Attention article sérieux !

Normalement avec un titre comme ça, le nombre de clics devraient exploser. Et derrière ce titre, certes provoquant que j’assume complètement, une vraie question : peut-on aborder les relations  amoureuses, en entreprise et en particulier lors d’une sélection de coachs ? Manifestement le sujet est touchy. J’en ai fait l’expérience récemment. N’imaginez pas quelque chose de torride… vous êtes averti, c’est du sérieux !!!

Il y a quelques semaines, en processus de sélection de coach, j’aborde avec le potentiel coaché les différents motifs d’interruption du coaching. Je les partage avec vous et vous devinerez tout seul, celui qui a fait… que je n’ai pas été retenue ! Le vilain spoiler !

Le coaché peut interrompre le coaching pour 4 raisons principales :

  • Il a atteint ses objectifs avant la fin du coaching ! raison évidente.
  • Le contexte dans lequel le coaching était défini change : mutation, rachat… tout est possible.
  • Il perd confiance dans son coach… oui, c’est possible.
  • Il décide d’interrompre le processus de coaching pour engager un autre processus, de type thérapeutique par exemple, avant de revenir, ou pas, au coaching.

Jusque-là mon interlocuteur me suit. Tout va bien.

Le coach de son côté peut interrompre aussi le coaching. Ah, je le vois se redresser. Je présente alors ces différents motifs :

  • Il tiendrait des propos comportant une menace physique ou psychologique à son encontre (menace de suicide par exemple), à celle de tiers, ou à la mienne en tant que coach ou personne,
  • Je serai en conflit d’intérêts à un moment donné,
  • Et si la relation coaché-coach devait être impactée par des sentiments, ou une attirance réciproque ou unilatérale, qui nuiraient à la distance nécessaire du coach envers son coaché.

Nous y voilà. Le cœur du sujet… ou du réacteur. Je vois mon interlocuteur (re)bouger. Il me demande si cela m’est déjà arrivé. Et tout en restant dans le secret du coaching, je lui dis que oui. Et que le coaching a été arrêté. Le motif est resté entre la personne et moi et cette relation professionnelle comme personnelle s’est arrêtée. Ok, dans le boulot, je ne suis pas fun, il faut bien le savoir !!! Quoi que ???

Et il m’informe, peu après, ne pas retenir mon offre de coaching pour ce motif-là. Il a eu raison.

La morale de l’histoire ??? Comme c’est sérieux, il y a une morale.

Bien que coach, bien que médiateur professionnel, les sentiments peuvent impacter la posture. Et je ne suis pas une machine. C’est-à-dire que certes, je parlais du fait qu’il pouvait avoir des sentiments à mon égard, mais que l’inverse est aussi possible. Alors qu’est-ce qu’on fait? On en parle, ou pas ?

Personnellement, je préfère en parler avant… parler de ce qui fait notre humanité. Parce que la séduction, les sentiments peuvent aider, mais peuvent aussi nuire à la qualité relationnelle, et aux dispositifs professionnels.  On a assisté ces derniers temps à des campagnes anti-hommes… je ne souhaite même pas les citer ici afin de ne pas leur donner d’écho. Je souhaite être responsable de la relation, de la distance, étre acteur de ma posture. Alors oui, j’aborde ces points en entretiens, en casting de coach. Et si cette franchise dérange, vous avez raison de ne pas me choisir. Je n’aurais pas été le coach qu’il vous faut.

Alors, sexe et coaching… je vous avais prévenu. C’était du sérieux. Mais si vous avez lu jusque-là, vous pourriez peut-être partager une expérience ou un commentaire…

 

 

0 réponses

Répondre

Se joindre à la discussion ?
Vous êtes libre de contribuer !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *