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Victoire (humble !) des Suricates Girls à la Nuit O’Fun, le 13.04.2018

Alors 2 teams Suricates se sont alignés sur la NOF, Nuit O’ Fun, autrement dit Course d’Orientation nocturne organisée par les FUN Event et leur team Yanou, Pierre et les autres FouFun (attention à la prononciation… !). Le team des Mamies, Claudine et Mumu, et le team des Play Boys, Régis et Junior (qui vient de passer quadra dans la semaine, vous verrez que cela a de l’importance dans le récit).

Ca commence par :

  • Vous nous attendrez les garçons dans la fôrét … Parce que nous ne courons pas vite (9 km/h au taquet !) et l’orientation n’est pas notre talent premier, loin s’en faut…
  • Ouuuuiiii… Prooooo-miiiiis ! On vous attendra !

Bref, en douce il est prévu que nous fêtions les 40 ans de Junior à l’occasion d’une balise … puis que nous partagions après la course un verre et un gâteau. Claudine s’est chargée du gâteau, Régis du verre et de son contenu, et moi je dois apporter le cadeau, emballé, que j’ai soigneusement mis dans mon camel.

Sur place, calage, comparaison de matériel avec les autres équipes. Je retrouve Christian du Club de Tri de Sartrouville… Claudine et moi nous entrainons à prendre quelques azimuts, ou à compter nos pas, … bref. La tension monte… et monte, encore, d’un cran quand je constate que j’ai ou-bli-é le camel à la maison avec le cadeau, les bougies, les madeleines pour planter les bougies dans la forêt !!! Et voilà… le boulet de la soirée, c’est moi !

Bref, briefing de la course, on se concentre, et hop on récupère les cartes. 2 heures max de course, pour 2 cartes, une jonction, et un fléché allemand… On met déjà un bout de temps avant d’établir la jonction entre les cartes et on décide d’une stratégie… ne pas s’éloigner du stade (on sait jamais !) !!! Rires ! Donc focaliser notre attention sur la carte 1, récupérer un max de balises sur cette carte et éventuellement, s’il reste du temps, si on a encore des jambes, et si et si… alors peut être qu’on envisagera éventuellement d’aller sur la jonction et la carte 2.

Un des FouFun (Prononciation !!!) vient nous rejoindre car tous les teams ont déjà tracé leur course et filé dans la foret, et nous sommes encore par terre à nous demander comment sortir du stade !!! Les boulets !

Avec son aide (merci inconnu !) nous partons de notre pas de sénateur et 100 mêtres plus loin, à la sortie du stade… pause, repérage… pointage… décision. A ce rythme, on ne risque pas d’envisager l’hypothétique ballade sur la carte 2 !

  • Attendez, si on prenait la boussole…
  • Viens, c’est par là…
  • Mais avec la boussole, ce serait plus sûr, non ?
  • Viens, c’est par là…
  • Mais on est où là ?
  • T’inquiete, avance !
  • Mais on pourrait se fier à la boussole…
  • Meuh non, laisse tomber…

Au final on récupère toutes les balises sauf une de la carte 1 soit 14 postes. Bon. On a un peu jardiné sur la 40… mais il faut reconnaître qu’en forêt Sylvain (Junior 40 !) a un certain talent d’orienteur intuitif ! Régis a pris la main sur la partie Urban CO et c’est au taquet qu’il nous a menés entre les immeubles.

  • Tu ne veux pas regarder la boussole ?
  • Viens, c’est par là…
  • Mais la carte dit « barrière sud… » avec la boussole…
  • Prends cette barrière, moi je prends l’autre, Claudine la 3ème… et le premier qui trouve appelle les autres…
  • Heu mais avec la b… Non ? Bon, Ok… !

Bref, après 1h50 de course on se dit qu’il vaut mieux rentrer, car avec tout ça, nous n’avons pas fété les 40 ans de Junior. Et on n’a plus le temps de filer sur la carte 2. Alors autant éviter les pénalités de dépassement de temps. C’est beau de voir toutes les petites lumières converger vers le stade.

Décision est prise d’aller à la maison boire le verre, manger le gateau et… retrouver et offrir le cadeau ! Donc de quitter la course avant la remise des prix. C’est pas top, mais on a un événément à fêter ! Les 40 de junior… qui doit quand même se coucher pas trop tard !!! Rires.

  • Salut les garçons merci pour tout, c’était top. Désolés, on a un anniversaire à souhaiter et du coup on file !!! Mais on revient vous voir très vite.

Titillée par un doute, je reviens à la table demander « s’il y a un classement par age ? » car avec notre siècle (en age cumulé !!!) avec Claudine, je me dis que c’est possible que nous fassions quelque chose. La réponse est négative. Nous filons. J’ai juste négligé un détail… il n’y avait que 2 binomes féminins !!! Et le second a décidé de courir plus longtemps… du coup, les Malheurs des Sophies (je cite les copines, c’est plus sympa quand même) ont ramassé des pénalités. Et nous, aidées par nos « hommes », nous avons fini… (humbles) premières.

Et voilà comment on n’aura jamais la coupe en orientation car quand même… je ne sais pas si ça peut se reproduire un truc pareil !!! Une coupe en orientation … de nuit en plus !!!

Alors pour finir, toutes nos excuses au Fun team pour être partis plus tôt, et tous nos remerciements à vos bénévoles, copains, et sponsors en or la Rivoise et Monsieur Pueyo, Elu de canton.

L’Indépendant est Heu-reux !

Quand c’est la baisse de forme, d’activité, de moral, que votre comptable vous appelle… lisez ce remède écrit à quatre mains avec Eric Truong.

Et si vous avez envie de compléter… dites-le moi et je complète !

1° L’indépendant est quelqu’un qui ne sait pas compter… surtout ses heures !

2° L’indépendant n’est pas sociable : car considéré comme patron il est forcément pas clair auprès de ses amis ; surtout ses amis qui travaillent dans la fonction publique !

3° L’indépendant est égoïste : surtout quand on voit qu’il paye de l’URSSAF, dont il ne verra jamais la couleur …

4° L’indépendant est malin : surtout avec son banquier pour lui faire passer la pilule que l’impayé est essentiellement du à son client dont la comptable responsable des chèques est pour la 6ème fois enceinte en 12 mois .

5° L’indépendant est seul : surtout avec les bons conseils d’amis, « on te l’avait dit de ne pas t’engager tout seul, va donc travailler dans une grosse PME… »

6° L’indépendant est modeste : sa belle auto de fonction est un Captur… ou un vélo pliant pour prendre ensuite le RER A !

7° L’indépendant est économe : Quand il s’octroie une prime, il change son vélo !

8° L’indépendant est ordonné : il utilise ses toilettes comme salle d’archives…

9° L’indépendant est décent : il ne travaille jamais nu, même chez lui… au minimum en nuisette (si fille) en caleçon (dans l’autre cas !)

10° L’indépendant aime les défis : tout nouveau truc est un challenge… surtout quand ça tombe le dimanche…

11° L’indépendant est optimiste : « le meilleur deal, c’est demain que je le fais »

12° L’indépendant est enthousiaste : quand la neige empêche son intervention, il transforme la jounée perdue en journée gagnée avec ses chiens en forêt !

13° L’indépendant est un adhèrent fidèle de la FNAC rayon informatique : il faut savoir compenser le fait de ne pas avoir ni secrétaire, ni comptable, ni commercial, ni technicien.

14° L’indépendant a des projets : si je provisionne 33% de mes recettes au lieu de mes 35% dans 3 ans je pars en vacances ; mais si je provisionne 31% alors je pourrai amener ma femme/mon mari…

15° L’indépendant est gourmet : il invite ses amis / clients dans de bons restos !

16° L’indépendant est altruiste : en invitant ses amis il fait plaisir à son expert-comptable en réduisant son assiette fiscale !

17° L’indépendant a plein d’amis, car on le croit très riche !

18° L’indépendant a quelques vrais amis : ses clients, de la famille, ses fournisseurs, son expert-comptable !

19° L’indépendant est avant tout un être qui préfère se compliquer la vie plutôt que de la vivre simplement…

20° L’indépendant a soif d’apprendre : au cinéma, il se forme en anglais, au théâtre il travaille ses réparties… la sieste c’est la séance de créativité !

21° L’indépendant est sexiste ! Il n’imagine pas qu’un autre indépendant (surtout concurrent !) puisse être une femme !

22° L’Indépendant est opportuniste : tout nouveau pote de pote est un prospect pot’entiel !

23° L’indépendant est un veinard : il peut étendre son linge dès que la machine est arrêtée… tout en menant rondement ses contacts clients !

24° L’indépendant est opiniâtre : « mauvais payeur aujourd’hui, ne peut que devenir meilleur ! »

25° L’indépendant sait vivre simplement : pas de pépites ce matin, nouilles au beurre ce soir !

26° L’indépendant est un affectif (parfois) : il accepte des missions impossibles car le client est « chouette », ou qu' »il est dans une vraie galère… tu comprends, je ne peux pas le laisser comme ça ! »

27°L’indépendant est réglo : quand il n’a plus de plaisir à travailler avec un client… il augmente ses honoraires !

28° L’indépendant est heureux !

 

 

Episode neigeux… et recadrage !

Le 6 février, il neige… Jusque-là rien de vraiment anormal. Ce qui reste surprenant toutefois, est qu’à une époque où on traverse les océans en 8 jours en bateau, on marche sur la lune, on va sur mars,… une simple chute de neige (en hiver !) paralyse le pays. Parce que le 15 août, encore, on pourrait invoquer l’effet de surprise. Mais le 6 février… Rires. Bon passons.

Alors hier soir face à l’annonce de cette épisode neigeux, sachant que la France allait être paralysée, j’ai pris la décision d’annuler la formation que je devais animer (Participant ainsi à la paralysie nationale, je veux bien le reconnaitre !). J’habite une impasse (les déneigeuses ne passent pas) en côte (D+ 15%)… la voiture est posée. Vélo peu praticable et je ne suis pas casse-cou. Donc anticipant les pannes de RER, RATP, SNCF… (pas très dur à anticiper !!!) j’ai décidé d’annuler. Bilan… je perds une journée. Ma cliente est compréhensive et la journée sera reportée. Enfin, quand on est Libéral, la journée ne termine pas dans un bocal de formol. Donc… perdue.

