Mes coups de coeur, clients, pratiques, bouquins…

AlienisteNew York; fin du 19eme. Des enfants sont assassinés. c’est une véritable boucherie et les scènes de crime sont insoutenables. La police est dépassée par les événements et ne sait comment mener l’enquête. Théodore Roosevelt prend les choses en main et confie à un chroniqueur criminel et un aliéniste spécialiste des maladies mentales la direction de l’enquête. Mentaliste et profileur avant l’heure, c’est dans une course contre la montre que se lancent les deux hommes. Sachant que les crimes semblent avoir lieu à un rythme bien précis qui suit le calendrier catholique… Sauront-ils stopper ce macabre scénario avant qu’il n’y ait 10 gamins morts… Un bon livre !

  • Style : tendu et rapide, même si quelques longueurs… Merci la lecture active ! 3/5
  • Histoire : 4/5
  • Emotion : 3/5

AgirLe Club Actencia m’a permis d’écouter Jean-Louis Beffa, lundi dernier à l’Institut Goethe. Une telle rencontre marque. D’ailleurs, le public ne s’y est pas trompé. Les 200 places assises de l’auditorium de l’Institut Goethe étaient prises d’assaut et les 50 retardataires sont tranquillement restés debout derrière. Retour sur une intervention passionnante : avec les principes de base de management de l’homme, ses recommandations pour redresser la France et l’analyse de son discours.

Les 5 principes de base de management de Jean Louis Beffa.
Jean Louis Beffa commence son intervention par un retour sur sa Direction du groupe Saint Gobain basée sur 5 principes.
• Principe 1 : leader ou quitter ! Rester uniquement dans les métiers dans lesquels une entreprise peut rester leader. A défaut, vendre les activités.
• Principe 2 : L’international ou mourir. Il faut vivre avec la mondialisation et l’accompagner sinon on reste sur le quai.
• Principe 3 : ne pas être monométier. Savoir se diversifier pour renforcer son assise dans le monde et l’industrie.
• Principe 4 : Affranchissement ministériel ! Ne faire aucun métier pour lequel on a besoin de voir un ministre pour décider !!! La salle éclate de rire ! C’est dit sans méchanceté, avec calme et humour cependant !
• Principe 5 : miser sur la région ! C’est-à-dire que même à l’international, produire local, avec les charges locales, les emplois locaux, les concurrents locaux… Ce qui permet de faire jeu égal avec eux justement !
Et pour chaque principe, des exemples concréts… des preuves ! Les siennes.
Il enchaine ensuite sur ses recommandations pour un pays en perte de vitesse.

Quatre recommandations limpides…
Réhabiliter l’entreprise et l’industrie : redonner ses lettres de noblesses à l’entreprise et à son dirigeant. Encourager son développement.
Arbitrer et soutenir le producteur face au consommateur.
Prioriser l’industrie et les produits et non les actionnaires !!!
Mettre en place une vraie gouvernance dans les entreprises et cesser le management courtermiste !
La salle applaudit. Les commentaires sont unanimes « quel homme ! ».
Et quel orateur !

Analyse de la structure du discours.
• Une structure justement… d’abord sa gouvernance, puis ses recommandations
• Une structure courte… en 2 points !
• Un temps de parole de 45 minutes, annoncé et respecté
• Une idée… suivie d’un exemple… personnel !
Un langage français… sans jargon technique ! Bref une langue accessible au public mixte de RH, Consultant, Managers…
• De l’humour… « je ne suis pas tant que cela un visiteur du soir. On me prête plus que je ne fais… Mais finalement c’est bien, sinon vous ne m’auriez peut être pas invité ce soir !!! »
Bref, un homme pour lequel le consultant que je suis pourrait retourner dans l’entreprise !!! Et, ça, Monsieur Beffa, c’est un compliment.

Merci au Club Actencia de m’avoir permis cette soirée et cette rencontre. Le Club Actencia est un lieu d’échanges entre dirigeants. Des sujets liés à l’amélioration des performances des entreprises, ou des thèmes plus généraux y sont régulièrement débattus.
Actencia est un leader à taille humaine dans le recrutement par approche directe et le conseil en évolution professionnelle. Mieux connaitre Actencia

05-Mali (34)L’histoire est la suivante : une femme participant à un raid en course à pieds, au cœur du Pays Dogon, centre du Mali, s’arrête une seconde pour photographier une école et des enfants en cours de gymnastique, puis reprend sa course.

