être accueillis le vendredi soir avec le sourire, comme si c’était normal d’arriver à 21h30…
  • voir Fabien ou Olivier nous souhaiter bonne nuit et vérifier qu’on est bien installé
  • les revoir au matin nous demander si on a bien dormi
  • retirer les dossards auprès des Schtroumfs souriants (ben oui quoi, vous étiez en bleus cette année) qui nous disent bien comment mettre le bracelet de contrôle, mais avec une super gentillesse
  • retirer les t-shirts super beaux et tellement différents des autres (couleur, dessin, absence de sponsors)! On sera fiers de les porter à Carrières sur Seine !
  • partager quelques minutes avec Sylvain Court, un parrain et un champion à la fois gentil, disponible (et beau !!!)
  • courir sur un parcours technique et exigeant mais également ouvert au public
  • disposer du silence à partir de minuit pour un repos, certes relatif, mais nécessaire
  • avoir des orchestres qui nous aident
  • entendre la sono qui rythme nos pas près de la piscine
  • partager un moment de grâce avec le pianiste quand nos corps deviennent douloureux et que le mental flanche
  • avoir des kinés qui nous remettent en état à tout moment
  • encourager tous les solos qui sont des géants quelques soient leurs résultats
  • encourager le team de Sylvain Court et les voir nous faire un gentil merci par un signe ou un sourire
  • terminer cette course sous le soleil
  • récupérer les photos en temps réel et offertes !!!
  • avoir une remise des prix rapide, car il faut penser à rentrer. Demain le quotidien nous reprend.
  • trouver dans le panier des limonades et des plats locaux de vos partenaires.
  • avoir autant de schtroumpfs bénévoles partout sur le parcours pour répondre à nos questions… y compris le speaker qui ne voulait pas nous dire si on avait gagné ou pas !!!

Bref, Monsieur le Président, Fabien, Olivier, et tous les schtroumfs bénévoles, musiciens, kinés, secours, et ceux que malheureusement j’oublie (j’implore votre bienveillance !), un immense merci pour ce we hors du commun… au fait j’ai une question : quelle est la date 2017 ? Rires.

Bon repos à vous maintenant.

Muriel, Ray, Régis, Sylvain, team Suricates