Et là… je décide de transformer cette paralysie nationale en opportunité. Réveil, café rapide et hop, direction les quais de Seine, l’Ile des Impressionnistes marcher avec les chiens. Moment de calme : comme nous sortons (bientôt) de 10 jours d’inondation, les rues sont encore barrées. Pas de voiture. C’est à cela que ressemblera Paris dans quelques temps, je crois…(Parisiens si vous voulez voir ce que cela fait, venez nous voir… c’est juste du bonheur !). Donc, disais-je, aucun bruit, aucune trace ce matin, 15/20 cm de neige fraîche et 3 chiens et 2 humaines qui déambulent. Ca craque sous les pieds. C’est juste magique. 2h30 de ballade, photos… rires. Et c’est incroyable le nombre de personnes souriantes, joyeuses, sympas, qui comme nous marchaient avec une âme d’enfant, dans la neige, et avec qui nous avons échangé quelques mots.

Ensuite travail à la maison. Lecture, formation Cynologie à distance… finalement, je n’ai pas perdue ma journée… mais gagné une journée !

Définition du jour : Le recadrage : Autre regard porté sur une situation.

Définition 2 : Enthousiasme : émotion puissante et énergie positive face à une situation. Et celle-ci est pour Philippe A. de ma promo Eslsca, qui prônait l’enthousiasme, en a fait un livre et a eu la bête idée de nous quitter cette semaine à 53 ans. Alors, Philippe, c’est avec enthousiasme que j’ai marché ce matin en pensant à toi, à ta femme et aux enfants. 

C’est parti pour un grand 8 !

Alors pour l’an en 7, 7 acquis !

Nous voilà dans le grand 8… alors souhaitons nous un beau tour !

Il y aura des moments d’extrême vitesse, des moments plus lents ou la crémaillère nous paraitra avoir des courbatures…

Des moments où nous aurons la nausée, le cœur au bord des lèvres et des moments où serrés les uns contre les autres nous nous dirons « quel bonheur d’être là ! » et nous rirons de nos aventures.

Des moments où nous ne verrons pas le bout du manège et d’autres où nous aurons le vertige, d’autres encore qui seront illuminés des lumières de la fête.

Alors faisons de ce grand 8 une expérience collective et personnelle, passionnante, drôle, enrichissante… pour que nous puissions dire dans un an : c’était un vrai grand 8 qui valait la peine d’être partagé ! Avant d’arriver à un an 9 !

Bonne année à tous.

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Soudain seuls, Isabelle Autissier

Un livre qui vous prend aux tripes et que vous ne lâcherez pas ! Lui est marin, un peu foufou. Elle est belle, montagnarde et réservée. Ils ont 30 ans et la vie devant eux.

La montagne ne pardonne pas l’imprécision et l’à peu près… comme la mer. Il va décider de l’emmener faire un tour du monde. Jason leur bateau est leur plus fidèle allié. C’est en Patagonie que le voyage vire au drame. Seuls sur une ile isolée… soudain si seuls. Ils vont devoir s’affronter, gérer la faim, la soif, les douleurs. Se retrouver face à face et soudain, si seuls, qui est l’adversaire de l’autre, qui reste allié ? Un véritable thriller psychologique dans un univers connu de l’auteur, Isabelle Autissier : la mer.

  • Style et narration : 3/5 simple et efficace
  • Emotion : 5/5
  • Histoire : 4/5

 

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Maxi Cross de Bouffémont, l’esprit des elfes a encore souflé ce WE !

20170226_112421Maxi Cross de Bouffémont 26 février 2017.

La marque de fabrique des Suricates est que rien ne se passe jamais comme prévu… Le Maxi Cross de Bouffémont, c’est notre rdv depuis 3 ans. On aime l’organisation, les bénévoles super sympas, le parcours en or… Oui, et… ça ne s’est pas passé comme prévu ! Ok pas grave ! Récit.

Inscrits ou pas inscrits, mais inscrits quand même !

Cette année, Sylvain et moi, nous sommes inscrits depuis… lurette. Ray déclare forfait pour cause de love story (tu parles d’un alibi !!!), Régis n’est pas dispo. Sauf que évidemment, 3 semaines avant la course, quand tout est archi full… Régis se réveille « ah, au fait pour Bouffémont, finalement je ne bosse pas ce WE là… » Ok. Mumu est en manque d’entrainement… Du coup « Allo, Aurélien, on peut changer de dossard ? Régis prend ma place… » Et là tu reçois dans les 2 heures un mail qui te dit « pas de souci, envoie moi les infos à Esprit des Elfes » et le tour est joué. C’est aussi cette souplesse et cette bienveillance qu’on aime au Maxi Cross…

Puis c’est le clin d’œil d’Aurélien « ah tu viens avec ta chienne ? Elle a quel âge ? Tu as une photo » et ça donne le post sur Facebook !!!

fize

« Si il vous prenait l’envie de couper dans le M, il faudra négocier avec Fize notre bénévole » !!! qui génère quelques partages !!!

Briefing et pasta-génépy d’avant course… jusque là tout va bien, ou presque !

La veille… notre classique pasta party carrillonne, et sur le coup de 23h00 :

  • Au fait c’est à quelle heure demain ?
  • Tu as mon certif ‘ parce que je n’ai plus d’imprimante ?
  • J’ai pas réussi à télécharger ma licence de tri, tu as la tienne ? Ah oui et on fait comment pour la récupérer…
  • Au fait, un petit génépy ?
  • Ah ben là si tu me prends par les sentiments !