Elle entend alors du bruit derrière elle, s’arrête de nouveau, se retourne et se trouve face à un homme malien. Fou de colère, il lui dit « on ne nous photographie pas, nous ne sommes pas des baobabs ! » et lui assène 3 gifles coup sur coup.

Un autre touriste s’interpose alors et dit à la coureuse de poursuivre sa route. Et ci- dessous, les événements qui suivent, révélateurs d’une culture incroyable de la gestion des conflits.

CALMER LES ESPRITS

Peu de temps après les trois gifles, l’étape sportive étant achevée, plusieurs personnalités se présentent au campement :

Un sage Dogon, un guide Dogon traducteur, 2 médiateurs, le jeune instituteur (auteur de la gifle), son directeur d’école, la jeune femme giflée, le directeur de la course. Tous prennent place dans le calme dans cet habitacle bas de plafond, le tribunal. Détail, mais aucun d’eux ne peut se tenir debout dans ce tribunal. En effet, celui qui se lève en colère risque de se taper la tête !

Le sage du village, vieil homme serein, commence les palabres ; C’est un échange grommelant entre le sage, les médiateurs, le guide Dogon qui dure plusieurs minutes. En fait il s’agit de « comment ça va ? » « Ça va et toi ? » « Et toi comment ça va ? » « Ca va bien et toi, ta famille, comment ça va… » Etc. Bref, les esprits sont calmés et on peut commencer à résoudre le différend. Indications données plus tard par le guide en vue de permettre le début des échanges plus sereinement.

PRESENTER LES EXCUSES

Le sage Dogon donne alors la parole à l’accusé, représenté ici, par le directeur de l’école et lui demande de restituer les faits tels qu’il les a vécus, où que son instituteur lui dit les avoir vécus.

Le directeur de l’école prend alors la parole et encense la France, les Français, le Président de la République, pendant plusieurs minutes avant d’en venir aux faits eux-mêmes.
« Cette jeune femme est arrivée au village, s’est arrêtée, a pris une photo et s’est enfuie en courant… ». Elle sursaute en entendant cette version et le guide Dogon lui fait savoir qu’elle aura son temps de parole ultérieurement. Effectivement, le sage s’adresse à elle et elle peut alors corriger. Elle ne s’est pas enfuie en courant mais participe à une course à pieds… donc elle est effectivement repartie en courant après avoir fait sa photo.

Le sage demande au Directeur de l’école s’il accepte cette version… ce qui est fait.

ACCEPTER LES EXCUSES ET LE SIGNIFIER

L’accord étant trouvé sur les faits, le sage propose que le directeur présente ses excuses. « geste inconcevable, inacceptable… » Autant de termes prononcés avant que le directeur dise réellement regretter personnellement ce geste. Le sage demande alors à la jeune femme si elle accepte les excuses, ce qu’elle fait naturellement.
Il se lève alors, retire le bonnet de laine qu’il avait sur la tête et le pose devant les pieds de la jeune femme. Interloquée, sur les conseils du guide, elle ramasse le bonnet et, pour signifier l’acceptation des excuses, en recoiffe le vieux sage… !

SE RECONCILIER

Mais l’affaire ne s’arrête pas là. Après les excuses vient le temps de la réconciliation. En effet, le tout n’est pas de dire pardon, mais de recommencer l’entente, les affaires, la relation… Voilà, la coureuse qui accepte de se réconcilier. Pour sceller cette réconciliation, voici les médiateurs qui offrent la noix de cola, bien précieux venu du Ghana, et que l’on partage et croque de concert… On peut alors échanger une poignée de main… et prendre une photo !

