magiques

Enfants, nos parents nous « cassaient les pieds » avec les « mots magiques »… Cela ne vous dit rien les mots magiques ? Les «merci», «s’il vous plaît», «pardon»… et on ajoutera ici « bravo » !

Et nous voilà adultes, nous voilà managers et finis les mots magiques. Nous sommes des “grands”, ils ont disparu de notre langage… seulement voilà, ils sont plus utiles que jamais. Et justement ce seront les Grands managers qui les utiliseront… J’en ai croisés !

De l’intérêt du « merci ».

Certes les salariés sont payés pour une mission. La mission c’est le travail quotidien et la paye est automatisée chaque fin de mois. Cela ne nous empêche pas de remercier pour la bonne humeur dans laquelle la mission été menée, pour la précision des détails du dossier, pour la pertinence de telle remarque, pour la justesse de telle initiative. Remercier pour le petit plus qui fait la différence entre faire le travail pour lequel on est payé et faire bien et avec plaisir son travail. C’est le petit plus qui montre que l’on attache autant d’importance à la façon de faire qu’au simple résultat. C’est également la marque du manager qui fait attention à « qui » a fait. Le merci c’est la petite marque d’attention supplémentaire. Elle ne coûte rien mais décuple la motivation de celui qui la reçoit…

De la valeur du « s’il vous plaît».
Bien sûr c’est une façon de dire… car même si cela ne plait pas au salarié, il va devoir s’exécuter. Mais le fait de le dire, montre également que l’on fait attention au fait que cela peut déplaire, peut tomber au mauvais moment, peut s’ajouter à une charge de travail lourde. Dire «s’il vous plaît» n’est en aucun cas s’avilir comme le pensent certains managers. C’est respecter l’individu qui est en face de soi. Or accorder du respect c’est s’en donner à soi. Comme le «merci», le «s’il vous plaît» ne prend pas de temps… mais combien de personnes sollicitées par un s’il vous plaît vous donneront leur chemise alors que sans lui, elles feront juste le travail qu’il faut dans les 35 heures autorisées…

Quand «excusez-moi» ouvre toutes les portes !
Le manager ne s’excuse pas ! Il est au dessus de ça !!! C’est du second degré, vous l’aurez lu entre les lignes. De mon point de vue, le Grand manager, respectable, sait s’excuser quand il a fait une erreur, quand il a dérapé. C’est aussi être humain. Alors bien sûr, si les dérapages sont quotidiens au presque, s’excuser sera lourd… mais l’erreur ne viendra pas du fait de s’excuser mais de du fait que le manager n’est manifestement pas à sa place. Dans une situation normale, ou un manager assume ses responsabilités et dispose des compétences pour, l’erreur ou le dérapage sera alors ponctuel. Les excuses seront alors également exceptionnelles. Il gagnera en crédit et acceptant de reconnaître ses erreurs. Ma phrase clé : « afficher ses faiblesses, c’est affirmer ses forces ».

Et «bravo» dans tout ça ?
Dire bravo, félicitations, c’est du bon travail… Rares sont ceux qui reconnaissent la valeur d’un travail bien fait. C’est normal, disent-ils de bien faire son travail… Naturellement, c’est normal. Nous sommes tous payés pour faire « bien » notre travail ; mais quand même, le petit signe de reconnaissance, le clin d’œil encourageant… encore une fois cela ne coûte rien mais cela rapporte tellement en termes de relations humaines, de confiance, d’échanges. La motivation est multipliée par dix… alors ne vous privez pas, managers, utilisez les mots magiques et pardonnez moi de vous avoir rappelé votre mère !!!

©Muriel Jouas

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