Et ce sera finalement une nuit assez courte qui précédera la course.

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Retrait des dossards : c’était presque parfait sauf que…

Sur zone, pas de souci pour Sylvain. Mais on ne sait pas pourquoi à Bouffémont on est toujours un peu au taquet avant la course (Lire Bouffémont 2016).

Taquet amplifié pour Régis qui ne peut retirer son dossard… déjà retiré par un coureur ! Ah ben ça ! Et notre Régis, il n’aime pas les imprévus à quelques minutes de la course ! La tension monte un poil. Ok pas grave… Raymond est surement là en douce !!!

Juste un peu de stress et un changement de dossard plus tard les voilà sur la ligne.

Ma course, hors course… sur la course, j’espère ! Sinon, pas grave !!!

Perso je suis partie devant avec Fize dans le but de les voir passer au cimetière avant de couper direct vers le M.

« Bonne course les garçons ! » Et hop me voilà partie…. Sans carte, sans boussole (de toute manière elle n’aurait pas servie à grand chose !!!) dans une forêt que je ne connais pas… à la recherche d’un truc que seuls les coureurs du MaxiCross connaissent le M que la course dessine sur le flanc de la colline ? Un truc bien raide et bien « débile », puisque tu montes le flanc de la colline, tu le descends 15 mêtres plus loin… pour le remonter aussitôt… pour le redescendre aussitôt !!! Mais c’est ce M qu’on aime dans cette course et il en est en grande partie « l’Ame » comme le Goudard à Marvejols, ou le Galibier au Tour de France !!!  Les coureurs balais qui passent me donnent quelques repères, et me voilà partie avec ma Zouille (Surnom de ma Fize Beauceron !). Ca loupe pas, j’ai oublié la moitié des indications au bout de 400 m. Me voilà dans la foret…

  • Pardon Monsieur, je cherche le M, vous savez vers où il faut que j’aille ?
  • Le quoi ?

Ok… pas grave…

  • Pardon madame, est ce que vous avez vu des coureurs ?
  • Oui pourquoi ?
  • Non je veux dire une course ?
  • Non pourquoi ?

Ok pas grave…

  • Pardon Monsieur, vous savez où se trouve le M ? Enfin je cherche une colline très raide…
  • Oh la mais il n’y a que ça ici !

Ok pas grave…

Finalement au gré des Pardon Monsieur, Pas grave… pardon Madame… pas grave, je retrouve la rubalise Hoka One !!! Bingo !!! Je suis sur le parcours. Bon alors… dans quel sens partir ? Car avec tout les radadas et les pirouettes de la course… tout est possible.

Ok pas grave… on prend un sens et on va réfléchir en avançant… et vous allez m’aider !

Enigmes…

  • Sachant que les coureurs sont partis à 7h00 pour le 40 kil… à 8h30 pour le 25
  • Sachant que les coureurs balais débalisent au fur et à mesure et normalement derrière la course (il n’y a que sur la Course du cœur que la voiture balais double les coureurs sans les voir et débalise devant eux en mettant un joyeux bazar dans le Morvan !!!)
  • Sachant que je vais au mieux à la vitesse des coureurs balais
  • Sachant qu’il est 9h40 quand je tombe sur le parcours (et que ça fait donc 1h15 que je cours !!! Je précise !)
  • Dans l’hypothèse où je suis devant la course dans combien de temps les coureurs devraient me doubler ?
  • Dans l’hypothèse, où je suis en sens inverse… dans combien de temps je devrais les croiser ???

En fait cette énigme me rappelle mes heures noires au collège !

Bref, zouzou et moi avançons tranquillement à 9km/h en priant quand même (pour moi, car ma chienne me fait une confiance aveugle, je le vois dans ses yeux !!!) pour être dans le bon sens, c’est à dire le sens qui me conduit vers l’arrivée avec les coureurs dans le dos… et pas sur la boucle du 42 avec les coureurs devant moi !!! Car là ce serait grosse misère… je n’ai pas prévu de faire un Maratrail ce matin !!!

Soudain je vois une dame qui a l’air d’être assise sur un tronc et d’attendre…

  • Pardon Madame, vous êtes de l’organisation de la course (Ma voix pleine d’espoir !!!)
  • Non, j’attends les coureurs… en espérant être sur le bon parcours… et dans le bon sens
  • Ah, ben moi aussi (Voix sans espoir qui tue le sien !!!) Et nous décidons d’attendre toutes les deux.

Enigme 2 :

  • Sachant que nous avons attendu 15 minutes
  • Que le premier dossard rouge arrive
  • Qu’on apprend alors que nous sommes à 1 km de l’arrivée
  • Quelle heure est-il ? Lol

Rien ne se passe comme prévu… ni avant, ni pendant !

Je reprends alors ma course vers l’arrivée avec ma Fize… je n’ai jamais vu le M !!! Mais j’ai vu des champions arriver.

Puis voilà les nôtres de champions… Sylvain d’abord dont la première phrase est :

  • Ne soyez pas choquées Dom et Mumu, quand vous verrez Régis… il est tombé… il a le pif explosé !

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Effectivement notre Régis … est marqué par sa course. Une vilaine chute au km16 !!! Mais avec un mental de warrior, il a terminé. Nous avons décidé de mettre tout ça sur le compte de Raymond, les absents ayant toujours tort !!!