 

Finalement, un rite qui en dit long sur la capacité des Dogons à gérer et sortir des conflits, différents et autres situations de tension. Un bel exemple…

tuesmagnifique_grandVous est beau
Tu est joli

Tu est simpliste
Vous est simple

Vous est riche
Tu est pauvre

Tu est là
Vous est présent

Vous écoute
Tu entend

Tu s’exprime
Vous parle

Vous explique
Tu dit

Tu malmène
Vous respecte

Vous taquine
Tu charrie

Tu rigole
Vous plaisante

Vous s’intéresse
Tu questionne

Tu se trompe
Vous se méprend

Vous pardonne
Tu excuse

Tu soigne
Vous guérit

Vous offre
Tu donne

Tu prend son temps
Vous le donne

Vous attend
Tu presse

Tu est sympa
Vous est attentionné

Vous est attentif
Tu est généreux

Tu invite
Vous accueille

Vous est tendre
Tu est gentil

Tu est copain
Vous est complice

Vous est intime
Tu est confiant

Tu rapproche
Vous unit

Vous est aimant
Tu est amoureux

Tu s’alanguit
Vous s’abandonne

Vous est sexe
Tu est chaud

Tu est sexy
Vous est érotique

Vous a des larmes
Tu pleure

Tu chiale
Vous sanglote

Vous a mal
Tu souffre

Tu est mon mal
Vous est ma douleur

Vous est là quand il pleut
Tu est là aux beaux jours

Tu est banal
Vous est hors du commun

Vous est unique
Tu est les autres

Tu est juste important
Vous est précieux

Vous s’entretient
Tu disparaît

Moi je souffre quand vous n’êtes pas là.

00000Il y a quelques jours dans une ville en France, une affiche avec une jeune fille spectaculaire, sur la vitrine d’un gymnase, demandait: « cet été, veux-tu être sirène ou baleine? » Il apparaît qu’une femme d’âge moyen, dont les caractéristiques physiques ne sont pas connues, a répondu à la question publicitaire en ces termes.

Chers messieurs,

Les baleines sont toujours entourées d’amis (dauphins, lions marins, humains curieux). Elles ont une vie sexuelle très active, elles ont des baleineaux très câlins, qu’elles allaitent tendrement.

Elles s’amusent comme des folles avec les dauphins et s’empiffrent de crevettes grises. Elles jouent et nagent en sillonnant les mers, en découvrant des lieux aussi admirables que la Patagonie, la mer de Barens ou les récifs de corail de Polynésie. Les baleines chantent très bien et enregistrent même des CD. Elles sont impressionnantes et n’ont d’autres prédateurs que l’homme. Elles sont aimées, défendues et admirées par presque tout le monde.

Les sirènes n’existent pas: Et si elles existaient, elles feraient la queue dans les consultations des psychanalystes parce qu’elles auraient un grave problème de personnalité: « femmes ou poissons? ». Elles n’ont pas de vie sexuelle parce qu’elles tuent les hommes qui s’approchent d’elles. Ils feraient comment d’ailleurs? Donc elles n’ont pas non plus d’enfants. Elles sont jolies, c’est vrai, mais isolées et tristes. En outre, qui voudrait s’approcher d’une fille qui sent le poisson? Moi c’est clair, je veux être une baleine!

A cette époque où les médias nous mettent dans la tête l’idée que seulement celles qui sont minces sont belles, je préfère profiter d’une glace avec mes enfants, d’un bon dîner avec un homme qui me fait vibrer, d’un café avec des gâteaux avec mes amis. Avec le temps nous gagnons du poids parce qu’en accumulant tant d’informations dans la tête, quand il n’y a plus d’autre emplacement, il se redistribue dans le reste du corps, donc nous ne sommes pas grosses, nous sommes extrêmement cultivées.

NDLR :  J’ai perdu la source de ce beau texte. Alors si son auteur se reconnait qu’il veuille bien m’envoyer un mail à muriel@decrochezlalune.com et je me ferai un plaisir de mettre son nom en bas de cette page. Et qu’il me pardonne de l’avoir publié sans son autorisation… s’il veut que je le retire, qu’il me le fasse savoir. Je m’exécuterai… à regret bien sûr.

Une merveille de gateau...

Une merveille de gateau…

 

Mieux qu’une pause !!!

C’est vendredi, je suis à Lille, Ecole d’Ingé, l’ICAM, thème du stage : Gestion des conflits pour un Master Management. Début de formation 8h30… Je m’installe et un gars sympa et souriant entre… « Bonjour, vous avez fait bon voyage ? »  « Oui merci… » . Je suis un peu surprise, il m’accueille comme s’il me connaissait. Un autre arrive, me salue et aussitôt dit « je vais chercher un café… je vous en rapporte un ? » « Euh, oui, merci… c’est sympa… » Puis au fur et à mesure ils arrivent tous, s’installent…  Deux d’entre eux chahutent… Comme un vieux couple, oserai-je ? Gros éclats de rire… Belle ambiance. J’ignore tout de ce groupe. Je sais juste qu’ils sont ensemble depuis plusieurs mois à raison d’un jour par semaine.  Bref, tour de table… classique. Recueil des attentes… classique. Validation du programme…. Super classique. Vérification de l’horaire du déjeuner et de la consigne… là :  beaucoup moins classique !!! Je suis invitée par le groupe qui a tout apporté…

Retour en arrière d’une semaine. Leur journée est sur le thème de la conduite de réunion. Vous savez le truc qui fait frémir celui qui organise et celui qui est invité et aussi celui qui n’est pas invité mais qui est concerné et qui se retrouve à devoir faire quelque chose sans savoir les tenants et aboutissants !

Et la mise en pratique de cette journée, c’est aujourd’hui…. C’est ce que je vais vivre… Dans une réunion,  il faut un objectif. Le leur : prouver qu’on peut organiser un repas pour 10 personnes pour  moins de 10 euros par participant !dans une réunion, il y  a celui qui gère la réunion, celui qui réparti les taches, ceux qui les valident… il y a engagement sur la date… La date : c’est vendredi !

Une merveille de groupe !

Une merveille de groupe !

Un résultat hors du commun. Un cadre, une répartition des tâches, une évaluation… Nous voilà avec quiches, pâte à crêpes, salades, bières (ok je ne devrais pas le dire ici !!!) et coca, et gâteau au chocolat (une pure merveille !).

J’ai juste eu du mal à me dire que j’étais en formation. Il y a des moments comme çà qui compensent tous les TGV en retard, les râleurs, les annulations tardives ou non justifiées… Il y a des moments comme ça où j’adore mon job !!! Merci à l’Icam Formation Continue pour savoir créer de telles ambiances et harmonie.

_J126931++Pause photo !

C’est un vieil ami… un homme qu’on aime avoir comme ami, frère. Ex DRH, devenu coach photographique. Et mardi je me suis offert une pause dans son atelier.

J’ai connu Jean-Loup il y a quelques années lors de notre certification Process Com. Nous avons révisé ensemble les bases / phases / scénarios d’échec pour finalement communiquer sur le seul canal qui vaille : celui de la confiance ! Jean-Loup fait des photos, de belles photos… des paysages. Mais ce que j’ignore c’est qu’il est aussi portraitiste de l’invisible. Caché derrière son appareil, il cherche et trouve ce qui de puis unique et de plus beau dans chacun de nous…

J’arrive donc dans cet atelier près de la Choix de Chavaux… Une cours en pierre, un vieux bâtiment. Un couloir et au fond un atelier improbable avec des parapluies, des spots… Je sors mes vestes de couleurs… La marron d’abord, puis la bleue… Et en me tortillant sur le tabouret je réponds aux questions de Jean-Loup…

  • Dans ta vie, de quoi es-tu fière ?
  • Qu’aimes-tu dans ton travail ?
  • Tu pars sur une ile déserte…

Changement de veste…

  • Il faut qu’on se revoit très vite…
  • Oui, on n’attend pas deux ans cette fois…

Changement de veste

  • Et Thierry il va bien ?
  • Oui et ta famille ?
  • Ton travail ???

Bon, on a ce qu’il nous faut semble-t-il … J’arrête les changements de veste…  Je prends l’appareil de Jean Loup :

  • Vas-y toi, mets-toi sous les spots… Attends bouge un peu, là j’ai la poubelle… je veux avoir les spots pour montrer ton atelier… Recule un peu…

Et voilà… Je dois partir à Dauphine pour une conférence que j’anime. Ma pause est terminée… Mais je suis gonflée à bloc, pleine de cette belle énergie que j’ai quand je fais quelque chose que j’aime ou que je suis avec quelqu’un que j’aime. Merci pour cette pause Jean-Loup, « portraitiste de l’invisible ».