Un dimanche extra-ordinaire… et l’histoire de la petite oie qui ne voulait pas mourir !

En prenant la plume, pour raconter ce dimanche (13 mai 2018) hors du commun, je me dis que je ne peux pas séparer ma petite oie de l’exploit de Stéphanie !!!

La petite oie qui se noyait 

Avant de partir pour le Swim Run de Paris (Gravity race), classique sortie avec mes chiens sur les bords de seine. Soudain Jimmy, mon simily Golden manifeste un énervement hors du commun. Sous une pierre, coincée, un oiseau est sur le dos. La tête dans l’eau. A deux mètres de là, deux oies bernaches crient. Simple : un bébé oison, leur oison, est en train de se noyer. Il est immobile. J’attache fissa mon simili golden à l’esprit chasseur à une grille et attrape l’oiseau. Il est tout mou, ne tient pas sa tête qui retombe sur son dos ou sur ma main… je tente de le mettre par terre. Impossible. Il ne tient pas sur ses pattes. Une femme s’arrête… et nous constatons les dégâts. L’oison semble mal barré. Nous nous regardons sans savoir quoi faire. Et pour moi l’heure tourne. Je dois être au départ du Swim Run dans 1h30 pour le retrait des dossards, de l’autre côté de Paris.

Ma super Véto est toujours présente…

Je laisse alors un sms à ma super Véto, Christelle Grandsart. “Christelle, désolée c’est dimanche mais… “et je lui explique en quelques mots la situation… Réactive, elle me donne quelques conseils sur les personnes à contacter et sur les premiers gestes. Elle est top ma véto !!!

Le mari Ornithologue de mon amie…

J’appelle ma consoeur et amie Marie-So dont le mari Vincent est ornithologue… Que faire ? pour voir si il pourrait prendre le relais. Je décris la situation et son verdict est sans appel… c’est cuit ! Il y a peu d’espoir. Mais “peu” c’est pas “pas” !!!

Vincent se mobilise…

Je dois partir et je ne sais pas quoi faire de mon oison. Pourtant je ne peux pas le remettre dans l’eau. J’ai fait le test… il coule ! J’appelle alors un copain qui habite sur les bords de seine… Il descend avec son fils et accepte de prendre l’oison chez lui pour la journée. Nous sommes d’accord sur une hypothèse… il va mourir. Alors autant lui permettre de mourir au chaud. Finalement… on se résout. Vincent emporte l’oison et décide de le mettre dans des chaussettes, dans une caisse, sur un soufflant chaud.

Départ pour la course… le cœur un peu pincé

Je rejoins alors Stéphanie au Swim Run de Paris sur la base de loisirs de Jablines dans le 77. Nous avons à parcourir 22 kil de course et 4,5 kil de natation dans les étangs avec 11 transitions natation / course. C’est un défi pour Steph qui se dit phobique de l’eau libre.

C’est un défi à deux car l’eau est annoncée à 14 °.

Bref nous partions sans doute pour 4h00 et des, de course / nage quand je reçois le sms de Vincent vec des photos…

La petite oie veut vivre !!! 

“ELLE VA MIEUX… elle tient sa tête !!!”

Nous écoutons le briefing de la course et nouveau sms… ELLE MARCHE et PIOUPIOUTE a tue tète !!! Notre petite oie ne veut pas mourir. Mais non…

Je laisse un sms à Christelle notre véto qui voulait être tenue au courant. « Elle vit ! » sa réponse est « elle a du être sonnée… ». Et oui, notre petite oie a du avoir un choc. Elle était juste groggy.

Et oui, quand nous sortons de nos 4h20 de course nous avons une super video de la petite oie qui marche, trotte,  pîoupioute, crotte ( !), et dort même contre le chien de Vincent…

Que faire de la petite oie ?

Vincent travaille cette semaine et moi aussi. Laisser la petite oie seule n’est pas possible. J’ai promis de prendre le relais… alors dès le retour de la course, je passe chez Vincent, et dans une caisse je charge l’oiseau…. Direction le Cedaf à Maison Alfort. Livraison de la petite oie… une petite vie sauvée.

Mon seul regret… ne pas savoir ce quelle est devenue. Ses parents sont au bord de seine… ils en savent pas que leur bébé est sauvé.

Mais nous tous… Marie-So et son Mari, Christelle, Vincent et moi, sommes très heureux d’avoir sauvé cette petite vie. A part quelques photos, quand elle revient à elle, nous n’avons rien d’autre que ce récit… car prendre la photo sordide de son moment de détresse ne nous est pas venu à l‘esprit. Un super travail d’équipe !!!

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A suivre… “les filles qui voulaient (en) finir et se prenaient pour des sirènes “

 

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