Bilan comme prévu : Bouffémont un vrai esprit des Elfes… une valeur sûre !!!

Qu’est-ce qu’on retient de Bouffémont qui est devenu au fil des ans notre rdv annuel :

  • Rien ne se passe comme prévu : l’an dernier départ lancé car on a sous-estimé la distance parking / départ) + Hypoglycémie de Régis, cette année Mumu qui cherche la course pendant 2 heures et Régis défiguré, Sylvain en tête… Raymond absent.
  • Un parcours toujours aussi exigeant mais topissime… bien sec cette année !
  • Un organisateur plein d’humour et de prévenance pour ses coureurs !
  • Des bénévoles super souriants et accueillants
  • Un vin chaud… hummm… no comment ! On mettra le taux d’alcoolémie sur le compte d’une mauvaise catalyse des endorphines !!! Ca devrait passer !
  • Un buffet comme on en a rarement aux arrivées !!! Merci mille fois.

L’effet « Whaou » de certains appels

C’est l’histoire d’un simple coup de téléphone qui donne du sens à mon job, et me galvanise pour un moment.

Hier soir sur mes quais de Seine, je me ballade Fize, ma chienne (comme chaque jour, me direz vous !), et en profite pour méditer, réfléchir. C’est un moment serein, et ce quelque soit la météo. Le téléphone est quand même dans la poche, on ne sait jamais !!! Il sonne.

  • Allo, c’est C. J’ai suivi votre stage Gestion des conflits la semaine dernière. Et il faut que je vous dise… c’est génial, j’ai parlé à ma collègue, j’ai compris des tas de choses… j’ai compris que ce qui me faisait souffrir était en partie lié à moi, mais aussi que certains éléments ne m’appartenaient pas. Je me sens mieux, vous ne pouvez pas l’imaginer. Du coup, j’ai pris le taureau par les cornes… j’ai fait des démarches… et je vais avoir des rdv… je suis ravie. Ca a des chances de marcher… je suis très heureuse. Alors je me suis dit, il faut que j’appelle Muriel et que je la remercie… car le stage est arrivé à point. Et il a ouvert des verrous.

Alors voilà chère C, votre appel est juste ce dont j’ai besoin ! Un message plein de bonheur, de joie, du travail que VOUS avez fait sur vous et dans la relation aux autres. Pendant ce stage, vous vous êtes ouverte avec beaucoup de sincérité et vous avez montré votre envie de faire autrement, de résoudre, de sortir des conflits… et vous êtes passée à l’action. Et en plus, vous avez la gentillesse de partager vos réussites avec moi, qui n’ai sans doute été que le déclencheur heureux d’un processus.

Alors pour ce geste, pour cet appel, je vous dis mille mercis. Comme je vous l’indiquais hier, je suis très heureuse de vous avoir apporté quelque chose… et de le savoir !

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Médecin du Raid, de Matthieu Langlois

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Alors si il y a un livre qui m’a attrapé le cœur ces derniers temps, c’est bien celui du Dr Langlois : « Médecin du RAID ».

Écrit après les attentats du Bataclan et de St Denis, le livre témoigne à la fois de l’horreur mais aussi de l’engagement de ces hommes hors normes que sont les gars du RAID et leurs médecins.

Humilité : le premier mot qui vient. Ils sont humbles entre eux car à la merci de dingues, de fous furieux, de désaxés et lorsqu’ils partent sur une  mission ils ne savent pas ce qui va se passer. Ils ne jouent pas aux sur-hommes (comme peuvent le faire de petits chefaillons ici où là) ils font le job, avec passion et engagement.

Solidarité serait le second. Les médecins ne sont pas armés… ils savent que la tache des « copains » est de les protéger, comme la leur sera peut être celle de les sauver. Ils sont solidaires jusqu’à l »Omelette » le restau dans lequel ils se retrouvent à la fin de l’intervention pour vider le sac émotionnel.

Adaptabilité : ils sont entrainés, sur entrainés, mais jamais assez, et même s’ils ont prévu tous les scénarios, ils sont prêts à s’adapter à gérer, à improviser car ce qui se présentera ne sera jamais comme dans le pire des scenarios. Entrainé aussi, les médecins, à porter des victimes et intervenir avec l’équipement militaire sur le dos, les armes en moins. A savoir 20kg de protection auxquels s’ajoutent les 10Kg de casque !!!

Capacité de décision : il faut décider en temps réel, avec des bruit de balles qui sifflent, qui soigner. La notion de tri prend tout son sens : Mettre de côté celui qui n’a pas de chance de s’en sortir et intervenir au plus vite sur celui dont l’état permet l’espoir. Regrouper les victimes dans le « nid » afin que les services de secours puissent les sortir du site dans une noria précise.

Mais ce que j’ai retenu surtout c’est cette humanité qui se détache, qui transpire de ce livre. Cette approche de l’humain qui est au cœur de tous les processus de préparation. « Je me prépare car je dois limiter l’impact de mon stress en temps réel sur mon intervention ou mes collègues ; je me prépare à décider afin de sauver le plus possible de vie ; je me prépare aussi à ne pas soigner sur place : mon rôle est juste de trier, stabiliser, extraire…  »

Bref, un livre à lire qui redonne foi en l’humanité. Merci Dr Langlois.

