J’ai été initiée cette nuit… et j’ai vécu un grand moment avec des hommes de grande qualité. Sur une plage. Une sorte de rite aqua-satanique. Récit de cette découverte.

Il y a  quelques jours je tombe sur une affichette. Un événement se prépare pour la nuit du 2 septembre. Un événement particulier réservé à quelques élites, ou membres d’un club très fermé selon moi. Mais je décide de laisser de côté mes craintes et j’appelle Jacques, un copain. Je lui demande s’il veut bien m’accompagner. Il aime les trucs qui sortent de l’ordinaire, sous ses airs discrets. Je sais que Jacques est béotien, comme moi. Un peu barré aussi ! Mais open. Alors après quelques mails et coups de fils, nous voilà 7, finalement, à partir pour cette nuit. Florent, Cyril, Jean Luc (encore plus barré !), Ronan, Laurent, Jacques et moi.

Nous arrivons sur place… prêts à vivre cette expérience. En arrivant nous faisons la connaissance d’Olivier. Qui nous indique venir seul… il préfère venir seul. C’est son choix. Sa liberté. Nous déambulons sur la plage. Certains sont déjà là dans des espaces privatifs. On voit dépasser des pieds… C’est calme. Certains chuchotent. Beaucoup ont l’air de se connaitre. C’est un monde à part parait-il… certains d’ailleurs sont là après avoir fait la manche… pendant des heures. D’autres se disent, comme cette jeune Marion, peut être qu’un jour moi aussi je ferai la manche… alors ne pas juger ! Tout peut arriver.

L’homme, le patron du site nous salue. Nous dit « que tout va bien se passer. Même si c’est la première fois pour nous. » Il précise que parfois on a un peu mal, mais que le plus souvent on y trouve du plaisir. Nous sommes partagés entre bonheur et stress.

Les heures passent. Minuit arrive. Ca va commencer. Certains hommes et des femmes se dénudent. D’autres enfilent des tenues moulantes noires avec quelques lisérés fluo… Certains portent des grandes robes noires… DryRobe. Tous ou presque se protègent avec des capuchons en latex ou en silicone. La discrétion (sans doute) veut que tous portent des lunettes… on ne voit plus les regards. Deux d’entre nous doivent y aller en premier… les autres observent, attendent leur tour. Ce sera Jacques, et Cyril.

Les corps déambulent. Puis se regroupent. Tous se serrent… puis se lancent. Ha, ils sont tous aux ordres du patron. Ils sont les uns contre les autres sur cette plage. Ca commence vraiment. Certains sont restés sur la plage. Ceux qui sont devant s’allongent, s’étirent, soufflent, ahanent. On les voit onduler les uns aux côtés des autres. Ils glissent.  Les bras balancent… ils se font du pied quelques secondes. Parfois ils se doublent en silence. Ils ne se regardent même pas. Ils s’éloignent dans le noir. En silence. Ils disparaissent. Le patron a l’air content. La fille derrière lui, aussi. Elle note tout. Elle surveille. Elle restera debout toute la nuit à surveiller les ébats, à corriger … elle aussi jusqu’au bout.

Les êtres reviennent. Ils sont allés faire le tout d’une ilé. Dans le noir. Ils passent alors devant l’homme de la situation, le boss, l’homme Fort, certains ou certaines se serrent les mains, parfois s’étreignent… et repartent. Ici on change de partenaire ou on reste seul. Chacun fait ce qu’il veut à condition d’avoir déclaré au préalable au patron le projet et la démarche. D’ailleurs 16 d’entre eux sont venus seuls… d’autres en duo ou en groupes de 3 ou 4… Au total ils sont 81. Ça va durer 12 heures… Le patron est bizarre… il  leur a filé des puces. Et finalement, ça semble normal à tout le monde ce truc.

Les femmes et les hommes sont mouillés, ils ont mal aux membres… ils se donnent tout entier… ne lâchent rien…  parfois ils se réchauffent ensemble. Chuchotent. Parlent des exploits physiques des uns ou des autres… des rèves… des projets.

Il fait froid sur cette plage, cette nuit. 8 petits degrés. Et pourtant personne ne part. Ils sont là. Tous.

Le soleil perce soudain. La brume couvre cet espace. Les corps et les visages sont marqués. Est-ce un rituel satanique ? Les collègues de l’homme Fort, portent le même t-shirt… c’est étrange.

Soudain dans une ultime démence ou une dernière orgie, ces hommes et ces femmes, certains presque nus d’autres dans ces combinaisons moulantes noires se regroupent, et seul, par deux, trois, quatre, ils terminent… ils en terminent. C’est fini déjà.