 

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Le cas Eduard Einstein, de Laurent Seksik

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En voilà un beau livre qui prend aux tripes.

Trois regards sur un même drame familial. Mileva, la femme d’Einstein, la mère d’Eduard raconte sa détresse quand elle dépose son fils à l’hôpital psychiatrique.

Eduard, détecté schizophrène, qui vit le rejet de son père et bien que malade en souffre terriblement. Il souffre de la comparaison avec ce génie, ou même avec son frère Hans-Albert.

Et enfin le regard du génie du siècle, lui même, sur le seul mystère qu’il ne percera jamais : celui de la maladie de son fils.

A chaque chapitre, c’est le regard de l’un des trois… et comme une vrille, ou une vis qui tourne, chaque regard nous fait entrer un peu plus dans l’intimité de cette famille célèbre et meurtrie.

Loin d’être une bio classique, ce livre à l’écriture souple et intime est un bijou.

  • Emotion : 5/5
  • Histoire :5/5
  • Style : 5/5
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Urban CO au Marathon de Berlin !!!

Quand un des Majors(1) se termine en Urban CO dans Berlin !!!

Oui, le marathon de Berlin peut se terminer en Course d’orientation urbaine et menacer de faire craquer Claire, la plus zen de nos supporters ! Nos courses ont leurs temps forts… mais jamais quand on croit. Récit du temps fort du Marathon de Berlin avec dans le rôle des coureurs Raymond et Mumu, dans le rôle du traceur-ravitailleur : Claire et dans celui méritant de photographe : Thierry.

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Les marronniers du marathonien

Si vous lisez les récits des marathoniens, vous lirez toujours les mêmes trucs : l’enthousiasme du retrait des dossards, la réflexion et la visualisation du parcours, le repérage des ravitos… Les sempiternels échanges sur les chaussettes, les vertus de la bière, le porte dossard… les également sempiternelles récriminations sur le business de la course à pieds avec ses TO exorbitants ou ces prix de dossards à 150 euros…

Puis vous n’échapperez pas au récit km par km de vos passionnés et autres buveurs d’eau… avec les problèmes d’ampoules, de tétons douloureux, de crampes, de mur du 30ème… Pour nous Berlin, on a eu tout ça. Mais le clou a quand même été la fin de course.

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Claire avec le drapeau andin sur les hanches

L’organisation des suricates frôle la perfection

Avec près de 50 marathons à notre actif (tous cumulés, Claire, Ray, Thierry et moi) nous pouvons affirmer sans prétention avoir quelques repères et méthodes pour faciliter la gestion de la course et les retrouvailles dans des événements à forte densité de coureurs et spectateurs. Donc dans le cas précis de Berlin, nous avons deux drapeaux car 2 supporters suiveurs. L’un des Communautés Andines du Chili et l’autre du Bassin d’Arcachon. Pourquoi ces 2 là ? Car normalement sur un marathon étranger, et même français d’ailleurs, personne d’autre que nous aura ces drapeaux… nous serons donc repérables dans une foule de plusieurs milliers de supporters.

Deuxième point essentiel, repérer le lieu des retrouvailles. Car sur cette zone d’arrivée, entre les 42 000 coureurs et toutes les familles et amis… nous devons identifier un point cléf, facile d’accès, visible et tout le toutim. Alors sachant que Claire et Ray ont déjà une bonne maitrise de la ville, nous identifions près du Reichstag et de l’arrivée une zone de verdure avec des bancs… Cool. C’est bien visible, facile, grand avec des arbres pour mettre les drapeaux. La topographie est juste parfaite.

Les drapeaux font leur preuve

Comme je vous le disais, je vous épargne les 30 premiers km qui se font sur une belle base de 10 km / h selon le plan de marche prévu la veille avec Ray. On avait prévu de courir les 30premiers ensemble mais en clair, à partir de la pause pipi dans les buissons du km 2, on n’a jamais compris comment il était toujours devant… alors que je l’ai doublé au moins 2 fois !!!

Nous étions également convenus que Thierry serait au KM 21 et 37, et que Claire me récupèrerait au 32 pour finir avec moi.

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Passage au Km21

  • SMS Claire à Thierry : Ballons 3h30 passés, juste devant moi.

KM 21, je pense que Ray est derrière moi, grand tournant à gauche, mes yeux scrutent le public, et hop, Arcachon en vue. Un bisous à Thierry, je lui demande s’il a vu Ray, réponse négative… Il doit être juste derrière car je le voyais il y a quelques centaines de mètres.

  • SMS Thierry à Claire : Muriel est passée au 21 il y a 10 minutes. Souriante. Pas vu Ray.
  • SMS Claire à Thierry : Suis à Yorkstrasse pour changer de métro. Le marathon y passe. Tu ne dois pas être loin. Des nlles ?
  • SMS Thierry à Claire : elle devrait passer au 32 entre 12h35 et 12h45
  • SMS Claire à Thierry : Ok super
  • SMS Claire à Thierry (12h09) Je suis sur zone. Bien placée mais on fait pas ce que l’on veut. Pas sur que je puisse me joindre aux coureurs
  • SMS Thierry à Claire : Ouaip sont pas très cool
  • SMS Claire à Thierry : oui le public est hyper contenu

Et là, du KM30 au KM32, je focalise mon attention sur le fait de guetter Claire et le drapeau Andin. Je commence à marquer le coup. Bingo la voilà. Super… ça fait du bien de la retrouver et de me laisser guider et ravitailler. Elle force les barrages allemands (les barrages suisses ou allemands, même pas peur !!!) et court à mes côtés. Je trace tout droit à chaque poste et Claire va chercher l’eau et revient sur moi. Il faut savoir qu’un effort de ce type est loin d’être anodin pour le ravitailleur. Quitter la trace, récupérer un verre, accélérer pour récupérer le coureur, etc. Dans une foule dense, sans gêner les autres qui sont aussi marqués par l’effort à cette heure-là.. Et pour le coureur c’est un luxe d’avoir un porteur d’eau et de pouvoir se concentrer sur sa trace, sa foulée et sa respiration.

  • SMS Claire à Thierry « Km 32 passé . On est ensemble».
  • SMS Thierry à Claire T : Bravo : suis au 37

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Passage au 37 sans voir Thierry. Concentrée !

Thierry est posté au 37 avec le drapeau Arcachon… nous guettons. Là aussi, saucissonner les 12 derniers en petites tranches réduit l’impact psychique de cette fin interminable.

Km 35 et 36, je me dis que plus rien ne peut se passer, mon objectif est dans la poche ! Bon, évidemment je ne peux pas aller à la plage, mais bon, ça passe en 4h30 normalement. Moment passager de doute quand je ne vois pas Thierry sur le côté. Alors là, faut gérer la déception et me reconcentrer sur les 5 derniers.

  • SMS Mumu à Thierry : 37 (j’ai bien mon téléphone, mais plus beaucoup de lucidité !!! Je fais court !)
  • SMS de Thierry à Claire (qui m’a perdue quelques mêtres et se trouve devant moi sans le savoir !!!): Muriel juste derrière toi.

Moi je suis toujours dans le doute. Je n’ai pas vu Thierry.

  • SMS de Claire à Thierry : elle vient de passer au 39

Quand soudain, je vois un vélo sur le trottoir avec des cheveux au vent !!! Oui, oui… Mon Thierry est en train de me doubler par la droite ! Je l’appelle et là c’est cool de le voir me suivre sur ces 5 derniers longs… très longs Km… Claire de son côté, bridée physiquement par un cachet anti migraine, me laisse finir et décide de rejoindre le point de ralliement en métro.

Barrage au vélo devant la porte de Brandebourg, je quitte donc Thierry. Je goutte mon bonheur et la ligne est derrière moi. C’est tranquille. Un bon cru ce 30ème… Mais c’est la que ça commence en vérité !!! Vous avez eu raison, cher lecteur, de rester jusque-là car c’est maintenant que c’est drôle et que la meilleure des organisations peut partir en vrille !!!

Point de situation … pour ceux qui ont raté (évité) le début

  • Ray et Muriel ne sont pas ensemble
  • Thierry n’a pas pu passer la porte de brandebourg en vélo car route barrée par les allemands…
  • Claire a arrêté de courir avec Mumu et a pris le métro, Urban en Allemand
  • Ray n’a pas son téléphone, Mumu a le sien
  • Tous les 4 ont un point de RDV bien identifié, visible, accessible, simple, repéré la veille pour se retrouver…

N’importe qui penserait que l’affaire est bordée…n’importe qui, qui ne connait pas les suricates !

Urban CO des supporters à Berlin : Dernière étape (inattendue !) du marathon

  • SMS Claire à Thierry (14h13) : T’es ou ?
  • SMS Thierry à Claire : la ou on disait hier. Tu passes devant le reishmachin et pelouse. J’ai mis drapeau Arcachon dans l’arbre. Apres la lettre U.
  • SMS Claire à Thierry (14h19) : J’arrive
  • SMS Thierry à Claire (14h20) Ok Mu se repose 2 secs
  • SMS Claire à Thierry : J’y suis mais ne vous vois pas
  • SMS Thierry à Claire (14h24) : devant les bancs sous les arbres. Je suis seul pour l’instant
  • SMS Claire à Thierry : Bon, je lève le drapeau (elle doit avoir l’air rigolo avec son drapeau andin qui ressemble au drapeau des LGBT !!!)
  • SMS Thierry : sur la pelouse après le reischtag ?
  • SMS Thierry (qui insiste !): 2eme pelouse pas la 1ere. Apres le village de sortie marathon avec les lettres de A à U.
  • SMS Claire : je me mets au pied de la lettre U. J’ai le drapeau andin sur les épaules. La lettre eT orange et je suis face à la façade de verre de la chancellerie (je reproduis la typo telle que sur les sms, car cela compte dans cette situation !)
  • SMS Thierry : Ok regarde sur ta gauche
  • SMS Claire (en perdition !) : Face au bâtiment ?
  • SMS Thierry (heu, qui commence à se tendre!) : oui. Il y a des pelouses
  • SMS Claire (qui se tend aussi, je crois !): ???
  • SMS Thierry (qui se veut aidant et précis) : tu traverses la rue qui est sur ta gauche quand tu regardes le bâtiment dos à la lettre U
  • SMS Claire (vraiment paumée !) : bon je craque je ne dois pas être au bon endroit
  • SMS Thierry (toujours aidant) : est-ce que tu vois la lettre U et est-ce que tu me vois ? (ben moi je dis, c’est bête cette question, car si elle le voyait, elle ne serait pas perdue !!!)
  • SMS Thierry (aidant certes mais qui s’agace !!!) : on est passé devant le batiment hier. Le truc en verre après le reischtag. Je vois le U
  • SMS Claire :et moi tu me vois (A chacun sa question bête !!!). J’ai le drapeau andin ?*
  • SMS Thierry T : non tu es devant les toilettes ?(ça c’est la question qui tue !!!)
  • SMS Claire  : pas de toilettes à l’horizon (La réponse est pas mal non plus !!!)
  • SMS Claire : je suis donc pas au bon endroit (No comment !!!)
  • SMS Claire : je bouge (Suis pas sure que ce soit la bonne option ! Mais bon…)
  • SMS Thierry : c’est le U du Uban Bunsdetag (enfin une info !!!)
  • SMS de Thierry: viens vers le B (la c’est le live, la vrille, le piquer… comme vous voulez !!!)
  • SMS de Claire : je vais sur le mur du Uban (Pour ceux qui ont suivi on devait se retrouver sur des bancs !)
  • SMS de Claire ; je suis avec Raymond sur le mur du métro… (Soulagement !!!)