Ce dimanche 2 septembre, midi… ils étaient 81 à avoir nagé 12 heures cette première nuit de l’eau libre. Et avec mes 7 copains, j’y étais. Et c’était top. Belle initiation… Merci Philippe Fort et son team : y compris bar, chrono, masseurs, kayaks (Coucou à Arnaud et son amie !!!), chrono, restauration Ois’eau Libre…

Merci à tous les “Ois’eau Libre”.

  • Muriel team Les Rats d’Eau et la méduse, avec Laurent et Jacques.
  • Jean-Luc, team les Rapid’eau, avec Florent, Cyril, Ronan

 

Un dimanche extra-ordinaire… et l’histoire de la petite oie qui ne voulait pas mourir !

En prenant la plume, pour raconter ce dimanche (13 mai 2018) hors du commun, je me dis que je ne peux pas séparer ma petite oie de l’exploit de Stéphanie !!!

La petite oie qui se noyait 

Avant de partir pour le Swim Run de Paris (Gravity race), classique sortie avec mes chiens sur les bords de seine. Soudain Jimmy, mon simily Golden manifeste un énervement hors du commun. Sous une pierre, coincée, un oiseau est sur le dos. La tête dans l’eau. A deux mètres de là, deux oies bernaches crient. Simple : un bébé oison, leur oison, est en train de se noyer. Il est immobile. J’attache fissa mon simili golden à l’esprit chasseur à une grille et attrape l’oiseau. Il est tout mou, ne tient pas sa tête qui retombe sur son dos ou sur ma main… je tente de le mettre par terre. Impossible. Il ne tient pas sur ses pattes. Une femme s’arrête… et nous constatons les dégâts. L’oison semble mal barré. Nous nous regardons sans savoir quoi faire. Et pour moi l’heure tourne. Je dois être au départ du Swim Run dans 1h30 pour le retrait des dossards, de l’autre côté de Paris.

Ma super Véto est toujours présente…

Je laisse alors un sms à ma super Véto, Christelle Grandsart. “Christelle, désolée c’est dimanche mais… “et je lui explique en quelques mots la situation… Réactive, elle me donne quelques conseils sur les personnes à contacter et sur les premiers gestes. Elle est top ma véto !!!

Le mari Ornithologue de mon amie…

J’appelle ma consoeur et amie Marie-So dont le mari Vincent est ornithologue… Que faire ? pour voir si il pourrait prendre le relais. Je décris la situation et son verdict est sans appel… c’est cuit ! Il y a peu d’espoir. Mais “peu” c’est pas “pas” !!!

Vincent se mobilise…

Je dois partir et je ne sais pas quoi faire de mon oison. Pourtant je ne peux pas le remettre dans l’eau. J’ai fait le test… il coule ! J’appelle alors un copain qui habite sur les bords de seine… Il descend avec son fils et accepte de prendre l’oison chez lui pour la journée. Nous sommes d’accord sur une hypothèse… il va mourir. Alors autant lui permettre de mourir au chaud. Finalement… on se résout. Vincent emporte l’oison et décide de le mettre dans des chaussettes, dans une caisse, sur un soufflant chaud.

Départ pour la course… le cœur un peu pincé

Je rejoins alors Stéphanie au Swim Run de Paris sur la base de loisirs de Jablines dans le 77. Nous avons à parcourir 22 kil de course et 4,5 kil de natation dans les étangs avec 11 transitions natation / course. C’est un défi pour Steph qui se dit phobique de l’eau libre.

C’est un défi à deux car l’eau est annoncée à 14 °.

Bref nous partions sans doute pour 4h00 et des, de course / nage quand je reçois le sms de Vincent vec des photos…

La petite oie veut vivre !!! 

“ELLE VA MIEUX… elle tient sa tête !!!”

Nous écoutons le briefing de la course et nouveau sms… ELLE MARCHE et PIOUPIOUTE a tue tète !!! Notre petite oie ne veut pas mourir. Mais non…

Je laisse un sms à Christelle notre véto qui voulait être tenue au courant. « Elle vit ! » sa réponse est « elle a du être sonnée… ». Et oui, notre petite oie a du avoir un choc. Elle était juste groggy.

Et oui, quand nous sortons de nos 4h20 de course nous avons une super video de la petite oie qui marche, trotte,  pîoupioute, crotte ( !), et dort même contre le chien de Vincent…

Que faire de la petite oie ?

Vincent travaille cette semaine et moi aussi. Laisser la petite oie seule n’est pas possible. J’ai promis de prendre le relais… alors dès le retour de la course, je passe chez Vincent, et dans une caisse je charge l’oiseau…. Direction le Cedaf à Maison Alfort. Livraison de la petite oie… une petite vie sauvée.