Mais si ces échanges vous semblent surréalistes, il faut savoir que Thierry gérait à ce moment-là 2 « chats » en simultané. Claire en perdition, et Mumu qui avait passé la ligne et devait rejoindre aussi le point de ralliement.

Urban CO des coureurs… la course n’est pas terminée !

Comme je vous le disais, je franchis la ligne, et j’ai bien mémorisé que je devais ensuite prendre à gauche pour rejoindre la pelouse du Reichmachin avec les arbres et les bancs. Souffrant terriblement de mon pied gauche, je prends une pause après la ligne, tente de gérer la crise Morton. Cela me prend sans doute un moment plus long que ce que je pensais. Je suis seule, sans Ray. Et titube doucement vers mon sac, je mets les tongs, et marche doucement vers la pelouse. Je suis bien sortie de la zone réservée aux coureurs.

  • SMS Mumu à Thierry, 14h03 : 4h29 (Info factuelle !!!)
  • Thierry : Bien !Le pied ? Je t’attends où on a dit
  • Thierry : je sors après le U et pelouse sur la droite
  • Thierry : Drapeau dans l’arbre
  • Mumu : (envoie une photo d’elle !!! Elle est contente la Mumu !!)

Finalement, je ne sais pas bien ou je suis, ni banc, ni pelouse… je ne reconnais pas cet endroit !

  • SMS Mumu à Thierry : Je ne sais pas ou je suis. T’envoie une photo de ce que je vois (Là, vous pouvez vous dire cher lecteur : « mais c’est quoi ce souk !!! »)
  • SMS de Thierry (14h48 !!!) : T’es sous quelle lettre ?
  • SMS de Mumu : Pas de lettre, je suis sortie
  • SMS de Thierry : Longe le bâtiment et viens vers la pelouse
  • SMS de Mumu : dans quel sens je longe ? Pas de bancs. Je reconnais rien
  • SMS de Thierry : mais t’es ou ? (bon on a droit à plusieurs questions bêtes, non ?)
  • SMS de Mumu : sais pas… (Il est où Jacques Sellier ???)
  • SMS Thierry : Le réseau passe pas (je pense qu’il y a 42000 Gugusses qui balancent des sms… alors forcément ça coince un peu…)

Au final, on alterne appels et sms… je vois une dame, géniale ! Elle a une grande perche avec des ballons rouges tout en haut de la perche. Manifestement un coureur médaillé est à coté d’elle.

  • Moi : Sorry madam, do you still need those balloons ???
  • Elle :No. Why
  • Moi : would you mind giving them to me… I am lost and my husband can’t find me. With those balloons he may see me better… That would be very helpfull ! (vous remarquerez ma capacité à gérer la situation en anglais !)
  • Elle : Sure. Take them…
  • Moi : Oh thank you so much…
  • SMS de Mumu à Thierry : j’ai une grande perche avec des ballons rouges en haut !!! Tu me vois ??? (Pfff… Enorme !)

Les Red Balloons nous ont sauvés ! Et nous nous retrouvons…

Mais il y en a un dans cette histoire, c’est Ray qui a fini sa course, a récupéré son sac, a trouvé le point de ralliement sans y voir personne ! A attendu un moment, et a commencé à se dire qu’il y avait un bug. Du coup, au bout de plusieurs minutes d’attente sous le U de Urban a failli partir à l’appart… juste au moment où Claire l’a vu. Commentaire de Ray « Claire quand elle m’a vu, c’est comme si elle avait vu la Sainte Vierge !!! »

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La Sainte Vierge !!!

Voilà cher lecteur, comment la course n’est jamais celle qu’on croit. Message à ma Claire : c’est un peu comme une fête sur la course du Cœur :elle est attendue à Annecy et elle a lieu à Rumilly ! Avec les Suricates, faut aimer l’impro ! Message à Jacques : on a fait plus fort qu’au Raid Senon, je crois !!!

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(1) 6 marathons font partie des Majors : Chicago (fait en 2009), Berlin (Fait en 2016), New York (Fait en 1993), Boston, Tokyo, Londres. M’en reste 3 à faire !!!