Mon seul regret… ne pas savoir ce quelle est devenue. Ses parents sont au bord de seine… ils en savent pas que leur bébé est sauvé.

Mais nous tous… Marie-So et son Mari, Christelle, Vincent et moi, sommes très heureux d’avoir sauvé cette petite vie. A part quelques photos, quand elle revient à elle, nous n’avons rien d’autre que ce récit… car prendre la photo sordide de son moment de détresse ne nous est pas venu à l‘esprit. Un super travail d’équipe !!!

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A suivre… “les filles qui voulaient (en) finir et se prenaient pour des sirènes “

 

Qu’est ce qu’une équipe ? C’est parfois un truc bizarre… composite. Dans notre cas c’est un binôme qui se lance dans un défi pour Stéphanie : 1er Swim run, phobique en eau libre. le Swim Run de Paris, Gravity Race, format L. 

Nous allons devoir (nous avons choisi !!!) parcourir 27 km, en alternant nage / course sur 11 transitions : 22 km course et 4.5 km nage. En clair, on court… quand on arrive devant l’eau… ben, on nage !!! Oui, avec les baskets ! Quand on touche la terre alors on court… etc !!! Alors pour nous aider dans l’eau, pull boy et plaquettes, et, ils ne nous aident pas, mais sur terre : bonnet et lunettes de nage (On a le droit de les enlever les lunettes !!!)  Mais Steph a peur de l’eau libre. Je ne sais pas si elle a peur de ce qu’elle voit… ou de ce qu’elle imagine ! Mais elle en fait un gros film de ces 4.5 km. “On est d’accord, si on galère trop… on arrête ! ” “Ok, mais on ne prend aucune décision dans l’émotion… on se pose pour décider à la fin de la boucle 1 si on fait la 2 ou pas ! ” Contrat posé pour s’enlever toute pression.

Il fait un temps de chien, eau annoncée à 14° ! Ca tombe bien il fait 12° dehors… au final la différence sera favorable à la natation.

Je ne vais évidemment pas vous raconter mètre par mètre la course. Mais juste la partie nage avec : algues, vase, roseaux, trucs divers qui vous chatouillent le ventre (on est ravie d’avoir nos combines Orca SR) et les bas des jambes. Passages dans la boue…

Bref, si nous utilisons la longe de traction sur les 4 premières portions nage, nous nous rendons à l’évidence : c’est la galère ! La plaquette se prend dedans… Et finalement, la longe, c’est juste un filin mental. Steph décide elle-même qu’elle n’en n’a pas besoin ! Et hop… dégage la longe. Elle ne pense même plus à sa phobie et nage devant comme une sirène.

Nous terminons la première boucle de 13 kil et il faut repartir. “On y va ? ” “Oui, on termine !”. On récupère même au passage un jeune, Bosco, dont le partenaire a fait défaut pour cause de gastro. Bosco est en solo sur l’épreuve longue de 27 et traverse une mauvaise passe. Un genou défaillant, le mental qui lâche. Nous sommes partis depuis 2h10… Alors nous allons terminer à 3. “Ensemble, on est plus fort”.

Nous connaissons maintenant le parcours et ses pièges, ses zones de vase, de roseaux, ses chemins… il nous faut gérer la fatigue, le froid qui commence à nous saisir. Les portions nage nous paraissent plus longues. C’est Steph qui mène le train en nage, et parfois c’est moi en course. Normal… c’est plat.

Bref, tous les trois nous terminons en 4h21, en équipe. C’est ça une équipe ! Un contrat,  un engagement, des victoires personnelles et collectives… le plaisir ensemble de voir une amie vaincre sa phobie de l’eau. Bravo Championne. Et un jeune de 25 ans, faire une course de fou, tout seul, relever le défi et finir malgré un genou douloureux et un passage à vide. Bravo Bosco.

Merci aux organisateurs et aux bénévoles. Course parfaite, site top… et un beau cadeau ! Ce qui fait toujours plaisir.

Alors 2 teams Suricates se sont alignés sur la NOF, Nuit O’ Fun, autrement dit Course d’Orientation nocturne organisée par les FUN Event et leur team Yanou, Pierre et les autres FouFun (attention à la prononciation… !). Le team des Mamies, Claudine et Mumu, et le team des Play Boys, Régis et Junior (qui vient de passer quadra dans la semaine, vous verrez que cela a de l’importance dans le récit).

Ca commence par :

  • Vous nous attendrez les garçons dans la fôrét … Parce que nous ne courons pas vite (9 km/h au taquet !) et l’orientation n’est pas notre talent premier, loin s’en faut…
  • Ouuuuiiii… Prooooo-miiiiis ! On vous attendra !

Bref, en douce il est prévu que nous fêtions les 40 ans de Junior à l’occasion d’une balise … puis que nous partagions après la course un verre et un gâteau. Claudine s’est chargée du gâteau, Régis du verre et de son contenu, et moi je dois apporter le cadeau, emballé, que j’ai soigneusement mis dans mon camel.

Sur place, calage, comparaison de matériel avec les autres équipes. Je retrouve Christian du Club de Tri de Sartrouville… Claudine et moi nous entrainons à prendre quelques azimuts, ou à compter nos pas, … bref. La tension monte… et monte, encore, d’un cran quand je constate que j’ai ou-bli-é le camel à la maison avec le cadeau, les bougies, les madeleines pour planter les bougies dans la forêt !!! Et voilà… le boulet de la soirée, c’est moi !

Bref, briefing de la course, on se concentre, et hop on récupère les cartes. 2 heures max de course, pour 2 cartes, une jonction, et un fléché allemand… On met déjà un bout de temps avant d’établir la jonction entre les cartes et on décide d’une stratégie… ne pas s’éloigner du stade (on sait jamais !) !!! Rires ! Donc focaliser notre attention sur la carte 1, récupérer un max de balises sur cette carte et éventuellement, s’il reste du temps, si on a encore des jambes, et si et si… alors peut être qu’on envisagera éventuellement d’aller sur la jonction et la carte 2.

Un des FouFun (Prononciation !!!) vient nous rejoindre car tous les teams ont déjà tracé leur course et filé dans la foret, et nous sommes encore par terre à nous demander comment sortir du stade !!! Les boulets !

Avec son aide (merci inconnu !) nous partons de notre pas de sénateur et 100 mêtres plus loin, à la sortie du stade… pause, repérage… pointage… décision. A ce rythme, on ne risque pas d’envisager l’hypothétique ballade sur la carte 2 !

  • Attendez, si on prenait la boussole…
  • Viens, c’est par là…
  • Mais avec la boussole, ce serait plus sûr, non ?
  • Viens, c’est par là…
  • Mais on est où là ?
  • T’inquiete, avance !
  • Mais on pourrait se fier à la boussole…
  • Meuh non, laisse tomber…

Au final on récupère toutes les balises sauf une de la carte 1 soit 14 postes. Bon. On a un peu jardiné sur la 40… mais il faut reconnaître qu’en forêt Sylvain (Junior 40 !) a un certain talent d’orienteur intuitif ! Régis a pris la main sur la partie Urban CO et c’est au taquet qu’il nous a menés entre les immeubles.

  • Tu ne veux pas regarder la boussole ?
  • Viens, c’est par là…
  • Mais la carte dit « barrière sud… » avec la boussole…
  • Prends cette barrière, moi je prends l’autre, Claudine la 3ème… et le premier qui trouve appelle les autres…
  • Heu mais avec la b… Non ? Bon, Ok… !

Bref, après 1h50 de course on se dit qu’il vaut mieux rentrer, car avec tout ça, nous n’avons pas fété les 40 ans de Junior. Et on n’a plus le temps de filer sur la carte 2. Alors autant éviter les pénalités de dépassement de temps. C’est beau de voir toutes les petites lumières converger vers le stade.

Décision est prise d’aller à la maison boire le verre, manger le gateau et… retrouver et offrir le cadeau ! Donc de quitter la course avant la remise des prix. C’est pas top, mais on a un événément à fêter ! Les 40 de junior… qui doit quand même se coucher pas trop tard !!! Rires.

  • Salut les garçons merci pour tout, c’était top. Désolés, on a un anniversaire à souhaiter et du coup on file !!! Mais on revient vous voir très vite.

Titillée par un doute, je reviens à la table demander « s’il y a un classement par age ? » car avec notre siècle (en age cumulé !!!) avec Claudine, je me dis que c’est possible que nous fassions quelque chose. La réponse est négative. Nous filons. J’ai juste négligé un détail… il n’y avait que 2 binomes féminins !!! Et le second a décidé de courir plus longtemps… du coup, les Malheurs des Sophies (je cite les copines, c’est plus sympa quand même) ont ramassé des pénalités. Et nous, aidées par nos « hommes », nous avons fini… (humbles) premières.

Et voilà comment on n’aura jamais la coupe en orientation car quand même… je ne sais pas si ça peut se reproduire un truc pareil !!! Une coupe en orientation … de nuit en plus !!!

Alors pour finir, toutes nos excuses au Fun team pour être partis plus tôt, et tous nos remerciements à vos bénévoles, copains, et sponsors en or la Rivoise et Monsieur Pueyo, Elu de canton.

Quand c’est la baisse de forme, d’activité, de moral, que votre comptable vous appelle… lisez ce remède écrit à quatre mains avec Eric Truong.

Et si vous avez envie de compléter… dites-le moi et je complète !

1° L’indépendant est quelqu’un qui ne sait pas compter… surtout ses heures !

2° L’indépendant n’est pas sociable : car considéré comme patron il est forcément pas clair auprès de ses amis ; surtout ses amis qui travaillent dans la fonction publique !

3° L’indépendant est égoïste : surtout quand on voit qu’il paye de l’URSSAF, dont il ne verra jamais la couleur …

4° L’indépendant est malin : surtout avec son banquier pour lui faire passer la pilule que l’impayé est essentiellement du à son client dont la comptable responsable des chèques est pour la 6ème fois enceinte en 12 mois .

5° L’indépendant est seul : surtout avec les bons conseils d’amis, “on te l’avait dit de ne pas t’engager tout seul, va donc travailler dans une grosse PME…”

6° L’indépendant est modeste : sa belle auto de fonction est un Captur… ou un vélo pliant pour prendre ensuite le RER A !

7° L’indépendant est économe : Quand il s’octroie une prime, il change son vélo !

8° L’indépendant est ordonné : il utilise ses toilettes comme salle d’archives…

9° L’indépendant est décent : il ne travaille jamais nu, même chez lui… au minimum en nuisette (si fille) en caleçon (dans l’autre cas !)

10° L’indépendant aime les défis : tout nouveau truc est un challenge… surtout quand ça tombe le dimanche…

11° L’indépendant est optimiste : “le meilleur deal, c’est demain que je le fais”

12° L’indépendant est enthousiaste : quand la neige empêche son intervention, il transforme la jounée perdue en journée gagnée avec ses chiens en forêt !

13° L’indépendant est un adhèrent fidèle de la FNAC rayon informatique : il faut savoir compenser le fait de ne pas avoir ni secrétaire, ni comptable, ni commercial, ni technicien.

14° L’indépendant a des projets : si je provisionne 33% de mes recettes au lieu de mes 35% dans 3 ans je pars en vacances ; mais si je provisionne 31% alors je pourrai amener ma femme/mon mari…

15° L’indépendant est gourmet : il invite ses amis / clients dans de bons restos !

16° L’indépendant est altruiste : en invitant ses amis il fait plaisir à son expert-comptable en réduisant son assiette fiscale !

17° L’indépendant a plein d’amis, car on le croit très riche !

18° L’indépendant a quelques vrais amis : ses clients, de la famille, ses fournisseurs, son expert-comptable !

19° L’indépendant est avant tout un être qui préfère se compliquer la vie plutôt que de la vivre simplement…

20° L’indépendant a soif d’apprendre : au cinéma, il se forme en anglais, au théâtre il travaille ses réparties… la sieste c’est la séance de créativité !

21° L’indépendant est sexiste ! Il n’imagine pas qu’un autre indépendant (surtout concurrent !) puisse être une femme !

22° L’Indépendant est opportuniste : tout nouveau pote de pote est un prospect pot’entiel !

23° L’indépendant est un veinard : il peut étendre son linge dès que la machine est arrêtée… tout en menant rondement ses contacts clients !

24° L’indépendant est opiniâtre : “mauvais payeur aujourd’hui, ne peut que devenir meilleur !”

25° L’indépendant sait vivre simplement : pas de pépites ce matin, nouilles au beurre ce soir !

26° L’indépendant est un affectif (parfois) : il accepte des missions impossibles car le client est “chouette”, ou qu'”il est dans une vraie galère… tu comprends, je ne peux pas le laisser comme ça !”

27°L’indépendant est réglo : quand il n’a plus de plaisir à travailler avec un client… il augmente ses honoraires !

28° L’indépendant est heureux !

 

 

Le 6 février, il neige… Jusque-là rien de vraiment anormal. Ce qui reste surprenant toutefois, est qu’à une époque où on traverse les océans en 8 jours en bateau, on marche sur la lune, on va sur mars,… une simple chute de neige (en hiver !) paralyse le pays. Parce que le 15 août, encore, on pourrait invoquer l’effet de surprise. Mais le 6 février… Rires. Bon passons.

Alors hier soir face à l’annonce de cette épisode neigeux, sachant que la France allait être paralysée, j’ai pris la décision d’annuler la formation que je devais animer (Participant ainsi à la paralysie nationale, je veux bien le reconnaitre !). J’habite une impasse (les déneigeuses ne passent pas) en côte (D+ 15%)… la voiture est posée. Vélo peu praticable et je ne suis pas casse-cou. Donc anticipant les pannes de RER, RATP, SNCF… (pas très dur à anticiper !!!) j’ai décidé d’annuler. Bilan… je perds une journée. Ma cliente est compréhensive et la journée sera reportée. Enfin, quand on est Libéral, la journée ne termine pas dans un bocal de formol. Donc… perdue.

Et là… je décide de transformer cette paralysie nationale en opportunité. Réveil, café rapide et hop, direction les quais de Seine, l’Ile des Impressionnistes marcher avec les chiens. Moment de calme : comme nous sortons (bientôt) de 10 jours d’inondation, les rues sont encore barrées. Pas de voiture. C’est à cela que ressemblera Paris dans quelques temps, je crois…(Parisiens si vous voulez voir ce que cela fait, venez nous voir… c’est juste du bonheur !). Donc, disais-je, aucun bruit, aucune trace ce matin, 15/20 cm de neige fraîche et 3 chiens et 2 humaines qui déambulent. Ca craque sous les pieds. C’est juste magique. 2h30 de ballade, photos… rires. Et c’est incroyable le nombre de personnes souriantes, joyeuses, sympas, qui comme nous marchaient avec une âme d’enfant, dans la neige, et avec qui nous avons échangé quelques mots.

Ensuite travail à la maison. Lecture, formation Cynologie à distance… finalement, je n’ai pas perdue ma journée… mais gagné une journée !

Définition du jour : Le recadrage : Autre regard porté sur une situation.

Définition 2 : Enthousiasme : émotion puissante et énergie positive face à une situation. Et celle-ci est pour Philippe A. de ma promo Eslsca, qui prônait l’enthousiasme, en a fait un livre et a eu la bête idée de nous quitter cette semaine à 53 ans. Alors, Philippe, c’est avec enthousiasme que j’ai marché ce matin en pensant à toi, à ta femme et aux enfants. 

Alors pour l’an en 7, 7 acquis !

Nous voilà dans le grand 8… alors souhaitons nous un beau tour !

Il y aura des moments d’extrême vitesse, des moments plus lents ou la crémaillère nous paraitra avoir des courbatures…

Des moments où nous aurons la nausée, le cœur au bord des lèvres et des moments où serrés les uns contre les autres nous nous dirons « quel bonheur d’être là ! » et nous rirons de nos aventures.

Des moments où nous ne verrons pas le bout du manège et d’autres où nous aurons le vertige, d’autres encore qui seront illuminés des lumières de la fête.

Alors faisons de ce grand 8 une expérience collective et personnelle, passionnante, drôle, enrichissante… pour que nous puissions dire dans un an : c’était un vrai grand 8 qui valait la peine d’être partagé ! Avant d’arriver à un an 9 !

Bonne année à tous.

Un livre qui vous prend aux tripes et que vous ne lâcherez pas ! Lui est marin, un peu foufou. Elle est belle, montagnarde et réservée. Ils ont 30 ans et la vie devant eux.

La montagne ne pardonne pas l’imprécision et l’à peu près… comme la mer. Il va décider de l’emmener faire un tour du monde. Jason leur bateau est leur plus fidèle allié. C’est en Patagonie que le voyage vire au drame. Seuls sur une ile isolée… soudain si seuls. Ils vont devoir s’affronter, gérer la faim, la soif, les douleurs. Se retrouver face à face et soudain, si seuls, qui est l’adversaire de l’autre, qui reste allié ? Un véritable thriller psychologique dans un univers connu de l’auteur, Isabelle Autissier : la mer.

  • Style et narration : 3/5 simple et efficace
  • Emotion : 5/5
  • Histoire : 4/5

 

20170226_112421Maxi Cross de Bouffémont 26 février 2017.

La marque de fabrique des Suricates est que rien ne se passe jamais comme prévu… Le Maxi Cross de Bouffémont, c’est notre rdv depuis 3 ans. On aime l’organisation, les bénévoles super sympas, le parcours en or… Oui, et… ça ne s’est pas passé comme prévu ! Ok pas grave ! Récit.

Inscrits ou pas inscrits, mais inscrits quand même !

Cette année, Sylvain et moi, nous sommes inscrits depuis… lurette. Ray déclare forfait pour cause de love story (tu parles d’un alibi !!!), Régis n’est pas dispo. Sauf que évidemment, 3 semaines avant la course, quand tout est archi full… Régis se réveille « ah, au fait pour Bouffémont, finalement je ne bosse pas ce WE là… » Ok. Mumu est en manque d’entrainement… Du coup « Allo, Aurélien, on peut changer de dossard ? Régis prend ma place… » Et là tu reçois dans les 2 heures un mail qui te dit « pas de souci, envoie moi les infos à Esprit des Elfes » et le tour est joué. C’est aussi cette souplesse et cette bienveillance qu’on aime au Maxi Cross…

Puis c’est le clin d’œil d’Aurélien « ah tu viens avec ta chienne ? Elle a quel âge ? Tu as une photo » et ça donne le post sur Facebook !!!

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« Si il vous prenait l’envie de couper dans le M, il faudra négocier avec Fize notre bénévole » !!! qui génère quelques partages !!!

Briefing et pasta-génépy d’avant course… jusque là tout va bien, ou presque !

La veille… notre classique pasta party carrillonne, et sur le coup de 23h00 :

  • Au fait c’est à quelle heure demain ?
  • Tu as mon certif ‘ parce que je n’ai plus d’imprimante ?
  • J’ai pas réussi à télécharger ma licence de tri, tu as la tienne ? Ah oui et on fait comment pour la récupérer…
  • Au fait, un petit génépy ?
  • Ah ben là si tu me prends par les sentiments !

Et ce sera finalement une nuit assez courte qui précédera la course.

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Retrait des dossards : c’était presque parfait sauf que…

Sur zone, pas de souci pour Sylvain. Mais on ne sait pas pourquoi à Bouffémont on est toujours un peu au taquet avant la course (Lire Bouffémont 2016).

Taquet amplifié pour Régis qui ne peut retirer son dossard… déjà retiré par un coureur ! Ah ben ça ! Et notre Régis, il n’aime pas les imprévus à quelques minutes de la course ! La tension monte un poil. Ok pas grave… Raymond est surement là en douce !!!

Juste un peu de stress et un changement de dossard plus tard les voilà sur la ligne.

Ma course, hors course… sur la course, j’espère ! Sinon, pas grave !!!

Perso je suis partie devant avec Fize dans le but de les voir passer au cimetière avant de couper direct vers le M.

« Bonne course les garçons ! » Et hop me voilà partie…. Sans carte, sans boussole (de toute manière elle n’aurait pas servie à grand chose !!!) dans une forêt que je ne connais pas… à la recherche d’un truc que seuls les coureurs du MaxiCross connaissent le M que la course dessine sur le flanc de la colline ? Un truc bien raide et bien « débile », puisque tu montes le flanc de la colline, tu le descends 15 mêtres plus loin… pour le remonter aussitôt… pour le redescendre aussitôt !!! Mais c’est ce M qu’on aime dans cette course et il en est en grande partie « l’Ame » comme le Goudard à Marvejols, ou le Galibier au Tour de France !!!  Les coureurs balais qui passent me donnent quelques repères, et me voilà partie avec ma Zouille (Surnom de ma Fize Beauceron !). Ca loupe pas, j’ai oublié la moitié des indications au bout de 400 m. Me voilà dans la foret…

  • Pardon Monsieur, je cherche le M, vous savez vers où il faut que j’aille ?
  • Le quoi ?

Ok… pas grave…

  • Pardon madame, est ce que vous avez vu des coureurs ?
  • Oui pourquoi ?
  • Non je veux dire une course ?
  • Non pourquoi ?

Ok pas grave…

  • Pardon Monsieur, vous savez où se trouve le M ? Enfin je cherche une colline très raide…
  • Oh la mais il n’y a que ça ici !

Ok pas grave…

Finalement au gré des Pardon Monsieur, Pas grave… pardon Madame… pas grave, je retrouve la rubalise Hoka One !!! Bingo !!! Je suis sur le parcours. Bon alors… dans quel sens partir ? Car avec tout les radadas et les pirouettes de la course… tout est possible.

Ok pas grave… on prend un sens et on va réfléchir en avançant… et vous allez m’aider !

Enigmes…

  • Sachant que les coureurs sont partis à 7h00 pour le 40 kil… à 8h30 pour le 25
  • Sachant que les coureurs balais débalisent au fur et à mesure et normalement derrière la course (il n’y a que sur la Course du cœur que la voiture balais double les coureurs sans les voir et débalise devant eux en mettant un joyeux bazar dans le Morvan !!!)
  • Sachant que je vais au mieux à la vitesse des coureurs balais
  • Sachant qu’il est 9h40 quand je tombe sur le parcours (et que ça fait donc 1h15 que je cours !!! Je précise !)
  • Dans l’hypothèse où je suis devant la course dans combien de temps les coureurs devraient me doubler ?
  • Dans l’hypothèse, où je suis en sens inverse… dans combien de temps je devrais les croiser ???

En fait cette énigme me rappelle mes heures noires au collège !

Bref, zouzou et moi avançons tranquillement à 9km/h en priant quand même (pour moi, car ma chienne me fait une confiance aveugle, je le vois dans ses yeux !!!) pour être dans le bon sens, c’est à dire le sens qui me conduit vers l’arrivée avec les coureurs dans le dos… et pas sur la boucle du 42 avec les coureurs devant moi !!! Car là ce serait grosse misère… je n’ai pas prévu de faire un Maratrail ce matin !!!

Soudain je vois une dame qui a l’air d’être assise sur un tronc et d’attendre…

  • Pardon Madame, vous êtes de l’organisation de la course (Ma voix pleine d’espoir !!!)
  • Non, j’attends les coureurs… en espérant être sur le bon parcours… et dans le bon sens
  • Ah, ben moi aussi (Voix sans espoir qui tue le sien !!!) Et nous décidons d’attendre toutes les deux.

Enigme 2 :

  • Sachant que nous avons attendu 15 minutes
  • Que le premier dossard rouge arrive
  • Qu’on apprend alors que nous sommes à 1 km de l’arrivée
  • Quelle heure est-il ? Lol

Rien ne se passe comme prévu… ni avant, ni pendant !

Je reprends alors ma course vers l’arrivée avec ma Fize… je n’ai jamais vu le M !!! Mais j’ai vu des champions arriver.

Puis voilà les nôtres de champions… Sylvain d’abord dont la première phrase est :

  • Ne soyez pas choquées Dom et Mumu, quand vous verrez Régis… il est tombé… il a le pif explosé !

20170226_111916

Effectivement notre Régis … est marqué par sa course. Une vilaine chute au km16 !!! Mais avec un mental de warrior, il a terminé. Nous avons décidé de mettre tout ça sur le compte de Raymond, les absents ayant toujours tort !!!

Bilan comme prévu : Bouffémont un vrai esprit des Elfes… une valeur sûre !!!

Qu’est-ce qu’on retient de Bouffémont qui est devenu au fil des ans notre rdv annuel :

  • Rien ne se passe comme prévu : l’an dernier départ lancé car on a sous-estimé la distance parking / départ) + Hypoglycémie de Régis, cette année Mumu qui cherche la course pendant 2 heures et Régis défiguré, Sylvain en tête… Raymond absent.
  • Un parcours toujours aussi exigeant mais topissime… bien sec cette année !
  • Un organisateur plein d’humour et de prévenance pour ses coureurs !
  • Des bénévoles super souriants et accueillants
  • Un vin chaud… hummm… no comment ! On mettra le taux d’alcoolémie sur le compte d’une mauvaise catalyse des endorphines !!! Ca devrait passer !
  • Un buffet comme on en a rarement aux arrivées !!! Merci mille fois.

C’est l’histoire d’un simple coup de téléphone qui donne du sens à mon job, et me galvanise pour un moment.

Hier soir sur mes quais de Seine, je me ballade Fize, ma chienne (comme chaque jour, me direz vous !), et en profite pour méditer, réfléchir. C’est un moment serein, et ce quelque soit la météo. Le téléphone est quand même dans la poche, on ne sait jamais !!! Il sonne.

  • Allo, c’est C. J’ai suivi votre stage Gestion des conflits la semaine dernière. Et il faut que je vous dise… c’est génial, j’ai parlé à ma collègue, j’ai compris des tas de choses… j’ai compris que ce qui me faisait souffrir était en partie lié à moi, mais aussi que certains éléments ne m’appartenaient pas. Je me sens mieux, vous ne pouvez pas l’imaginer. Du coup, j’ai pris le taureau par les cornes… j’ai fait des démarches… et je vais avoir des rdv… je suis ravie. Ca a des chances de marcher… je suis très heureuse. Alors je me suis dit, il faut que j’appelle Muriel et que je la remercie… car le stage est arrivé à point. Et il a ouvert des verrous.

Alors voilà chère C, votre appel est juste ce dont j’ai besoin ! Un message plein de bonheur, de joie, du travail que VOUS avez fait sur vous et dans la relation aux autres. Pendant ce stage, vous vous êtes ouverte avec beaucoup de sincérité et vous avez montré votre envie de faire autrement, de résoudre, de sortir des conflits… et vous êtes passée à l’action. Et en plus, vous avez la gentillesse de partager vos réussites avec moi, qui n’ai sans doute été que le déclencheur heureux d’un processus.

Alors pour ce geste, pour cet appel, je vous dis mille mercis. Comme je vous l’indiquais hier, je suis très heureuse de vous avoir apporté quelque chose… et de le savoir !